Par
Thezis (Octobre 2006)


Snake Eyes dans G.I. Joe : The movie et sa figurine de 1987. Dessin
animé et jouet : les deux mamelles de Hasbro.
Avant d'aligner les hits monstrueux sur Playstation, Konami
fut un gros fournisseur de salles obscures ou plutôt enfumées. C'est
ainsi qu'en 1992, alors que la folie Street Fighter
balaye tout sur son passage et génère des dizaines de clones, Konami
sort en arcade un jeu de tir fondé sur l'univers G.I. Joe. Mais si, vous
vous souvenez certainement de ce dessin animé belliciste : G.I.
Joe, G.I. Joe, tous des copains et des héros (lalala) ! Ca y est,
vous avez même ressorti vos figurines du grenier !


Le flyer japonais de G.I. Joe : A Real American Hero et Cabal sur Amiga.
Très
inspiré de jeux plus anciens, G.I. Joe se profile plus particulièrement
comme l'héritier de Cabal, jeu que j'ai beaucoup
pratiqué sur Amiga. C'est justement à l'occasion d'une discussion
sur le forum de Grospixels à propos de la suite de ce jeu, Blood
Brothers, que m'a été présenté G.I. Joe. Après
quelques politesses d'usage ("Bonjour monsieur G.I. », "Laissez-moi
vous présenter madame Joe"), nous sommes passés aux choses sérieuses
et ça a chauffé sur M.A.M.E. J'en profite pour remercier les contributeurs
du topic
qui ont permis cette rencontre mémorable, en particulier Sodom pour ses
précisions techniques et son témoignage de joueur.
G.I. Joe :
A Real American Hero et un peu pour le reste du monde aussi !

Pour être en forme, tous les matins j'me croque deux rouges... heu
deux Cobras.
Mais
commençons par le commencement. Vous adoriez G.I. Joe lorsque vous étiez
enfant (sauf si vos parents étaient communistes) et vous vous êtes récemment rué
sur la rediffusion du samedi matin. Cependant, ce qui vous semblait un vibrant
appel à l'aventure héroïque vous apparaît aujourd'hui comme de la propagande abracadabrante
à peine diffusable sur une chaîne nord-coréenne. Rien que de très normal à tout
cela, le phénomène G.I. Joe est issu de l'armée américaine.


Les deux premiers G.I. Joe, assez éloignés de la recréation
de Hasbro.
C'est
elle en effet qui demande à David Berger (auteur de bd, 1908-1970), alors
lieutenant, de créer un comic en 1942 pour remonter le moral des troupes.
Celui-ci donne naissance à G.I. Joe (pour Government Issue,
soit produit du gouvernement), un conscrit sympathique au succès
gigantesque. A tel point que son nom est adopté par les soldats et les
civils américains pour désigner les recrues. Et les pigeons militaires
! L'un d'eux, G.I. Joe de son petit nom, se fera d'ailleurs décerner la
médaille Dickin pour avoir sauvé en 1943 la vie d'un millier de
soldats anglais et les habitants d'un village italien d'un bombardement allié
en prévenant à temps l'artillerie américaine de son erreur.
Un film, appelé The story
of G.I. Joe, fut même tourné en 1945. Si la trame narrative
demeure classique, le sort des acteurs illustre bien le tragique de la guerre.
Composé d'authentiques soldats, le casting du film fut presque entièrement tué
lors de la bataille d'Okinawa (1er avril-23 juin 1945, elle fit 230 000 morts
côté japonais dont une moitié de civils et près de 16 000 morts américains) ainsi
qu'Ernie Pyle (1900-1945), le journaliste qui inspira le film.

