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Index du Forum » » Jeux » » The Outer Worlds: Un jeu à l'ancienne, mais pas retro pour un sou
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Auteur The Outer Worlds: Un jeu à l'ancienne, mais pas retro pour un sou
FF_Clad
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Posté le: 2019-11-14 14:45   [ Edité le: 2019-11-14 14:56 ]
Je suis sous le charme d'un jeu comme ça ne m'était pas arrivé depuis très longtemps. Depuis Vampire: Bloodlines en fait.

Je n'en fait pas mystère, l'un des tous meilleurs jeux auxquels j'ai jamais joué, probablement même le meilleur, c'est Fallout (et Fallout 2). Je suis d'ailleurs triste de voir comme Bethesda l'a cochonné et l'a transformé en triple A moyen.

Pendant des années, l'un de mes fantasmes si je gagnais au loto ("It's not the smart choice, it's FDJ ! Rentrez dans le capital) était de réunir l'équipe de développement de Fallout et les laisser réaliser une suite sans contrainte marketing.

Jusque ici, je ne connais aucun jeu qui a vraiment réussi à refaire du Fallout. Soit les jeux se perdaient dans le modernisme pour se complaire dans le consensus mou des gros blockbusters (Bethesda...), soit ils se noyaient dans la nostalgie crasse et manquaient d'inventivité. C'est que nous ne sommes pas facile à satisfaire, nous les joueurs avec notre côté enfant gâté: quand les studios innovent, on se plaint que c'est plus comme avant, et quand ils font dans le classicisme, on râle sur l'absence de nouveauté.

Eh bien je trouve que Obsidian a réussi la quadrature du cercle avec The Outer Worlds. Ce jeu, c'est Fallout, et c'est pas Fallout. C'est un magnifique jeu tout ce qu'il y a de plus moderne, et c'est le retour du jeu de rôle à l'ancienne de la fin des années 90.

On abandonne l'univers Fallout, trop distendu, trop étiré et trop fade comme un vieux chewing gum trop mâché. On abandonne même le genre du post-apo, trop vu et revu depuis Fallout 1.

Mais on ne va pas trop loin quand même avec du... "pré-apo" ? Sans vouloir en dévoiler trop, ce serait dommage de divulgacher un tel chef d'oeuvre, nous sommes face à un monde sur le point de s'effondrer. Pas de grosse catastrophe en vu, juste un effondrement mou, lent, progressif, un monde sans aucune vigueur qui semble pouvoir encore tenir une génération ou deux. Une sorte de fin de cycle qui n'en fini plus de finir. C'est un univers assez unique, ni franchement cyberpunk, ni vraiment space opera, suffisament proche de notre monde pour que ce soit un peu dérangeant, suffisamment éloigné pour ne pas avoir un message politique trop évident... Peut être un peu "Total Recall"... ? "Delta City dans l'espace" ?

Alors que Fallout jouait sur nos peurs et fantasmes issus de la guerre froide, The Outer Worlds est beaucoup plus actuel et parle de nos angoisses beaucoup plus contemporaines. L'une des principales villes s'appelle d'ailleurs Byzantium, et on peut évidemment voir les parallèles entre le monde occidental actuel, les derniers siècles de lente agonie de l'empire Byzantin, et le monde de The Outer Worlds.

D'un point de vue technique, ce n'est ni un triple A ni un indé, mais l'une de ses productions devenus aujourd'hui si rare qu'on pourrait appeler des "double A". Les graphismes sont magnifique, c'est réussi aussi bien au niveau artistique qu'au niveau technologique. Ce n'est pas vraiment un monde ouvert, le jeu se divise plutôt en zones moyennes, comme celles des premiers Fallout. Pour vous donner une idée, imaginez une dizaines de zones de la taille de White Orchard dans Witcher 3.

J'aurais beaucoup à dire sur ce jeu fantastique, mais si il y a bien un côté qui m'a vraiment marqué, c'est l'absence de gras dans les mécanismes de jeu. Pas de fioriture, pas d'inutile, toutes les couches de gameplay servent. Peu de compétences, mais toutes utiles, un bullet time qui fonctionne bien et est utile à tous les types de personnage, un crafting basique et efficace (accessible à tous les personnages, il n'est pas lié à une compétence), pas d'encombrement d'inventaire avec tout un fatras inutile... On est loin de toutes les merdouilles à collectionner d'un jeu ubi soft, ou de l'agaçant entassement d'objets de craft des Fallout moderne ou des Elder's Scroll.

Il y a même des simplifications et des abstractions très bienvenues, et de bonnes idées qu'il ne me semble pas avoir vu ailleurs. Par exemple, nos compagnons n'ont pas d'inventaire propre, le poids maximum que peut porter notre personnage est simplement multiplié par le nombre de compagnons.

