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Index du Forum » » Groblogs » » Groblog Odysseus : Dark Souls
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Auteur Groblog Odysseus : Dark Souls
Odysseus
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ.

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Posté le: 2011-10-10 20:15
Ce Groblog est destiné à recueillir mes impressions sur Dark Souls, à la manière d'un journal de bord.
Dans un premier temps, j'essaierai d'expliquer les mécanisme du jeu puis passerai rapidement au ressenti, aux impressions que j'ai pu avoir. Ne comptez donc pas sur moi pour être "objectif" ou compter mon plaisir de jeu sur un rapport de type n = ( durée de vie/succès à débloquer ) + contenu téléchargeable².

Sauf exception, je mettrai à jour ce Groblog sur un rythme hebdomadaire, ce tant pour des raisons de pratique de jeu que de temps disponible pour poster. C'est aussi une façon d'avoir un minimum de recul sur un jeu qui bouleverse, sur bien des points, le paysage vidéo ludique. Du moins, c'est la vision que j'en ai.

Au besoin, je précise que j'y joue strictement hors-ligne, sur Xbox 360.

---------------

Semaine 1:

Après avoir lancé la galette et franchit les options d'usage, je crée mon premier personnage, un chevalier équipé du pendentif ajoutant un peu de vie à une jauge que je devine déjà maigrichonne. Même si l'envie s'en fait sentir, je ne jouerai pas de mage, pas de pyromancien, juste un chevalier, le genre de personnage qui me semble coller le mieux avec ce type d'univers.

Après une présentation dont j'ai vaguement cerné les tenants et aboutissants, l'aventure démarre.

Mon chevalier se trouve au fond d'un cachot, plongé dans le noir. Le bonhomme, équipé de son armure, ne semble pas bien frais, et pour cause: c'est un mort-vivant.
Dans l'instant suivant, une trappe s'ouvre au-dessus de sa tête et quelqu'un - un chevalier ? - balance un cadavre, puis s'en va.
L'ambiance est étrange. On ne sait pas pourquoi on est là, pas qui est ce personnage que l'on a créé et encore moins quelle va être la suite des évènements.

Après avoir fouillé le cadavre, je trouve une clef qui, ho miracle du game design, me permet d'ouvrir la porte de ma geôle. Je sors pour me retrouver dans un corridor très sombre, humide, crade, qui a été abandonné depuis des lustres. Une lueur entoure mon chevalier, comme une sorte d'aura, qui lui permet de distinguer tout juste son environnement deux ou trois pas devant lui, pas plus. Au-delà, tout est noir.

Marchant avec angoisse, j'entends quelques gémissements, mais aussi un son lourd.
Devant moi se dresse, ou du moins tente de se dresser, un zombie vêtu d'un pagne. Le gus n'est pas vindicatif pour deux sous, mais la loi du jeu vidéo étant ce qu'elle est, tout ce qui n'est pas avec moi est contre moi, donc hop, je le zigouille.
Tandis que je plante allègrement ma minable dague dans le corps de zombies complètement inertes, je distingues à travers des barreaux que le "boum boum" qui cavale dans le corridor n'est autre que le bruit des pas d'un énorme monstre situé de l'autre côté. ce dernier fait une sorte de ronde, armé d'un gourdin qui fait trois fois ma taille - mon chevalier est déjà bien balèze - et semble ne pas s'intéresser à moi, en tout cas pour le moment.

Je continue mon chemin en passant par un réseau de minuscules salles toutes plus glauques les unes que les autres. Entre-temps, je récupère un bouclier, visiblement indispensable pour prétendre à une défense digne de ce nom.
Les premiers morts-vivants, véritables sacs à viande, ont laissé la place à des anciens soldats, sommairement équipés mais suffisamment agiles pour me tuer en deux coups bien placés. Car si je remarque qu'ils ne sont pas très costauds, je ne le suis pas non plus. L'un d'eux parvient même à me renverser du haut d'un petit escalier.

Bien que toujours en vie, je progresse à tâtons dans ce dédale qui, si le jeu vidéo était olfactif, donnerait à penser que je nage en plein dans les fosses septiques d'un château abandonné.
Alors que je commence à entrevoir, de loin, une lumière extérieure, je grimpe en courant un petit escalier de pierre. Erreur fatale. Je suis renversé par une énorme roche qui, non contente de me tuer net, m'encastre dans un mur qu'elle démolie sous l'impact. Mon premier "Vous êtes mort" d'une longue, très longue série.