Trois G.I. Joe de 1966. Vous rigoleriez moins si vous connaissiez la valeur
marchande de ces figurines !
En
1966, le géant du jouet Hasbro décide de reprendre le nom bien connu
du public américain pour créer une ligne de poupées au "format
Barbie". L'évolution de cette gamme de jouets est intéressante à
plus d'un point parce qu'elle illustre l'Histoire mouvementée des Etats-Unis,
preuve que la sociologie est partout : désignant un héros unique
au départ, le terme G.I. Joe va très rapidement englober l'équipe l'entourant dont
fera même partie un membre noir après quelques années ; Hasbro réduira
sa publicité pour ces jouets à la fin des années 60 sous
le coups des critiques contre la guerre du Vietnam ; de poupées de 30 centimètres,
les soldats Hasbro seront rapidement réduits à moins du tiers en
raison de la crise pétrolière et pour imiter les jouets Star Wars ;
le look et les pouvoirs des personnages évolueront en fonction des modes :
kung-fu pour coller à la série
télévisée, bioniques pour imiter L'homme
qui valait trois milliards...


Tous ces soldats rouges qui veulent envahir les Etats-Unis, coïncidence
ou daltonisme ?
Tout
cela nous amène à la collection 1982-1994, sobrement appelée
G.I. Joe : A Real American Hero. Rien que ça. Des 14 variantes, il
s'agit de la plus connue grâce au génie marketing de Hasbro. Car
la firme américaine décide de soutenir sa nouvelle fournée
militaire par le lancement d'une série de comics signés Marvel et
surtout par une série de
dessins animés qui se concluront par un film
aussi bourrin que Rambo II. Et l'époque s'y prête ! En
effet, les compatriotes de Thomas Jefferson, Edgar Allen Poe, Orson Welles et
Francis Ford Coppola ont élu Ronald Reagan en 1980, président belliciste
au possible. Comme quoi, tout le monde peut faire des erreurs... Les G.I. Joe
connaissent alors un succès gigantesque qui ira cependant en s'estompant.
Néanmoins, d'autres gammes seront lancées par la suite ainsi que
d'autres comics et dessins animés. La dernière en date, G.I. Joe :
Sigma 6 (2005), reprend d'ailleurs la stratégie jouets/comics/série
télévisée.



Et ce n'est qu'un faible aperçu de la galaxie merchandising G.I.
Joe !
Je
profite de ce paragraphe pour vous signaler l'un des sites de référence
sur le sujet : http://www.yojoe.com.
Bourré d'informations, d'images et de détails ; l'exemple même
de ce que le Net permet aux personnes animées par une passion. Loin du
site officiel de Hasbro, pas désagréable mais trop promotionnel.
Joepixels


La taille du cobra animé impressionne pour la petite VCS.
Un
tel succès entraîne évidemment des conversions vidéoludiques.
La première débarque en 1983 sur Atari VCS 2600
sous le joli nom de G.I. Joe : Cobra Strike, renommé Action Strike
en nos vertes contrées. Ce jeu est réalisé par Parker Brothers, la société
éditrice des jeux familiaux Monopoly et Risk, le jeu propose un gameplay simple
et une réalisation de qualité. Il consiste à défendre les recrues qui courent
à l'avant-plan des tirs du cobra géant à l'arrière-plan. Vous neutralisez celui-ci
grâce à l'une des deux tourelles disponibles. Jouables à trois,
Cobra Strike répartit alors les tourelles et le cobra entre les joueurs.
Un bon jeu bien que la licence G.I. Joe y soit faiblement utilisée.



La comparaison entre les deux screenshots C64 et le troisième issu
de l'adaptation Apple II est sans appel.
Deux
ans plus tard, Epyx (voir l'article de Djib qui trace
un portrait de cette société et celui de
Thomas V. à propos de leur plus gros hit) édite G.I. Joe :
A Real American Hero sur Commodore 64 et Apple II. Surfant
sur le succès de la série télévisée, ce jeu
propose de sauver le monde au moyen d'un gameplay double. Après avoir choisi
sur le globe terrestre le lieu de votre mission, il vous faut décider du
G.I. Joe que vous contrôlerez et accomplir la mission soit en véhicule
pour une sorte de shoot them up de bas en haut (partie réalisée
par Ray Carpenter), soit à pied pour un duel avec un des sbires de Cobra
(partie conçue par Jeff Johannigman). Doté de plus d'un mode multijoueur,
le jeu est encore aujourd'hui considéré par beaucoup d'anciens joueurs
du C64 comme la meilleure adaptation de G.I. Joe. Outre la qualité
des graphismes et du gameplay, l'univers des soldats de Hasbro y est parfaitement
retranscrit avec la présence de 24 personnages différents. L'absence
de fin est à remarquer, Epyx souhaitant un "jouet ouvert" plutôt
qu'un jeu orienté vers un but précis (voir l'interview
de Jeff Johannigman sur The Epyx Shrine).