Essayez le. C'est chouette à jouer, c'est super drôle, c'est intelligent, l'univers est tout aussi sympa et fouillé que celui des vieux Fallout, et c'est pile à la bonne distance entre se vautrer dans la nostalgie retro et suivre aveuglément les tendances de l'industrie.

Le seul côté retro sans compromis du jeu est son mode de vente: zero DLC, zero micro transaction, zero bonus de précommande... On paye une fois et c'est marre, on a accès à tout. Et mine de rien, à part chez Nintendo (et encore...) c'est devenu rare.
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Citation :
Le 2012-03-15 15:32, Warner a écrit :
SEGA fait bel et bien des jeux de merde.

Citation :
Le 2013-02-06 21:10, Shenron a écrit :
Sega assure niveau marketing.


Laurent
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Posté le: 2019-11-14 15:47
J'ai prévu d'y jouer sous peu, mais je me demande si je dois le prendre sur PC ou attendre la version Switch pour la portabilité, qui me permettra de ne pas mettre 6 mois pour le finir.

En tout cas tout le monde parle, question écriture et gameplay, du fils spirituel de Fallout New Vegas (en plus concis effectivement), et rien que pour ça il faut absolument s'y intéresser car NV, câlé juste entre les deux Fallout de Bethesda au point qu'on pourrait ne pas réaliser qu'il en diffère pas mal, était un des jeux les plus remarquables de la décennie 2000-2010 en termes d'écriture, de conception des quêtes, et même de gameplay une fois qu'on avait bien tout en main et que les bugs étaient corrigés.
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FF_Clad
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Posté le: 2019-11-14 16:25
J'ai aussi trouvé Fallout New Vegas plutôt bon, mais très loin de ce Outer Worlds. Les quêtes étaient bien ficelées, inspirées, mais le gameplay gâchait une partie du plaisir à cause de tout l'héritage Bethesda. Trop copieux, et trop mou.

The Outer Worlds est plus ramassé, sans gras, avec un moteur bien plus agréable.

yedo
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Posté le: 2019-11-15 09:43
J'avais envie de faire The Outer Worlds via le game pass, mais je n'y suis plus abonné car j'essaye de me désintoxiquer au game pass pour consacrer plus de temps à la montagne de jeux qui dorment sur mes étagères.

Donc ça attendra un peu (et je vais peut-être commencer par faire Fallout New Vegas qui attend justement sur mes étagères).

Mais oui, juste pour info The Outer Worlds est disponible via le game pass sur Xbox et PC (1€ pour le premier mois d'abonnement, puis 3.99€/mois sur PC et 9.99€/mois sur Xbox, sans oublier les promos qui tombent souvent - désolé j'ai l'impression de faire de la pub ).

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Manuel
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Posté le: 2020-03-27 03:54   [ Edité le: 2020-03-27 04:06 ]
Ha voilà un jeu qui mérite d'être plus mis en lumière, c'est le 2e d'Obsidian que je fini après le déjà génial South Park le bâton de la vérité.

Je l'ai terminé en retournant à peu près toutes les quêtes possibles.
Le jeu est un peu court mais les différentes histoires sont bien menées, le tout forme un univers cohérent et intéressant dans le fond. Si l'humanité venait un jour à coloniser d'autres mondes elle ne manquerait pas d'emmener ses problèmes avec elle.

En résumé on incarne un personnage issu d'un vaisseau de colons terriens qui a été décongelé par un savant lunatique et on va devoir ramener l'espoir dans cette colonie d'un autre système solaire qui est partie en vrille.
L'histoire principale est résolument une critique du capitalisme et des grosses corporations qui ne manquent pas d'asseoir leur hégémonie sur la société (Tiens donc y aurait-il une résonance avec notre réalité ? A vous de voir!). On choisira donc la voie qui nous semblera la plus juste ou la plus déconnante, le jeu laisse une amplitude morale assez large au joueur, non sans humour.
Cette variété de cheminements permet une bonne rejouabilité si on veut explorer toutes les possiblités.

Avec plus de moyens et une technique plus poussée il y a de quoi réaliser une suite intéressante avec ce background. Coté gameplay il y a trop de loot mais j'ai pas grand chose à redire sur le reste, les armes ont un bon feeling, on sent bien la progression au fil des niveaux, les compétences sont variées, les ennemis aussi etc....
La 1ère qualité est assurément l'écriture des quêtes et des personnages, je me suis vraiment plongé dans l'histoire sans sentir de redondance ou de facilité, c'est du beau boulot à ce niveau là.
On sent le talent derrière.
Il paraît que Microsoft a racheté le studio, j'espère qu'ils ne gâcheront pas ce studio comme tant d'autres...
Vu la critique du capitalisme que comporte le jeu on peut parier que les gars d'Obsidian seront assez malins pour éviter les écueils et ne pas se transformer en coquille vide façon Lionhead Studios ou Rare.