Je ressuscite près d'un feu que j'avais préalablement allumé mais dont je n'avais pas encore compris tout l'intérêt, à double tranchant.
D'un côté, ces feux permettent de sauvegarder la partie en cours tout en rechargeant les potions de vie à disposition. De l'autre, lorsqu'on les utilise, tous les ennemis alentours reviennent miraculeusement à la vie.
Ceci dit, il s'agit d'un vrai point de sauvegarde active, la preuve en est que la pierre qui m'a tué n'est plus à débouler mais est bien de l'autre côté du mur qu'elle a éclaté. Et là, miracle de la curiosité, je découvre un chevalier étendu plus loin, la pierre ayant ouvert un nouveau passage.

Le chevalier, visiblement de mon ordre, est mourant. Avant de partir rejoindre la cohorte des morts-vivants, il m'offre quelques objets puis m'invite à fuir rapidement avant qu'il ne se transforme et ne se retourne contre moi. J'obtempère volontiers.
Là, je monte à nouveau l'escalier pour découvrir que le rocher m'a été balancé par un zombie un peu mieux armé que la moyenne. Le vilain me sort d'ailleurs une ou deux bottes qui entament sévèrement ma jauge de vie. Je meurs pour la deuxième fois, retour au feu de camp, heureusement tout près.

Tandis que j'y retourne pour lui mettre la fessée qu'il mérite, je comprend un truc essentiel: inutile de bourriner, il faut combattre en souplesse.
Le lock est alors vital car il permet de tourner autour de l'adversaire choisi, de l'esquiver ou de faire des roulades, mais aussi des parades et des contre-attaques. En clair, il faut garder à l'esprit que chaque ennemi est potentiellement mortel, même le plus insignifiant, et que le level design est à la fois le meilleur allié et le pire adversaire du joueur.

Une fois battu, je continue mon chemin sur des remparts donnant sur un ciel certes chargé mais bienvenue après avoir crapahuté dans la crasse.
Je rencontre mon premier archer, accompagné de deux copains de chambré. Pas bien méchants pris l'un après l'autre, ils peuvent devenir carrément exaspérant ensemble.
En fait, le but de l'archer consiste à me planter des flèches dans le dos tandis que ses deux autres camarades tournent autour de moi pour me prendre en sandwich. Roulades, esquives, contre. Je les ai vaincu, non sans avoir à pomper deux ou trois potions.

Là, deux possibilités: continuer tout droit et tomber sur ce qui reste du chevalier précédemment rencontré, avec un risque accrue de mourir, ou passer par l'écran de fumée ? Je tente la fumée, j'aime le mystère.

Ha oui, mais nan en fait...

Juste derrière la fumée se trouve une minuscule plate-forme sur laquelle je peux tout juste tenir debout. Celle-ci est située en hauteur et domine une grande salle faite de colonnes, de jarres et surtout d'un boss.
Le bestiaux ressemble à un reptile obèse et bipède. Il est équipé d'une arme que je devine autrement plus résistante que la mienne et surtout tient un gourdin qui fait trois fois ma taille. Tiens, ça me dit quelque-chose...

Prenant mon courage à deux mains - surtout parce-que je ne peux pas rebrousser chemin - je saute dans le vide, non sans planter mon épée sur le boss qui semble avoir prit cher puisqu'un tiers de sa jauge de vie a sauté. Cool. Il est juste impressionnant.

Deux coups d’épée plus tard, je constate qu'il est aussi puissant qu'il en a l'air. Vous êtes mort. Retour au feu. De nouveau affronter tous les zombies sur le chemin pour passer la fumée.

Bon, on va y aller plus finement. Je le plante en tombant puis je cavale dans la salle, détruisant quelques jarres au passage afin de récolter d'éventuels bonus de... De je ne sais pas quoi en fait. A vrai dire, toutes les jarres sont vides, mais ça, je le découvrirai plus tard.

Après une dizaine d'essais, je commence à mieux prendre en main le système de combat et fini par le vaincre, non sans en avoir bien sué. Il s'agissait simplement du boss du tuto, qu'est-ce-que ça va être par la suite!
Pour le fun, je pars affronter mon copain le chevalier errant, celui qui se trouve un peu plus loin après l'écran de fumée. Vous êtes mort. Je dois donc me refaire les morts-vivants en chemin, le boss et le chevalier... Sauf que pour la première fois depuis longtemps, je n'en veux pas à une caméra mal placée, à un bug de collision ou un défaut de gameplay. Non, c'est juste moi qui ait foiré. Dark Souls est un peu comme la prof de français que l'on a tous eu au collège: sévère mais juste.