Les versions C64 et CPC.
En
1987, c'est Virgin Interactive (éditeur entre autres de Command
& Conquer, Dune II et The
7th guest) qui s'y colle avec Action Force sur Commodore
64, Amstrad CPC et ZX Spectrum.
Vous y contrôlez un hélicoptère qui doit veiller à
ce qu'une jeep alliée traverse l'écran sans embûche. Pour
cela, il vous faut combler les cratères en y jetant des ponts et détruire
les murs au sol ainsi que vos ennemis aériens. Si le gameplay se distingue
par son originalité, une difficulté trop élevée et
une maniabilité mal calibrée desservent au final le jeu. Pas mauvais
mais inabouti.


Action Force 1 et 2 sur ZX Spectrum.
Et
la version ZX Spectrum ? Virgin Interactive et son équipe de développeurs
Gangs of Five décident de doter la machine de Lord Sinclair d'un jeu tout
à fait différent. Vous ne dirigez plus un hélicoptère
mais Snake Eyes (le G.I. Joe le plus charismatique, que vous avez déjà
pu apercevoir sur plusieurs images du paragraphe précédent) sur
un jetpack. Le reste s'apparente à un shoot them up horizontal des plus
classiques. Le succès est pourtant au rendez-vous puisque seul le ZX accueille
une suite, sortie la même année. Action Force 2 propose pourtant
un tout autre gameplay, fondé sur la coopération comme celui d'Action Force 1
sur C64 et CPC sur la coopération. Le joueur se trouve à nouveau
dans un hélicoptère tandis qu'un autre G.I. Joe, dirigé par
l'I.A., pénètre dans un bâtiment sous le contrôle des
forces de Cobra. Il s'agit donc d'éliminer à l'aide d'un viseur
les ennemis et autres obstacles sur le chemin de votre camarade. L'originalité
prime une nouvelle fois même si le jeu ne marqua visiblement pas les mémoires.
Il est en effet souvent confondu avec son prédécesseur et ce même
sur les sites de référence à propos de G.I. Joe ou du Spectrum.


"Type d'arme : Aucune, Snake Eyes préfère le pouvoir
de son Jitsu". Le style littéraire G.I. Joe, un régal.
Il
faudra par la suite attendre trois années de plus pour voir surgir une
nouvelle adaptation, sortie en 1990 (1991 en Occident) sur une NES
en fin de vie. Taxan se charge de ce nouveau G.I. Joe : A Real American Hero
(décidément, un titre en vogue), aux graphismes soignés même
si le peu de couleurs le rend un peu terne. Vous y incarnez l'un des six personnages
disponibles aux caractéristiques adaptées aux six environnements
du jeu. Chaque stage se déroule toujours en trois phases : "infiltration"
à base d'explosions (à la G.I. Joe), posage de bombe après
élimination du boss ennemi et exfiltration. Le chemin est évidemment
parsemé d'adversaires ainsi que de boss intermédiaires. Enfin, il
est aussi possible de voler et de conduire trois véhicules ennemis différents.
La difficulté élevée est heureusement compensée par
un système de mots de passe bien pratique. Pour les plus courageux, une
fois le jeu achevé, il vous est proposé de le recommencer à
un niveau de difficulté plus élevé et une nouvelle disposition
des bonus. Au final, une adaptation une nouvelle fois soignée et récompensée
d'un certain succès sur la 8-bits de Nintendo. Une traduction vient d'ailleurs
d'être réalisée et est applicable directement sur la rom du
jeu. Elle est disponible chez Terminus
Traduction, un site de passionnés produisant des versions françaises
d'anciens jeux demeurés en anglais ou en japonais.