Techniquement les temps de chargements sont assez lourds au bout d'un moment. A part ça le jeu tourne globalement bien sur PS4.
Aucun plantage ni de bug pendant ma partie! C'est propre dans l'ensemble. (heureusement avec 10 Go de patch à télécharger après installation du disque... Mais après on est peinard). Le level-design peut sembler vieillot mais ce n'est pas un aspect qui m'a dérangé, ce n'est pas clairement pas un jeu à gros budget (c'était même pensé comme un indé à la base).
Graphiquement j'ai aimé le style retro pulp, certains disent que c'est un Fallout spatial, il y a de ça.

Obsidian peut compter sur moi pour remonter un jour à bord de l'Imposteur.

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Manuel
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Posté le: 2020-05-11 01:26   [ Edité le: 2020-05-11 01:41 ]
J'ai relancé une partie avec un autre perso un mois après l'avoir terminé.
Le déroulement de la trame principale peut s'avérer différent selon les orientations prises, les quêtes secondaires également peuvent varier (ça dépend sur quel PNJ on tombe et de nos compétences). Les équipiers du vaisseau ont aussi droits chacun à leur petite histoire.
Le jeu est toujours plaisant (malgré les temps de chargements), relativement condensé dans ses péripéties et zones à visiter.
Ce n'est pas un gros RPG, la durée de vie avoisine la trentaine d'heures sans temps mort.

Voilà, c'était pour relancer le topic parce qu'il le mérite.

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Tama
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Posté le: 2020-12-25 09:50
Voilà, Outer Worlds terminé récemment, et j'ai décidé qu'il serait le dernier jeu de l'année...parce que je veux que 2020 se termine sur une bonne note

Je me rends compte que j'aime bien les jeux structurés comme lui. Il n'est pas envahissant comme peut l'être un jeu open world classique, mais il dispose d'une structure essentielle très proche de celle d'un Deus Ex ou d'un Vampire Bloodlines : on arrive dans une localité plus ou moins grande mais clairement délimitée, avec une palanquée de trucs à faire, ce n'est pas rempli de rien et de collectibles dans tous les sens. C'est pour moi un bon équilibre entre le linéaire et le monde ouvert.

Ce qui est fort étrange, c'est que le jeu est truffé de systèmes et sous-systèmes qui fonctionnent...mais pas à plein régime. Tout du long, j'ai eu l'impression que ce que le jeu proposait, il aurait pu faire mieux, plus efficace, plus clair, plus punchy, plus profond. Il y a une certaine timidité dans Outer Worlds qui peut être frustrante par moments...mais qui, bizarrement, m'apparaît aussi comme quelque chose de touchant.
Sauf l'inventaire qui est une vraie purge.

Voilà, les combats au corps à corps manquent de pêche et de possibilités ; le jeu en furtif manque de la possibilité de voir l'orientation du regard des gardes, et clairement le jeu n'est pas prévu pour ça la moitié du temps à cause des gros packs réunis d'ennemis qu'il est impossible de surprendre ; le principe des factions est sous-utilisé, et jamais nos actions envers elle ne va provoquer de heurts ou d'accroches entre elles ; la surabondance d'objets à consommer est totalement ridicule et encombre l'inventaire pour rien, et la tentative de les rendre utile grâce au mode de difficulté Supernova ne fait que prouver que le tout a été pensé bien après tant il est mal pensé. A ce niveau, Deus Ex Human Revolution est clairement meilleur que lui.

On pourrait trouver plein de trous, plein de défauts à Outer Worlds dans ce genre-là. Mais si je le trouve touchant, c'est parce qu'il est généreux. Très, très généreux. Il offre plein de possibilités de régler les problèmes, la plupart sans tirer un seul coup de feu (pas toutes, malheureusement), les dialogues avec les personnages sont pour la plupart très réussis, le rythme est bon la plupart du temps, sauf peut-être sur Monarque qui s'attarde un peu trop. Ils ont même fait l'effort de ne pas faire du dernier niveau une ligne droite qui ne se réglerait que l'arme au poing, écueil dans lequel s'enfoncent beaucoup de jeux sur leur dernier quart.

