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Les
flyers japonais et anglais (cliquez sur l'image pour une
version plus grande).
Merci au site Arcade Flyer Archive !
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Pour
la liberté et la sauvegarde de la paix dans le monde
! (sic)
Cet
objectif simpliste - mais ô combien louable - sert de
justification à votre prochaine mission. Cabal
vous met dans la peau de membres d'une unité de commando
d'élite en charge de mener à bien une mission
de R&D (Reconnaissance & Destruction) en territoire
ennemi… Ici, point besoin d'armes de destruction massive
; vous et votre camarade incarnez un véritable potentiel
illimité de dommages infligeables à la partie
adverse.
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Le début, tout un poème… |
La
trame de l'histoire rappelle, en partie, un autre hit d'arcade,
Operation Wolf,
sorti un an plus tôt en 1987, mais le traitement graphique
est totalement différent. Utilisant une perspective 3D
vue de derrière, vous devez gérer à la
fois vos déplacements et votre visée pour mener
à bien votre mission.
Cabal
fait partie de l'un des premiers jeux à adopter cette
représentation graphique, à l'instar de Space
Harrier en 1985. Cette astuce permit à TAD
Corporation de faire une percée remarquée dans
le monde de l'arcade - percée qu'ils continuèrent
notamment avec Toki,
un peu de violence en moins et un thème d'amour en plus…
Mais
revenons à Cabal et à son lot
de testostérone en pack !
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Votre
aire de destruction massive. |
De
l'(in)utilité du décor…
Une
première caractéristique du "gameplay"
de Cabal réside dans l'interactivité
quasi-totale entre le(s) joueur(s) et l'environnement. Tout
élément du décor est susceptible d'être
rasé / abattu / démoli (choisissez le terme le
plus approprié en fonction des situations). Et je ne
veux pas simplement parler des personnages annexes qui feront
des apparitions inopportunes ! On parle bien de n'importe quel
élément : les buissons, les murs, les maisons,
les hangars, etc… Vous pouvez même tirer sur les
brancardiers qui viendront de temps à autre porter secours
à vos adversaires à terre. Ceci est d'ailleurs
un des moyens tordus de se refaire une santé en grenades
- vous pouvez en récupérer quelques-unes en tirant
sur ces malheureux brancardiers tandis qu'ils acheminent les
blessés hors du champ d'action.
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La
preuve par l'exemple : destruction et ravitaillement sauvage. |
Réduire
en cendres (ou éclaircir) le décor présente
plusieurs avantages :
- on voit mieux où se cache l'ennemi (même si l'on
peut moins bien se cacher) ;
- on peut trouver des bonus cachés (mitrailleuses, grenades…)
;
- cela permet de se débarasser des mauvaises énergies
accumulées tout au long de la semaine…
De
la coordination, que diable !
La
deuxième caractéristique de Cabal
réside dans l'apprentissage du déplacement et
de la visée. En effet, il faudra vous assurer que vous
soyez en mesure de nettoyer chaque étape et chaque niveau
par l'élimination successive des obstacles à grands
coups de rasades de pruneaux ou de lancers de grenades, tout
en évitant les projectiles divers et variés que
vos nombreux adversaires s'échineront à lancer…
Rien
que du classique me direz-vous, à ceci près que
dans Cabal, vous devrez déplacer à
la fois votre personnage et la mire de votre fusil d'assaut,
ce qui nécessite une période d'apprentissage et
quelques heures de pratique sur le "trackball" qui
équipait la borne d'arcade.
Synopsis
simple + robustesse d'animation = gameplay "addictif"
La
fluidité d'animation est de bonne facture. Dans certaines
situations, ce ne sont pas moins d'une dizaine d'adversaires
qui seront présents aux quatre coins de l'écran
sans que le jeu ne ralentisse… D'où un besoin permanent
de concentration. Bien qu'équipé d'un gilet pare-balles,
vous ne pouvez encaisser qu'une très faible de dose de
plomb. Votre capital-vie est situé en haute à
droite de l'écran et matérialisé par des
petits cœurs. Votre score est, quant à lui, présenté
juste à côté.
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Seul
le chat à 9 vies... |
Vous
pouvez mesurer votre progression sur la barre de dommages située
dans la partie basse de l'écran de jeu. Plus vous détruisez
d'ennemis, plus la barre devient rouge. La destruction d'éléments
du décor n'a pas d'influence sur cette barre… Visez
les chars et les fantassins !
À
gauche de cette barre de dommages se trouve votre réserve
en grenades. Pensez à l'alimenter dès que l'occasion
se présente… cela peut toujours servir !
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Un
seul objectif : tout rouge ! |
L'action
se déroule sur 5 niveaux qui vous amèneront de
plus en plus loin en contrée ennemie. Chacun de ces niveaux
contient 4 tableaux… De bonnes soirées en perspective
à jouer les Monsieur Propre d'un bout à l'autre
de ce jeu.
Les
cartes d'itinéraires vous donnent un aperçu de
votre périple et du Boss final que vous devrez affronter.
Voici quelques-unes des étapes de votre parcours du combattant,
véritable pentathlon des situations de combat :
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Niveau
1 : traversée d'un village et rasage d'une base
aérienne… |
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Niveau
2 : du lac à une base nautique en passant par la
jungle… |
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Niveau
3 : un p'tit tour par les docks et leur paysage industriel… |
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Niveau
4 : exploration d'une ville et de ses nombreux snipers…
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Niveau
5 : escalade d'une montagne, visite de village et pour
finir nettoyage du QG ennemi ! |
"Trigger
Happy" : la gâchette ? C'est une question de doigté
!
Ne
cherchez pas dans Cabal de complexité
supplémentaire en terme de "gameplay", point
n'est besoin ici de se triturer les neurones sur des choix cornéliens.
L'instinct est votre principal allié et la coordination
psychomotrice (œil+mains), le seul réquisit pour
mener à bien votre mission. Il faut considérer
Cabal dans la lignée de ces jeux exutoires
où l'on préfère laisser quelques pièces
de 5 francs (à l'époque) dans un bar de quartier
pour extérioriser nos pulsions… tant et si bien
que notre personnage affichera une joie non dissimulée
à la fin de chaque tableau, tandis que le décor
s'écroule, faisant place nette.
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La
victoire en chantant... |
Cabal
pouvant se jouer à deux, une totale coordination sera
nécessaire, notamment dans les niveaux supérieurs,
de plus en plus ardus. En outre, il est impératif de
ne pas perdre de temps à rêvasser. Si, par malheur,
vous vous attardez sur l'un des niveaux, un rideau de bombes
se mettra à pleuvoir… Autant de raisons de
se montrer efficace. Étant donné le nombre significatif
d'opposants et, surtout, la vigueur des boss de fin de niveau,
relever le défi tout seul revient à poser sa candidature
à un suicide annoncé !
L'acid-test
de de la déclinaison micro
Grâce
aux portages micro, Cabal a pu avoir une deuxième
vie loin des salles enfumées des galeries d'arcade ou
des troquets de quartier. En fonction de la puissance des machines,
le résultat est comme toujours inégal... Rien
ne vaut l'original !
Voici quelques exemples d'adaptation classés, selon moi,
du meilleur au pire.
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Atari
ST / Amiga |
NES |
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C64 |
Spectrum |
Bernard