"Bon, les gars, on recommence : pour aller de la lettre A à
la lettre C, quelle lettre faut-il choisir ?"
En
1992 (et visiblement en 1991 au Japon), Capcom réalise l'un de ses derniers
jeux sur la NES avec G.I. Joe : The Atlantis Factor.
Visuellement assez proche du précédent opus même si moins
fin, ce nouveau jeu adopte aussi un gameplay relativement similaire à l'exception
du choix des missions, laissé libre au joueur selon un système d'embranchements
déjà utilisé dans Bionic Commando du même éditeur.
De plus, les caractéristiques des G.I. Joe jouables sont dorénavant
radicalement différenciées, à vous de choisir le personnage
adapté à la situation. Cependant, ceux-ci ne sont pas accessibles
dès le début du jeu, il vous faut commencer avec le seul général
Hawk pour acquérir les autres soldats par la suite. Si le gameplay semble
mieux pensé que dans le jeu de Taxan, il faut bien reconnaître que
la version de Capcom est en retrait quant aux autres aspects. Le cadre de l'Atlantide
notamment correspond assez peu au background G.I. Joe. Si The Atlandide Factor
demeure un bon jeu, les fans lui préfèrent aujourd'hui le précédent
opus.


Des modèles de qualité qui remplacent les monstres de Quake
I.
Signalons
enfin deux mods G.I. Joe amateurs, l'un pour Quake
I (liens de téléchargement sur cette
page) et l'autre pour X-Com : Apocalypse (téléchargeable
ici). Au
total, six jeux et deux mods seulement pour un tel phénomène
de société. Cependant, aucun mauvais jeu n'est
à déplorer dans cette liste, chose rarissime dans
la triste histoire des adaptations vidéoludiques. Heureusement,
Konami allonge cette courte, même si qualitative, liste
en produisant en 1992 une explosive 7ème et
dernière (à ce jour ?) transposition.
G.I.
Joe Bar Team


La carte et le jeu Xexex (à prononcer à haute voix 10 fois
d'affilée).
Avec
Sega, Namco et Capcom, Konami est l'un des rois de l'arcade.
Toutefois, l'un des originalités de la marque par rapport à ses
concurrents tient à son hardware très spécifique. Les jeux
Konami se retrouvent donc presque tous avec un matériel quasi-unique, les
cartes hardware étant peu réutilisées. Le G.I. Joe de 1992
est quant à lui basé sur la carte Xexex, créée en
1990. Neuf autres jeux s'en serviront dont le très réussi Astérix
sorti la même année et le shoot them up Xexex (ça bosse dur
chez les créatifs de Konami) qui donne son nom à la carte arcade.


La borne (avec de l'aliasing, déjà) à quatre manettes
et sa décoration japonaise.
La
borne en impose avec ses quatre manettes, ses huit boutons et sa taille permettant
à chacun d'y disposer de suffisamment d'espace. A noter qu'elle est aujourd'hui
très recherchée par les collectionneurs en raison de sa rareté.


Un plan imparable face à des héros adorables (c'est la
dernière fois que j'utilise un dictionnaire de rimes !).
Cobra
a envahi le monde (c'est bien le moins pour lui) et y sème "la destruction
en masse" (Georges et Tony, votre source d'inspiration est démasquée).
Heureusement, vous vous dressez à la tête des G.I. Joe pour ramener
la paix à coups de laser et de super-bombes ! L'intro vous plonge
tout de suite dans le bain : les méchants sont très méchants
(le Commandant Cobra adopte la gestuelle d'Hitler, ses troupes sont associées
aux mots "destructions", "invasion", "terrorisme", ...) au contraire des gentils
très gentils (qui incarnent les mots "bravoure", "droiture", "liberté"
...et "paix" juste avant un bon coup de blaster !).



Défilement du décor de Space Harrier + viseur de Cabal = Rambo
III.
Fondé
sur le mélange de Space Harrier (voir
l'excellent article de Lyle pour une explication de la technique de ce genre de
jeu) et de Cabal, le gameplay de G.I. Joe reprend
à son compte cette synthèse déjà réalisée
en 1989 par le Rambo III de Taito. Votre personnage est donc vu de dos et court
dans un décor qui défile automatiquement. Vous dirigez ses déplacements
latéraux et son viseur de manière synchronisée, à
la manière de Cabal, ce qui vous place toujours face aux ennemis sur lesquels
vous tirez. Il s'agit donc d'éviter les tirs ennemis tout en se plaçant
dans leur ligne de mire pour riposter : délicat et souvent frénétique.