Et surtout, j'aime son courage d'aborder le thème de la crise lente. Celle qui ne frappe pas comme une explosion de film américain et qu'on ne pourrait résoudre qu'en frappant très fort dessus, mais celle, bien réelle celle-là, qui lézarde toutes les fondations de l'humanité, si lentement qu'on ne s'en rend pas compte si on ne se penche pas sur elle. La crise qui frappe les colons du système Halcyon, la plupart ne la voient pas car ils ont le nez dans le guidon, persuadés que ça pourrait être pire, qu'ils s'en sortent pas trop mal. Cela rend le tout très réel, très contemporain, et tous les dialogues et petites histoires que propose le jeu gardent ce thème en filigrane : est-ce que c'est vraiment aller bien, que de ne pas avoir à faire au pire ?
Il y a aussi une bonne dose d'optimisme, une absence de défaitisme qui fait plaisir à voir, derrière le cynisme qui décrit la vie régie par les corporations, avec des anecdotes qui auraient cassé ma suspension d'incrédulité il y a 10 ans...si je ne les avais pas vécu moi-même depuis dans toute leur absurdité. "Ok, ça va mal. Qu'est-ce qu'on fait ?" est le mot d'ordre général, et ça change du nihilisme et de l'ignorance crasse généralisés. Pour le coup, je trouve le jeu tout à fait en phase avec les remises en question actuelles, sans en faire des tonnes.

Malgré tous ses manquements, ses défauts, ses "et si", ses "ils auraient pu faire comme ça", j'aime beaucoup Outer Worlds. Il donne beaucoup de lui-même, malgré sa maladresse et sa timidité, et ça ne me donne pas envie de lui taper dessus, mais au contraire de l'encourager. Ce qui est rare
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Manuel
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Posté le: 2020-12-25 11:07   [ Edité le: 2020-12-25 11:15 ]
Ha clairement dans mon top de cette année celui-là!

C'est vraiment rare que je fasse un jeu 2 fois, surtout sur un laps de temps aussi court (bon c'est tombé en plein confinement aussi...), mais oui le scénario est sa grande qualité, ce qui tombe bien pour un RPG.

Un jeu important, même s'il accuse une conception un peu datée, le message sous-jacent sur le capitalisme "libéral" (je dirai plutôt totalitaire aujourd'hui) n'est pas qu'une simple façade pour faire "alternatif", ça montre bien qu'il y a un gros souci avec les corporations dans cet univers et de là ça parle aussi de notre réalité. Les oeuvres de fictions d'une époque sont souvent le reflet de celle-ci.
Spécialement venant d'un jeu américain, j'imagine ce que peut être la vie aujourd'hui là-bas quand on voit les fictions de ces dernières années avec une précarisation très nette d'une grande partie de la classe moyenne et tout ce que ça suppose de problèmes sociaux et politiques.

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Tama
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Posté le: 2020-12-25 16:36
Oui il est rare d'avoir un jeu aussi...eh bien, engagé. Les esprits chagrins le qualifieront de "gauchiste", ou qu'il "pousse un agenda" (l'expression la plus laide qu'à pu pondre ce milieu ces dernières années ), mais force est de constater qu'Obsidian a clairement pris parti, sans jamais se cacher, mais sans jamais verser dans la propagande non plus, ce qui est un équilibre très, très difficile à atteindre. Peut-être que la principale réussite du jeu se trouve là, au fond.

D'autant que si on se trouve clairement dans un univers de fiction, il ne se situe pas "si" loin du notre, surtout d'un point de vue temporel - 200 ans, tout au plus. Ça a tendance à me conforter dans l'idée qu'il porte un message en forme de cri d'alarme tout à fait plausible. Le gouvernement formé de sociétés privées qui ont changé le travail en "contrat de servage", avec tout ce que ça implique d'aliénation pour l'être humain ravalé au rang d'homme-sandwich et de rouage dans la machine, persuadé par la comm' publique que cette souffrance est "mieux que rien", puisque c'est ça où la mort dans une nature inhospitalière...ben je trouve ça très, trop actuel.

Et malgré tout ça, le jeu ne respire pas le désespoir, c'est même le contraire. Les gens restent des gens pour le joueur, même si ils ne le sont plus pour une grosse partie de la diégèse. Les relations homosexuelles sont traitées avec un naturel désarmant à travers le personnage de Parvati, la plupart des groupes sociaux tiennent encore debout grâce aux initiatives individuelles qui font office de poches d'air salutaires, et apparaissent comme autant d'embryons de résistance. Adelaïde et son jardin botanique en est un exemple direct, même si le jeu met en garde contre la dérive (malheureusement) possible, puisque ses décisions prennent le risque de la faire ressembler à Byzance, et de montrer qu'avec les meilleures intentions du monde, on risque de dériver vers le totalitaire avec beaucoup de facilité.

Et sinon c'est un très bon jeu aussi On peut également y jouer de manière bas du front, et même en prenant partie pour le Conseil en s'en mettant plein les poches. C'est juste que moralement, ça me paraît un peu difficile à défendre...mais tristement facile à expliquer.
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Posté le: 2020-12-27 19:02
Ça y est, j'ai pris The Outer Worlds, sur Switch finalement pour y jouer sur le canapé du salon, et aussi parce que c'est cool de l'avoir en boîte avec cette superbe jaquette.