Une fois tout ce petit monde achevé, je poursuis ma quête vers l'inconnu au sommet d'un pic, en bord de falaise, quand soudain un corbeau géant vient m'embarquer. Mais ça, ce sera pour la prochaine fois.

Vakoran
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Joue à Mario Maker 2, Cadence of Hyrule (Switch)

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Posté le: 2011-10-11 12:12
Je ne connaissais pas ce jeu avant que tu en parles, mais je me suis un peu renseigné, et je pense que ce Groblog va être particulièrement passionnant. D'autant que tu racontes très bien tes péripéties, on a l'impression de vivre l'aventure comme tu l'as vécue sur le moment, avec les émotions et tout !

Bref, je serai un lecteur assidu de ce topic, et je t'encourage donc dans tes efforts pour le faire vivre.

  Voir le site web de Vakoran
Odysseus
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ.

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Posté le: 2011-10-12 21:17
La note précédente faisant écho à ma partie de Dimanche dernier, et ayant depuis pas mal progressé ( tout est relatif ) dans l'aventure, je vais poster une partie de la note de la semaine 2 histoire de ne pas oublier certaines choses vécues depuis.

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Semaine 2 ( partie 1 ):

Après que le corbeau m’ait pris dans ses griffes, je survole une vaste région faite de montagnes, de vallées et de ruines, le tout traversé par un fleuve et divers cours d'eau.
Le ciel est étrange. On ne sait pas si le Soleil se couche ou se lève, ni si des nuages va tomber la pluie ou si le beau temps arrive doucement.

Calmement, et repartant aussitôt, le corbeau géant me dépose près d'un feu, près d'un temple en ruines. A quelques mètres, un gouffre plonge dans des gorges, tandis qu'au loin se dessine un aqueduc reliant deux montagnes.
Alors que j'observe les environs sans bouger, j'aperçois un chevalier assis sur les pierres et le lichen. Le bonhomme semble dépité, dépressif même. S'il n'est pas très causant, je comprend rapidement qu'il est là, à attendre la mort, non sans un certain cynisme.
Cependant, il m'explique pour aller plus avant, je dois faire sonner deux cloches qui m'ouvriront un passage jusqu'ici condamné. L'une est, semble-t-il, gardée par un démon taureau, au village des morts-vivants. L'autre se situe dans les catacombes.

La conversation tournant cours, je décide d'explorer les ruines à proximité.
Rapidement, je tombe dans une sorte de bassin formé par une ancienne basilique païenne, avec un étrange autel dans la nef. Le toit est écroulé depuis longtemps et la lumière du Soleil baigne toute la pièce.
En prenant le seul autre passage, sur la gauche, je surplombe un cimetière abandonné. Plus méfiant que jamais, et n'ayant croisé aucun ennemi jusqu'ici depuis mon arrivée, je reste sur mes gardes, bouclier serré et épée prête à trancher dans le vif.
A peine j'engage le chemin principal que quelques-uns des ossements éparpillés entre les stèles s'agitent, se déplacent puis forment un monticule qui, rapidement, composent deux squelettes humains, boucliers et cimetières en option.

Le combat va être difficile, je le sens.

Les deux créatures, contrairement à leurs cousins morts-vivants, ne m'attaquent pas de suite mais me tournent autour. Elles observent mes moindre faits et gestes, attendant une faille dans ma garde.
Voulant anticiper sur leur prochaine action, je tente d'en frapper une d'estoc, sans résultat. Je tente alors immédiatement un coup de taille, mais à peine est elle touchée que les os abîmés se reconstituent. Ça va être plus dur que prévu.
Malgré tout, je continue à frapper, encore et encore. Leur énergie vitale se vide lentement, très lentement, au contraire de la mienne. Lassé, je tente le tout pour le tout: un coup puissant. Erreur fatale.
Le squelette visé était en position de contre-attaque ( je découvre à ce moment que je ne suis pas le seul à pouvoir contrer ), dévie mon épée, me donne un coup d'épaule et me transperce avec son cimeterre. 90% de ma jauge de vie y passe...

Je me relève péniblement, esquive comme je peux et reprendre quelques forces. Les coups pleuvent, les squelettes sont habiles, combattent comme une meute de loups qui attend la faille de leur proie, tournent entre les tombes tandis que j'essaie d'en faire de même. Pour la première fois dans ma petite expérience sur Dark Soul, je suis véritablement dans le combat, un duel entre le jeu et moi. Tripant.