Les quatre cavaliers de l'Apocalypse (et une publicité déguisée
pour l'Amiga ?).
Mais
là où Cabal et Rambo III ne proposent que deux joueurs simultanément,
G.I. Joe frappe très fort avec un mode multijoueur à quatre !
Il s'agit des quatre soldats les plus populaires dans leur design de la ligne
1992 de la gamme A Real American Hero. Hé oui, chez G.I. Joe
comme chez Dior, à chaque saison correspond sa parure. Ces quatre personnages
jouables sont autant de tirs, de délires, de compétition pour les
points et les bonus, de coups de coude, de confusion des viseurs... Car Konami
n'a pas lésiné sur l'action, littéralement déchaînée.


Hommage à Ingmar Bergman.
Si
G.I. Joe est relativement court, trois stages divisés en un total de six
parties pour une demi-heure de jeu, il possède largement de quoi rassasier
votre appétit de dévastation. Au travers d'une base Cobra, d'un
ascenseur géant, d'une forêt, d'une grotte, d'un lac souterrain et
d'un porte-avion volant (!), vous abattrez des centaines de méchants et
des dizaines de véhicules dans un fracas pyrotechnique ahurissant. A quatre
joueurs, cette symphonie de la destruction devient aussi surréaliste que
jubilatoire.


Dans deux secondes, l'écran sera couvert d'explosions et de tirs
ennemis.
L'écran
est ainsi submergé d'ennemis, de tirs, d'explosions, ...Si la difficulté
se situe heureusement plusieurs crans en-dessous de celle de Cabal, les boss demeurent
coriaces, particulièrement Destro et le Commandant Cobra. Il s'agit d'ailleurs
des seuls adversaires avec lesquels le jeu abuse un peu de votre monnaie. Pour
le reste, il se montre toujours honnête, ne vous coince jamais dans des
situations inextricables et vous donne toujours une chance de progresser.



Décors superbes et variés, animations diversifiées,
séquences avec de multiples scrollings différentiels, ...
Simple
d'accès, G.I. Joe se joue avec deux boutons : un pour le tir
normal et un pour les super-bombes qui nettoient une partie de l'écran.
Détruire les décors vous procurera le bonus "tir automatique" ou
plus de super-bombes. A ce gameplay immédiatement maîtrisable, il
ne manque qu'un saut de côté pareil à celui de Blood
Brothers. D'ailleurs, l'accueil critique est enthousiaste, CVG lui accordera
même la note de 80% en insistant sur ses excellents graphismes et en ne
déplorant qu'une durée de vie et une rejouabilité faiblardes.
De fait, le jeu est techniquement irréprochable : grand nombre d'adversaires
présents simultanément à l'écran, taille énorme
des véhicules ennemis, animation sans faille, graphismes soignés...


"Allo, nanarland ?
C'est au sujet d'une chronique un peu particulière".
Explosions
excessives, libération du monde, centaines d'ennemis abattus, bases secrètes au
fond de la jungle, destruction d'un porte-avions volant, explosion nucléaire pour
conclure l'histoire, ... N'en jetez plus, G.I. Joe possède tous les attributs
d'un bon gros nanar. Sans limite, le jeu se permet tous les excès, à
l'image de la série qui l'inspire, ne reculant devant rien pour fournir
un spectacle ébouriffant. Face à une si évidente bonne volonté,
votre petit coeur de grosbill ne peut que fondre. G.I. Joe se savoure comme l'un
de ces films d'action suranné, dont la vision ne rend pas plus intelligent
mais procure un plaisir aussi complet qu'enfantin.

Bonus

L'équipe de hockey officieuse
de Cobra.

La Cobra 21st infantery
...

... et ses pom pom girls !
Thezis, qui ne fait aucune fixation sur
un G.I. Joe en particulier, nonon.