Le jeu s'affiche avec des textures très dégradées qui rendent les décors extérieurs assez horribles, mais dans les intérieurs et sur les persos ça passe à peu près. Ça ne rame pas, en revanche, et les temps de chargement sont supportables.

Je reviendrai dans ce topic quand j'aurai un peu avancé.
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yedo
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Posté le: 2021-01-05 11:56   [ Edité le: 2021-01-05 11:56 ]
Je suis d'accord vous (Tama et Manuel), j'ai beaucoup aimé le discours de The Outer Worlds sur le capitalisme. Le ton est très juste et intéressant. On a l'impression qu'il s'aventure sur un terrain connu et une morale convenue (le capitalisme c'est mal), mais en réalité toutes les idées sont développées dans la nuance, avec des situations qui proposent différents sons de cloche jamais évidents ou manichéens. C'est en effet très actuel et jamais moralisateur. Fataliste peut-être - réaliste surtout - mais dénué de cynisme et de pessimisme car on a réellement la possibilité de faire avancer les choses dans le bon sens. J'ai trouvé ça très rafraîchissant. The Outer Worlds est un jeu qui nous veut du bien... et ça fait du bien par les temps qui courent.

J'ai fait le jeu via le Game Pass et c'est un des rares jeux - avec Prey - que je me tâte à (r)acheter tellement j'ai pris du plaisir à y jouer, sous ses airs de jeu soi-disant modeste. Pourquoi pas refaire un run en étant du côté du Conseil ? Je dis ça mais je crois que j'aurais beaucoup de mal. Alors que j'ai à peine hésité à faire exploser Megaton dans Fallout 3. Disons que dans The Outer Worlds il y a encore quelque chose à sauver - ou à rebâtir - ce qui ne semble pas forcément le cas dans Fallout 3.

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Posté le: 2021-01-17 20:20
Citation :
Le 2021-01-05 11:56, yedo a écrit :
Disons que dans The Outer Worlds il y a encore quelque chose à sauver - ou à rebâtir - ce qui ne semble pas forcément le cas dans Fallout 3.

Le thème de la reconstruction et la question sous-jacente "faut-il reconstruire le monde d'avant, celui qui a foiré, ou bien l'amender même si ça fait mal" sont au coeur de Fallout 4. Mais je vous préviens c'est un Bethesda.

(sinon, 16h sur The Outer Worlds, c'est le pied. Et la version Switch patchée tient trés bien la route)
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Posté le: 2021-01-18 09:32
Citation :
Le 2021-01-17 20:20, Laurent a écrit :
Le thème de la reconstruction et la question sous-jacente "faut-il reconstruire le monde d'avant, celui qui a foiré, ou bien l'amender même si ça fait mal" sont au coeur de Fallout 4. Mais je vous préviens c'est un Bethesda.

J'aime bien Bethesda - j'adore vraiment Fallout 3.
J'ai d'ailleurs fait plus de jeux Bethesda que de jeux Obsidian (à part The Outer Worlds et un peu de Pillars of Eternity, je n'ai rien fait d'autre). Il y a de grandes chances que j'apprécie Fallout 4. Il est sur ma liste de jeux à faire depuis un moment ! De même que New Vegas.

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Posté le: 2021-02-05 18:22
J'ai terminé The Outer Worlds après environ 55h de jeu. J'ai commencé en mode normal, puis je suis passé en difficile à mi-course car je one-shotait tout, mais même comme ça, il n'y a que le boss final qui m'ait posé quelques problèmes. Si ce jeu a un défaut, c'est son manque de difficulté.

J'ai fait la majeure partie des quêtes avec un perso orienté dialogue/ingénierie/crochetage/piratage, et pu obtenir une fin bien optimiste où la plupart des personnages ont un futur plein d'espoir devant eux. Les deux seuls que je n'ai pas pu rallier sont Graham Bryant (impossible de lui faire céder les rênes à Zora sans le buter) et Lilya Hagen (qui est restée campée dans ses théories du complot et m'a envoyé aux fraises définitivement – j'ai juste réussi à éviter qu'elle engage le combat).

Si on compare avec Fallout New Vegas (version vanilla, seule que j'ai jouée), on peut dire que les systèmes de jeu sont en progression. Malgré pas mal de manques (pas de grenade ni de lance-roquette, pas de pièges ou de mines…), les fusillades sont sympas avec des ennemis correctement animés et qui ne se déplacent pas n'importe comment. Les sensations de tir sont tout à fait correctes et s'il n'y a pas énormément d'armes, les quelques unes dites "scientifiques", du genre qui rapetisse les ennemis où les fait se battre en eux, font le job et ajoutent la dose de fantaisie, de tactique et de fun qu'on attend. Après, ça manque de variété dans les ennemis, de mini-boss, et surtout de challenge. On est encore très loin d'un Borderlands de ce côté-là et je ne conseillerais à personne de faire un run bourrin tout orienté pistolet ou corps-à-corps.