Alors que je viens d'en pulvériser un de façon miraculeuse, le deuxième est - presque - à ma portée. Je frappe, j'esquive, j'essaie de contrer. Il en fait de même. La tension monte d'un cran.
Et tandis que je pensais lui porter l'ultime botte de ce duel déclaré depuis près de 10 minutes, le vilain me contre et me touche violemment, de sorte que je découvre que mon personnage est atteint d'une hémorragie. Car même si ma jauge de vie est à moitié pleine ( ou à moitié vide ), ma vie descend à vitesse grand V, à tel point que mon chevalier meure, littéralement vidé de son sang.

Vous êtes mort.

Un peu hargneux, j'y retourne avec une prudence accrue et surtout une méthode de combat un peu plus élaborée. En utilisant les pierres tombales ainsi que les escaliers à proximité, j'essaie de les séparer et frappe avec insistance celui qui me paraît le plus vulnérable.
En étudiant bien leurs mouvements, je constate qu'ils se coordonnent, et que, lorsque l'un d'eux est en défense, l'autre est en attaque. c'est ce dernier qu'il faut contrer.
Au bout de cinq minutes assez éprouvantes, je les rends à la terre, en récupérant au passage un cimeterre.

En observant les alentours, je remarque plusieurs corps exhumés, avec une lueur synonyme d'objet à récupérer.
En avançant toujours avec prudence - l'éternelle compagne de tout joueur de Dark Souls digne de ce nom - je remarque rapidement que ces corps sont tous gardés par un duo de squelettes. Les combats s'enchaînent, difficiles, tendus. La falaise me rend bien des services en me permettant de pousser, d'un coup de pied bien placé, les monstres sans âmes.

Progressant à pas feutrés dans le cimetière, trois squelettes débarquent, accompagnés par un quatrième larron d'environ quatre mètres de haut et un sabre de la taille d'un arbre. A peine ai-je le temps de repousser le premier assaut que le géant d'os m'incruste d'un coup dans le sol.

Vous êtes mort.

Me vient une idée: courir comme un dératé dans le cimetière et tenter de trouver une échappatoire, en particulier via ces escaliers qui semblent plonger tout droit vers une zone difficilement accessible au géant.
Dès les premiers squelettes, je cous de toutes mes faibles forces. j'entends leurs os s'entrechoquer, leurs sabres et leurs pas bourrer le sol. L'expression "la mort aux trousses" n'a jamais été aussi juste dans un jeu vidéo.

Miracle, une grotte! J'y plonge. Il y fait encore plus noir que dans la prison. Tellement que je ne distingue absolument rien, si ce n'est deux points rouges qui se rapprochent lentement. Je suis figé sur place, bouclier au corps: un squelette.
Celui-ci est différent. Plus massif que les autres, plus agile que les géants, et surtout encore plus dangereux, tout comme le terrain sur lequel nous nous trouvons, en bordure d'un gouffre sans fond.
A proximité, des crânes volants explosent à notre passage et le voici projeté dans le vide par l'un de ses collègues. Merci à lui.
Je descend ce que je devine être les fameuses catacombes dont m'a parlé le chevalier dépressif. Hélas, je n'y resterai pas longtemps... Tous les squelettes de cette zone, bien que vaincus, se reconstituent immédiatement, sans compter cet étrange pyromancien caché au fond d'une pièce humide qui n'en finit plus de me cramer les fesses.

Vous êtes mort.

Revenu au feu de camp, et considérant que je n'ai pas encore le niveau requis pour affronter les copains de Charon, je décide de prendre le passage de l'aqueduc.

Je longe la falaise, tortueuse, et tombe rapidement sur un petit groupe de morts-vivants particulièrement bien équipés et organisés.
Deux m'attaquent à la hache, un à l'épée longue et un dernier, du haut de l'aqueduc, me bombardent d'huile enflammée. Curieusement, je m'en sors plutôt bien, malgré ces bombes qui ont pour fâcheuse tendance de grignoter un bon quart de jauge de vie.

Au bout se trouve un passage étroit, à peine plus large que mon personnage. De l'eau coule, suffisamment pour ralentir mes déplacements. Au moment où j'entrevois le danger du lieu quant à un combat engagé avec une épée longue qui serait nécessairement bloquée par les murs, un rat géant me tombe dessus.
Reviens un souvenir: les rats peuvent vous empoisonner par simple morsure. Dans ce cas, et à moins d'un anti-poison, attendez vous à une mort lente et douloureuse.
Fort heureusement, cette impressionnante bestiole n'est pas très vindicative et rend l'âme en deux coups bien placés. Je continue mon chemin.

