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| Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut) | |
| Odysseus Pixel planétaire ![]() |
Ben c'est une démo, donc avec plein de trucs en moins que le jeu complet.
J'ai fini le jeu contre l'ordinateur avec Napoléon, Cléopâtre et la reine Elizabeth, fini le scénario de la semaine et terminé deux parties et demi avec Naekof (il a eu un gros plantage sur la dernière). Donc confirme qu'il faut au moins 5 à 6 heures pour terminer une partie. La condition de victoire économique ne consiste pas simplement à posséder 20.000 or mais à développer et construire l'Internet, la mondialisation, Hollywood et la banque mondiale, cette dernière n'étant disponible qu'à la condition d'avoir cette somme d'argent. Pour la condition territoriale, il faut prendre toutes les capitales ennemies, par la force et/ou la culture. Sauf que c'est fastidieux et très difficile. Pour la condition de victoire spatiale, il faut créer chaque pièce du vaisseau, les assembler en tenant compte de la demande en énergie de chaque élément ainsi que de la limite de temps par rapport au délai entre le départ du vaisseau et son arrivée. Là aussi, c'est fastidieux, Naekof s'y est cassé les dents hier à seulement 4 ans de la fin de partie. L'unité ouvrier existe. Comme dit plus haut, elle se gère via un menu spécial et non plus comme toutes les autres unités. Tu peux bien évidemment construire des mines, des fermes, ce genre de choses. Il n'y a cependant plus de moulins à vent/eau. La notion de bonheur apparaît via l'état du drapeau d'une ville. Plus un drapeau est sale, plus la population voit son bonheur baisser, et inversement. Cette notion est également liée à la prospérité de la capitale. Ainsi, et par exemple, le siège d'une ville fait décliner le bonheur de la population. Sinon, pour revenir à la condition de victoire culturelle, il faut non seulement avoir acquit et posséder 20 merveilles et/ou personnages illustres mais aussi construire et développer le siège des nations unies, en précisant que la capture d'une ville possédant une merveille n'ajoute pas la merveille en question au compteur (mais c'est en revanche le cas pour les personnages illustres présents dans la ville, et non pas ceux utilisés pour, par exemple, accélérer l'accès à une technologie). Il faut bien garder à l'esprit que Civilization Revolution n'est pas une suite mais un épisode annexe, pensé et créé pour le marché des consoles. Pour autant, et même si ce jeu perd quelques éléments de Civilization IV, il apporte également un important lot de nouveautés qui lui sont exclusives (design visuel chaleureux, interface améliorée, création d'armées, trésors, partie de la semaine, nouvelles civilisations, merveilles et technologies, nouvelles règles, etc). Ce n'est pas un sous Civilization simplifié au détriment des fondements de la série, simplement un jeu nettement plus simple à aborder pour ceux qui ne connaissent pas les Civilization - et pas uniquement des consoleux - et seraient très nettement susceptibles de fuir le concept face à tout autre épisode, en particulier à cause d'une certaine austérité. Aussi, je vois autour de moi des consoleux pur jus s'intéresser à ce jeu et qui, à terme, seront amenés à jouer à la série sur PC. A mon avis, s'il y a matière à critique, c'est bien plus dans l'approche étrangement peu ouverte sur le plan culturel de cet épisode comparé à ses aïeux que sur tout autre élément. [] |
| CBL Pixel visible depuis la Lune ![]() |
5 à 6 heures ? je veux bien le croire mais je boucle la démo en moins d'une heure trente et je ne suis pas loin de la victoire culturelle...