Les compagnons ont été critiqués sur le plan de l'écriture (beaucoup les jugent moins réussis que ceux de NV malgré leurs lignes de dialogues bien plus nombreuses et étoffées), mais en tant qu'élément de gameplay ils sont très intéressants et permettent des builds réellement centrés sur le travail en équipe avec addition de toutes les compétences (pas seulement la puissance de feu), des attaques spéciales qui fonctionnent, et une attitude entièrement paramétrable. On imagine bien, par exemple, un trio où les deux compagnons, suréquipés, monopoliseraient l'agro des ennemis et se taperaient tous les combats pendant que le joueur n'interviendrait que pour la diplomatie, le bricolage, l'infiltration et le hacking. C'est un peu ce que j'ai fait (je pouvais commencer à looter en entendant mes deux compères finir le massacre), mais je n'ai pas pu aller à fond dans cette direction car je ne savais pas qu'il y avait un level-cap à 30 et j'ai augmenté trop de compétences mentales (impossible d'en pousser à fond plus de deux ou trois sur une partie, du coup dans la mission finale certaines options m'étaient fermées).

Bref, s'il est possible de faire l'aventure seul, ce serait passer à côté de ce que le jeu fait le mieux. The Outer Worlds pourrait très bien être une adaptation en jeu vidéo de la série Firefly, une référence que je n'ai pas beaucoup vue citée dans les tests alors qu'elle paraît évidente si on la connaît.

En ce qui concerne le scénario et les différents choix à faire, je dois dire que j'ai trouvé le jeu un peu lent à trouver son rythme. Le début à Edgewater est sympa mais la partie sur Monarque est un peu longue si on fait toutes les quêtes et on est vite surpuissant pour les ennemis de la zone. Mais le dernier tiers est vraiment palpitant avec de chouettes missions d'infiltration dans des intérieurs très réussis, une belle montée en tension sur la fin et une conclusion typiquement Black Isle où on peut gagner de tout un tas de façons. Cette quête finale est d'ailleurs la seule qui exploite réellement le système de réputation : si on est populaire chez différentes factions, on voit apparaître des combattants alliés et on peut se faufiler jusqu'à l'objectif (c'est quand même plus crédible que de se pointer à trois face à une armée).

Il faudrait que je refasse le jeu en me positionnant clairement du côté des méchants (c'est à dire en vendant Phineas au Conseil dès l'arrivée sur le Précurseur), car je vois mal comment peuvent se dérouler certaines quêtes par la suite dans ces conditions, et surtout en quoi consistera la dernière mission. A mon avis, le jeu doit être plus court joué comme ça.

En ce qui concerne le lore et le caractère engagé du jeu, je n'ai qu'une chose à ajouter à l'analyse de Tama : pendant les premières heures on peut franchement penser avoir affaire à un manifeste SJW, surtout face au design des NPC. D'ailleurs j'ai vu sur les forums de Steam quelques discussions houleuses à ce sujet. Il ne faut pas s'arrêter à cette impression, aller au bout du jeu et écouter/lire tout ce qu'il a à dire, c'est bien plus subtil que ça et l'humour est à tout moment présent.

Bref le bilan est positif et le jeu attachant. N'étant pas spécialement adepte des CRPG où Obsidian était revenu depuis quelques années, je suis ravi de retrouver le savoir-faire de ce studio dans une formule qui me convient. The Outer Worlds est loin, en terme de contenu et de possibilités, du monument qu'était New Vegas. Sa conception est un peu surannée, et modeste dans ses ambitions. Mais il se tient très bien tel qu'il est, se montre bien fini, exempt de bugs trop gênants (rappelons que New Vegas sur 360 c'était pire que Cyberpunk 2077 sur One), et offre le temps de jeu qu'il faut.

Quelques trucs à savoir et un petit retour d'expérience :

- Pour la mission finale, en difficulté "difficile" ou "supernova", ayez sur vous au moins une bonne arme à dégâts électriques, sinon vous allez en baver.
- Pour les dialogues, il ne sert à rien de monter à la fois "Persuasion", "Intimidation" et "Mensonge". Les trois ont les mêmes résultats et ne font que moduler la personnalité de votre avatar. Au départ on ne peut qu'augmenter les trois en même temps, mais dès que ce n'est plus le cas mieux vaut se spécialiser.
- Bien examiner les règles qui concernent les compagnons, en particulier la manière dont leurs compétences viennent s'ajouter à celles de l'avatar en fonction des points distribués en "Leadership". C'est là qu'à mon avis le jeu innove le plus par rapport à ses prédécesseurs.
- Absolument faire la quête de collecte des armes scientifiques pour avoir quelques options tactiques pendant les combats.
- Ne pas trop s'inquiéter pour les sauvegardes, le système est très bien foutu. En particulier quand arrive le point de non retour.
- Même si les marchands ne servent pas à grand-chose (on lootera toujours mieux que ce qu'ils ont à vendre, grande maladie des RPG modernes), fouiller quand même car ils vendent certains objets qui lancent des quêtes.
- Ne perdez pas votre temps à façonner le look de l'avatar, on ne le voit jamais.