Tandis que je sors de l'aqueduc et retrouve la lumière du jour, je découvre une sorte de ville fantôme. De grandes maisons abandonnées, des tonneaux, des chariots et sans doute quelques anciens commerces. Que s'est-il passé depuis ? Qu'est-il advenu des habitants ? Et pourquoi cette caisse se met à trembler à mesure que j'en approche ?

Bam!

Une petite armée de morts-vivants jaillie des décombres. Épéistes, grenadiers, simples soldats, tout le monde est là. C'est la fête de la baston, soldes monstres au rayon démembrement, tout doit disparaître.
Une fois le ménage fait, je remarque plusieurs passages, plusieurs possibilités d'accès au reste de la ville. Des échelles bien sûr, des escaliers, mais aussi des portes dérobées, des caisses masquant des entrées et même des ombres bien placées qui détournent l'attention du joueur.
Le level design semble très prometteur.

En grimpant un long escalier de pierre qui mène à une partie plus haute de la ville, j'entends un cri, ou plutôt un énorme grognement: un dragon gros comme un paquebot vient de me friser la moustache pour s'envoler plus loin, quelque-part près des hautes murailles du château.
Je le prend comme un avertissement.

En poursuivant ma progression, je croise diverses petites armées de morts-vivants, découvre les lanciers dont les déplacements et l'allonge sont redoutables, un premier marchand, un nouveau feu, des arbalétriers mais, surtout, le chevalier noir.

Se tenant de dos, au bout d'un étroit couloir, apparaît une masse sombre et luisante. Il tient dans sa main gauche un énorme bouclier dont la base est particulièrement aiguisée, et dans sa main droite une épée particulièrement longue. Je tente le backstab. Erreur.

Le monstre se retourne avant même que j'ai eu le temps de l'atteindre, m'enchaîne un coup de bouclier et deux coups d'épées.

Vous êtes mort.

Je veux l'avoir. j'affronte une fois de plus les petites armées de morts-vivants qui, au fur et à mesure de mes échecs, deviennent de plus en plus abordables. Je veux tuer le chevalier noir. Je l'aurai.
Sachant pertinemment qu'une attaque frontale serait suicidaire, je décide de l'attirer dans une zone plus vaste, près de la petite tour de garde, dans une cour suffisamment vaste pour esquiver ses attaques et contrer rapidement.
Ça marche, il me suit. Ou plutôt, il me poursuit. Le vilain est rapide, très rapide.
Face-à-face dans la cour.
Attaque, contre-attaque, esquive, blocage, roulade, tout y passe mais rien n'y fait. Quand je lui en place une, il m'en a mis trois. Je fait des vols planés dans les murs mais je tiens bon.

Éclair de lucidité. je l'entraîne dans la petite tour de garde, l'escalier est bien trop étroit pour qu'il puisse y manier ses armes qui sont presque aussi grandes que lui. Il monte lentement, je l'attend en haut. Le voici qui apparaît. Je lui saute dessus, hache à la main - j'ai entre-temps récupéré quelques sympathiques objets, dont une hache à une main particulièrement efficace -, lui plante dans le crâne, mais rien à faire, il ne tremble pas. Je redescend dans le cour.

Ne sachant plus où aller, et alors que le monstre de métal ne me lâche plus, je grimpe l'échelle de la cour pour monter sur le toit d'une maison, dans l'espoir de l'achever par la ruse.
Il me chercher, patrouille dans les environs et là, se tient juste sous moi, sans me voir. C'est le moment: un saut de cinq mètres dans le vide, BAM! Le chevalier noir n'est plus.
Un sentiment de fierté m'envahit agréablement, je dois l'avouer.

Je reprend l'aventure là où je l'avais laissé, au pie d'un escalier menant en direction du démon taureau. Sauf qu'en chemin, un mort-vivant m'attendait bien gentiment, un tonneau enflammé au pied. Nous jouons un remake de Donkey Kong, sauf que je n'ai pas de marteau, pas de saut ni d'échelle.

Vous êtes mort.

On prend les mêmes et on recommence, chevalier noir en moins, celui-ci s'étant révélé être un demi-boss, ces deniers ne réapparaissant pas une fois battus.

