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Cabal

Année : 1988
Genre : shoot'em up
Système : arcade
Développeur : TAD Corporation
Distributeur: Fabtek
Conversions: X68000, Amiga, Atari ST, PC, NES, C64, Amstrad, Spectrum, Lynx

 

 

Les flyers japonais et anglais (cliquez sur l'image pour une version plus grande).
Merci au site Arcade Flyer Archive !

 

Pour la liberté et la sauvegarde de la paix dans le monde ! (sic)

Cet objectif simpliste - mais ô combien louable - sert de justification à votre prochaine mission. Cabal vous met dans la peau de membres d'une unité de commando d'élite en charge de mener à bien une mission de R&D (Reconnaissance & Destruction) en territoire ennemi… Ici, point besoin d'armes de destruction massive ; vous et votre camarade incarnez un véritable potentiel illimité de dommages infligeables à la partie adverse.

Le début, tout un poème…

La trame de l'histoire rappelle, en partie, un autre hit d'arcade, Operation Wolf, sorti un an plus tôt en 1987, mais le traitement graphique est totalement différent. Utilisant une perspective 3D vue de derrière, vous devez gérer à la fois vos déplacements et votre visée pour mener à bien votre mission.

Cabal fait partie de l'un des premiers jeux à adopter cette représentation graphique, à l'instar de Space Harrier en 1985. Cette astuce permit à TAD Corporation de faire une percée remarquée dans le monde de l'arcade - percée qu'ils continuèrent notamment avec Toki, un peu de violence en moins et un thème d'amour en plus…

Mais revenons à Cabal et à son lot de testostérone en pack !

Votre aire de destruction massive.

 

De l'(in)utilité du décor…

Une première caractéristique du "gameplay" de Cabal réside dans l'interactivité quasi-totale entre le(s) joueur(s) et l'environnement. Tout élément du décor est susceptible d'être rasé / abattu / démoli (choisissez le terme le plus approprié en fonction des situations). Et je ne veux pas simplement parler des personnages annexes qui feront des apparitions inopportunes ! On parle bien de n'importe quel élément : les buissons, les murs, les maisons, les hangars, etc… Vous pouvez même tirer sur les brancardiers qui viendront de temps à autre porter secours à vos adversaires à terre. Ceci est d'ailleurs un des moyens tordus de se refaire une santé en grenades - vous pouvez en récupérer quelques-unes en tirant sur ces malheureux brancardiers tandis qu'ils acheminent les blessés hors du champ d'action.

La preuve par l'exemple : destruction et ravitaillement sauvage.

Réduire en cendres (ou éclaircir) le décor présente plusieurs avantages :
- on voit mieux où se cache l'ennemi (même si l'on peut moins bien se cacher) ;
- on peut trouver des bonus cachés (mitrailleuses, grenades…) ;
- cela permet de se débarasser des mauvaises énergies accumulées tout au long de la semaine…

 

De la coordination, que diable !

La deuxième caractéristique de Cabal réside dans l'apprentissage du déplacement et de la visée. En effet, il faudra vous assurer que vous soyez en mesure de nettoyer chaque étape et chaque niveau par l'élimination successive des obstacles à grands coups de rasades de pruneaux ou de lancers de grenades, tout en évitant les projectiles divers et variés que vos nombreux adversaires s'échineront à lancer…

Rien que du classique me direz-vous, à ceci près que dans Cabal, vous devrez déplacer à la fois votre personnage et la mire de votre fusil d'assaut, ce qui nécessite une période d'apprentissage et quelques heures de pratique sur le "trackball" qui équipait la borne d'arcade.

 

Synopsis simple + robustesse d'animation = gameplay "addictif"

La fluidité d'animation est de bonne facture. Dans certaines situations, ce ne sont pas moins d'une dizaine d'adversaires qui seront présents aux quatre coins de l'écran sans que le jeu ne ralentisse… D'où un besoin permanent de concentration. Bien qu'équipé d'un gilet pare-balles, vous ne pouvez encaisser qu'une très faible de dose de plomb. Votre capital-vie est situé en haute à droite de l'écran et matérialisé par des petits cœurs. Votre score est, quant à lui, présenté juste à côté.

Seul le chat à 9 vies...

Vous pouvez mesurer votre progression sur la barre de dommages située dans la partie basse de l'écran de jeu. Plus vous détruisez d'ennemis, plus la barre devient rouge. La destruction d'éléments du décor n'a pas d'influence sur cette barre… Visez les chars et les fantassins !

À gauche de cette barre de dommages se trouve votre réserve en grenades. Pensez à l'alimenter dès que l'occasion se présente… cela peut toujours servir !

Un seul objectif : tout rouge !

L'action se déroule sur 5 niveaux qui vous amèneront de plus en plus loin en contrée ennemie. Chacun de ces niveaux contient 4 tableaux… De bonnes soirées en perspective à jouer les Monsieur Propre d'un bout à l'autre de ce jeu.

Les cartes d'itinéraires vous donnent un aperçu de votre périple et du Boss final que vous devrez affronter. Voici quelques-unes des étapes de votre parcours du combattant, véritable pentathlon des situations de combat :

Niveau 1 : traversée d'un village et rasage d'une base aérienne…
Niveau 2 : du lac à une base nautique en passant par la jungle…
Niveau 3 : un p'tit tour par les docks et leur paysage industriel…
Niveau 4 : exploration d'une ville et de ses nombreux snipers…
Niveau 5 : escalade d'une montagne, visite de village et pour finir nettoyage du QG ennemi !

 

"Trigger Happy" : la gâchette ? C'est une question de doigté !

Ne cherchez pas dans Cabal de complexité supplémentaire en terme de "gameplay", point n'est besoin ici de se triturer les neurones sur des choix cornéliens. L'instinct est votre principal allié et la coordination psychomotrice (œil+mains), le seul réquisit pour mener à bien votre mission. Il faut considérer Cabal dans la lignée de ces jeux exutoires où l'on préfère laisser quelques pièces de 5 francs (à l'époque) dans un bar de quartier pour extérioriser nos pulsions… tant et si bien que notre personnage affichera une joie non dissimulée à la fin de chaque tableau, tandis que le décor s'écroule, faisant place nette.

La victoire en chantant...

Cabal pouvant se jouer à deux, une totale coordination sera nécessaire, notamment dans les niveaux supérieurs, de plus en plus ardus. En outre, il est impératif de ne pas perdre de temps à rêvasser. Si, par malheur, vous vous attardez sur l'un des niveaux, un rideau de bombes se mettra à pleuvoir… Autant de raisons de se montrer efficace. Étant donné le nombre significatif d'opposants et, surtout, la vigueur des boss de fin de niveau, relever le défi tout seul revient à poser sa candidature à un suicide annoncé !

La victoire, le tableau d'honneur et la scène finale.

 

L'acid-test de de la déclinaison micro

Grâce aux portages micro, Cabal a pu avoir une deuxième vie loin des salles enfumées des galeries d'arcade ou des troquets de quartier. En fonction de la puissance des machines, le résultat est comme toujours inégal... Rien ne vaut l'original !

Voici quelques exemples d'adaptation classés, selon moi, du meilleur au pire.

Atari ST / Amiga
NES
C64
Spectrum

 

Bernard

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