A noter aussi :

- Les voix ne sont pas localisées, c'est de l'anglais sous-titré français. La traduction est très bonne.
- Le jeu a été développé par environ 80 personnes sous la direction de Tim Cain et Leonard Boyarski qui sont deux des auteurs du premier Fallout.

Je compte faire les deux DLC, je reviendrai en parler. Le premier ne devrait plus tarder à sortir.

Sinon, une anecdote : une fois le jeu fini j'ai voulu voir ce qu'en pensaient les Youtubers et je suis tombé sur cette vidéo. En gros, le gars explique qu'il a commencé une série de vidéos "let's play" sur The Outer Worlds, mais qu'il va arrêter car d'une part il trouve le jeu moyen (ses arguments dans ce sens se tiennent tout à fait), mais surtout parce qu'il constate qu'elles font de moins en moins de vues et qu'il ne voudrait pas obliger ses abonnés à "regarder" (je cite) un jeu qui les ennuie. Entendre des trucs pareils à propos d'un jeu conçu comme celui là, vraiment, ça me démoralise…
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Manuel
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Posté le: 2021-02-06 20:12
J'attends le jour où un jeu se paiera la tête des youtubeurs putaclics à travers une quête tiens. (ça existe peut être déjà)

Avis précis et bien argumenté Laurent, après je pense que les combats ne sont pas l'aspect le plus intéressant du jeu, les dialogues, quêtes et personnages en sont vraiment les points forts.

Je ne savais pas qu'il y avait des DLC, mais bon j'ai déjà fini le jeu 2 fois, plus trop la motivation de le relancer.

Après je pourrai il est dans le gamepass Xbox! Mais je suppose qu'il vaut mieux avoir une sauvegarde de partie terminée pour en profiter pleinement et comme elle est sur ma PS4...
Tiens je me demande commence ça se passe niveau DLC sur les jeux GP.

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Sarugaku
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Posté le: 2021-02-07 11:25
Merci pour ces retours sur The Outer Worlds. Plus je vous lis, plus j'ai envie de faire ce jeu malgré un pile "à jouer" encore assez lourde.

noah
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Joue à SuperMarioWorld [PSP]

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Posté le: 2021-02-09 10:58
La version switch est à 25 eur, dans plusieurs enseignes.

J'ai acheté ce jeu sans le connaitre, suite à ma lecture de ce sujet, et des différents avis (FF Clad, Laurent, Tama, Manuel).

La perspective de me faire un fallout sur portable m'a enchanté!

Tama
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Posté le: 2021-02-09 15:41
Félicitations Laurent

Je pense que tu as eu à peu près le même dénouement que moi. En fait, dans ce genre de jeu je suis souvent partagé entre ma curiosité naturelle qui me pousse à essayer des choses différentes, et mon besoin d'être "naturel", que mon avatar réagisse comme si j'étais moi-même dans la situation présentée. Ce qui fait que je n'ai pas décemment pu suivre Hagen dans son délire alien complotiste, pas quand l'enjeu est la survie de l'humanité mise en danger par malnutrition ; ni prendre parti pour Graham pour qui je ne peux pas m'empêcher d'éprouver une certaine affection...mais si je voulais que les choses fonctionnent bien, il fallait que ce soit son aide de camp qui prenne le relais, ça ne pouvait juste pas marcher avec lui aux commandes !.
Je crois que c'est le dénouement avec Adelaide qui m'a le plus marqué : si je conçois tout à fait sa vision des choses, et à sa place j'aurais fait pareil (et aurais été hanté par les mêmes questions éthiques), mais dans le genre "dilemme cornélien", ça se pose un peu là. Qu'est-ce qui vaut le mieux, entre une ville où tout le monde a un toit au-dessus de sa tête, de la bouffe dans son assiette, un lit pour dormir et un emploi garanti, mais où tout le monde est profondément malheureux et esclave d'u patron/entreprise corpo qui détient ses employés par la chaîne du "c'est nous ou la mort dehors' ; ou alors une ville où ses habitants vivent sainement, sont libres, satisfaits et possiblement heureux, mais où il y a une admission si sévère à l'entrée que les trois-quarts des habitants d'Edgewater y sont refusés et condamnés de facto à crever dehors ? N'est-ce pas ce genre de communautarisme qui a crée Byzance en premier lieu ?