Petite vengeance mesquine: le mort-vivant qui se prenait pour un gorille finit en contre-attaque à la hache.
Une autre porte de fumée. Hum, a ne sent pas bon. En fait, ça sent le démon taureau. Tant pis, j'y vais.

A peine franchit le mur de fumée, me voici sur les hautes murailles du château, ou ce qu'il en reste. Deux archers tentent péniblement de me barrer la route au sommet d'une tour, mais ils déchantent bien vite.
Revenu sur la muraille, la tension monte. Je prends cependant le temps d'admirer la ligne d'horizon et la timide percée du Soleil à travers les nuages sur fond de montagnes: sublime.
En fait, j'en viens à oublier le boss imminent, qui ne tarde pas à se rappeler à moi en bondissant depuis al tour me faisant face.

Le bestiaux est un minotaure équipé d'une armure et d'une énorme masse d'arme. Il est rapide, vif et surtout très puissant. Malgré une misérable tentative de survivre au massacre, l'écran affiche le désormais célèbre "Vous êtes mort"'.

Il ne connaît pas Bibi.

Chargé à bloc, je passe faire un tour auprès du marchand et lui achète dix potions de feu. Le feu, ça brûle, et les poils de taureau, ça grille, CQFD.
Ben non en fait.

Vous êtes mort.

En glanant quelques conseils, je comprends que le minotaure ne se joue pas au corps-à-corps mais à distance.
Une fois le bestiau débarqué, je cours vers l'échelle qui mène à la tour au sommet de laquelle se trouvait les archers. Le minotaure me poursuit et tente de sauter au sommet. Mais je plonge juste avant lui dans le vide, hache à la main, et la lui plante dans le dos de tout mon poids. Un tiers de sa jauge de vie y passe. Je répète la manœuvre deux fois. Il disparaît dans un nuage de fumée.

Vous êtes vainqueur.

Heureux, c'est le mot. Mais j'ignorai encore que le pire m'attendais juste derrière l'autre tour que gardait jalousement l'énorme démon...

Sebinjapan
Camarade grospixelien


Joue à Disgaea (PSP)

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De : Thionville

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Posté le: 2011-10-13 14:54
Bravo, c'est toujours aussi passionnant et bien raconté.
Ca va me filer des cauchemars tout ça !

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Laurent
Commissaire politique


Joue à Celeste (PC)

Inscrit : Mar 06, 2002
Messages : 22260
De : Borgo, là ou l'ADSL n'évolue plus.

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Posté le: 2012-10-30 19:30
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Up
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Quel dommage que tu n'aies pas continué ton récit, Odysseus, je me serais tellement régalé à le relire encore et encore maintenant que mes souvenirs du jeu sont un peu moins précis... Idéal pour se replonger dedans. Je me voyais même t'aider à l'illustrer.

(je vais essayer la psychologie inversée)

Je sais que tu as mal vécu le framerate pourri du Hameau du Crépuscule. C'est tout à fait compréhensible, et j'approuve tout à fait ta décision d'abandonner le jeu. C'est vrai quoi, quand on est pas capable de finir Dark Souls pourquoi insister ? Il n'y a aucune honte à retourner jouer à des jeux Facebook, des millions de gens font ça et c'est tout de même moins aliénant que de perdre son temps sur un RPG pour joueurs expérimentés. Sur Facebook tu peux même te faire des amis !

Non, vraiment, j'approuve à 100% ta décision, j'y vois un premier pas vers une vie à la fois plus remplie et plus saine, parce que bon, entre nous, être geek de nos jours il n'y a pas plus ringard.

(ça devrait marcher, je prédis une reprise du Groblog sous 24h)
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Odysseus
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De : Αἰαία

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Posté le: 2012-11-10 18:03


Tu charries, mais je songeais vivement à acheter Dark Souls: prepare to die lors de sa sortie. Sauf que tous les tests que j'ai pu lire ainsi que les divers avis de joueurs vont dans la même direction: c'est techniquement à la rue.
Bref, on ne va pas y revenir, mais Dark Souls rejoindra ma ludothèque le jour où il aura été dignement patché, pas avant.
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"Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy


Thezis
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Joue à Far Cry 3

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Messages : 8910
De : Bruxelles

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Posté le: 2013-01-07 21:45
Il y a pas mal de mods qui sont sortis pour la version PC qui visiblement font le travail que les développeurs ne feront pas (ils l'ont dit et répété).
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Dans la vie, il y a 3 catégorie des personnes : ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas compter. (Anonyme)

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