Comme toi, je n'ai jamais envisagé de faire le run solo. Enfin, en normal le jeu est si facile que les compagnons ne servent pas à grand-chose, mais ils justifient déjà plus leur présence dans les modes de difficulté supérieurs. Mais c'est surtout par leur présence qu'ils se rendent indispensables pour moi (sauf Sam...). Je n'ai pas fait New Vegas, donc n'ai pas d'élément de comparaison venant des mêmes créateurs en tête, mais il est effectivement clair que la série Firefly a servi d'exemple, notamment pour les discussions de tous les jours dans le vaisseau, qui ne servent peut-être à rien dans l'avancement du scénario, mais cimentent le groupe en tant que groupe. Nombre de mes moments préférés dans cette série (ainsi que dans Red Dwarf) sont ceux où ils prennent leur repas tranquillou dans le mess en discutant de tout et de rien et en ricanant comme si, pour quelques minutes, ils pouvaient mettre de côté la dangerosité de leur existence. Je trouve qu'Outer Worlds arrive plutôt bien - mais pas encore tout à fait - à retranscrire cette cohésion de groupe à travers les petites choses.

C'est un peu ça qui m'a permis de passer outre un système de jeu fonctionnel, mais qui est loin de casser des briques. Pour le coup, le tout est meilleur que la somme des parties qui le composent.

Citation :
D'ailleurs j'ai vu sur les forums de Steam quelques discussions houleuses à ce sujet. Il ne faut pas s'arrêter à cette impression, aller au bout du jeu et écouter/lire tout ce qu'il a à dire, c'est bien plus subtil que ça et l'humour est à tout moment présent.


Je n'ai pas fait l'effort de lire des discussions à ce sujet (un seul commentaire homophobe sur GoG m'a servi...), mais j'imagine très bien les contours des critiques masculinistes et virilistes contre un jeu de "gauchiard"
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noah
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Joue à SuperMarioWorld [PSP]

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Posté le: 2021-02-15 10:04
J'ai lancé le jeu pour voir, l'introduction, mais sagement je l'ai reposé le temps de finir Hyrule Warriors.

Comme pour Baldur's Gate, Fallout, et avant cela les JDR papiers, j'ai toujours un blocage sur la création de personnages, la peur de ne pas attribuer correctement les points. Et de se retrouver en milieu de partie avec un personnage pas du tout cohérent.

Est-ce que vous avez des conseils pour faire les bons builds ?

Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Super Mario Bros. Wonder

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De : Borgo, là où y a la fibre.

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Posté le: 2021-02-15 14:52
Citation :
Le 2021-02-15 10:04, noah a écrit :
J'ai lancé le jeu pour voir, l'introduction, mais sagement je l'ai reposé le temps de finir Hyrule Warriors.
Est-ce que vous avez des conseils pour faire les bons builds ?

Pense à revoir l'intro quand tu recommenceras à jouer, sinon tu ne vas rien comprendre au contexte, tu ne sauras pas du tout ce que ton perso est censé faire. Et les premiers choix arrivent assez vite. Tout est dans l'intro, qui est bourrée d'infos.

Pour le build, vu que c'est un jeu assez narratif avec un très bon scénar mais un système de combat et furtivité correct sans plus, et que tout l'intérêt consiste à se projeter un maximum dans les choix qui sont proposés en tâchant d'y appliquer tes propres opinions et ton ressenti, je pense qu'il faut absolument investir dans une compétence de dialogue en se fixant pour objectif qu'elle atteigne 100 avant le point de non retour de la quête principale (sachant que certains compagnons peuvent augmenter cette compétence si tu les emmènes avec toi). Tout au long du jeu, cette approche te donnera la possibilité de concilier certaines possibilités, de ne pas avoir à trop trancher.

Typiquement, si on te demande de prendre parti dans un conflit entre deux factions, avec un perso qui sait négocier tu pourras jouer les conciliateurs et établir le paix plutôt que de faire gagner un ou l'autre côté. Mais comme je le disais, pas besoin de porter à 100 Persuasion, Intimidation ou Mensonge, les trois ont le même effet, à savoir convaincre ton interlocuteur. A toi de choisir lequel tu préfères en fonction du degré de gentillesse/cynisme que tu veux appliquer à ton perso.

Sur les 15 premiers niveaux de ton personnage, lorsque tu distribueras des points de compétence, tu ne pourras cliquer que sur "Dialogue" et ces trois compétences seront augmentées. Mais par la suite tu pourras choisir laquelle des trois reçoit les points, et il faudra se spécialiser. C'est le même principe pour toutes les grandes catégories de compétences.

Même en jouant un perso très diplomate, tu auras largement l'occasion de t'amuser avec des combats contre des bestioles et des maraudeurs pendant les trajets d'une ville à l'autre.
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