J'exagère un peu pour les 2-3 villes mais c'est l'idée. Les continents me paraissent tout petit. Mais comme les villes sont bien plus petites dans Revo et qu'elles ne s'étendent pas, on peut en caser plus. Pour les conditions de victoire, je suis très mitigé : -Economique : avoir 20000 PO. -Territoriale : prendre les capitales ennemies (là encore, je rush) -Spatiale : pas pu tester. Mais Beyond The Sword l'avait déjà bien plus complexifié. Il ne fallait plus simplement etre le premier à envoyer le vaisseau mais avoir construit le meilleur histoire d'arriver le premier Il n'y a plus la victoire aux points ? L'unité "ouvriers" n'existe plus. Je n'ai pas trouvé les aménagements alors. (On parle bien des moulins à vent/fermes/villages/mines... ?) La notion de bonheur m'est aussi passé sous le nez. En tout cas, personne n'était mécontent dans les villes que j'ai volé après en avoir fait le siège... |
| Odysseus Pixel planétaire ![]() |
Quelques petites corrections/précisions CBL:
-Une partie de Civilization Revolution, contre l'ordinateur (niveau moyen ou difficile) ou des joueurs humains, c'est minimum 5 à 6 heures. -Nein, on est pas à côté de ses "ennemis" au bout de deux-trois villes. La construction des cités permet d'ailleurs de rapprocher jusqu'à une case chaque nouvelle colonie. -La victoire culturelle est loin d'être facile puisqu'elle requiert une concentration presque exclusive dans ce domaine, d'où un énorme risque d'invasion militaire. -La conversion d'une ville via un personnage illustre ne se fait que si la ville en question à un niveau culturel très faible, dont la capitale n'est pas mieux ET qu'elle est éloignée de cette dernière. En gros, seuls les mauvais joueurs se font prendre une ville de cette façon. -Nein, les autres conditions de victoire ne sont pas du même acabit, la victoire par conquête spatiale est d'ailleurs plus complexe et délicate que dans Civilization IV. -Les aménagements et les ouvriers ne sont pas passés à la trappe, on les gère via un sous-menu du menu de chaque ville. -Les spécialistes sont toujours présents, mais il y en a bien moins. -La notion de bonheur est toujours là, la révolte et l'anarchie elles aussi. Sinon tout le reste est juste. |
| CBL Pixel visible depuis la Lune ![]() |
Bon ba je vais jouer l'avocat du diable.
Le jeu ne sort pas sur PC mais sur DS. Ce détail a son importance : Firaxis a déclaré que tout le gameplay (et l'IA) avait été pensé pour tourner sur le proc à 66mhz de la DS. Les 3 versions ont le même gameplay qui est forcément très réduit. Par dessus ils ont ajouté des excuses bidons à base "besoin de faire des parties courtes" alors que Civ IV avait fait de gros efforts dans ce domaine grâce aux automatismes qui permettent de faire une partie en 8h. Il est même possible de faire du démarrage avancé pour débuter directement à l'époque voulue... En plus Civ c'est vraiment le jeu où on aime prendre son temps pour bichonner sa Civ et la voir évoluer. Comment faire des parties courtes ? Ca passe essentiellement par trois tonnes de raccourcis, le plus gros étant la carte du monde (celles de Civ IV étaient déjà sphériques) qui a réduit comme une peau de chagrin. Du coup, au bout de 2-3 villes on est déjà à coté de ses ennemis. Ca passe par des nouvelles victoires au nombre de 4 (contre 7 pour Civ IV). La victoire culturelle est d'une facilité étonnante : il suffit de cumuler 20 merveilles/personnages illustres/villes converties. Comment convertit-on une ville ennemie ? Oubliez le processus de conversion culturelle de Civ IV. Il suffit d'avoir un personnage illustre approprié et de cliquer sur convertir. Même pas besoin d'aller dans la ville ennemie. D'ailleurs ce n'est plus le niombre de spécialistes qui définissent quel personnage illustre va arriver. Les autres victoires sont du même accabis. Sont passés à la trappe : -les aménagements et les ouvriers. Il suffit de payer un peu d'or pour faire apparaitre une route en un tour. -les spécialistes -la religion : ce qu'il est en reste est un ersatz. On découvre juste la techno "Religion" et point barre. Adieu les missionnaires, le palais du pape, les conversions, les guerres de religion, les différents types de culte... -la notion de bonheur et les révoltes : on peut construire dès une ville juste après l'avoir conquise -les traits de caractères des leaders -la variété de leaders et de civilizations -comme l'a dit Nordine : le coté multiculturel (et franchement à gauche) de Civ IV -la gestion de la santé et de la pollution ... Ont été largement simplifiés : -les promotions des unités -la culture et les villes : la zone d'influence d'une ville est de 9 cases et point barre -la gestion des ressources : plus besoin de faire des mines ou des paturages (forcément il n'y a plus d'aménagements). Il n'y a plus de contrainte de ressource pour faire les unités : on peut produire des cavaliers sans avoir de chevaux -la diplomatie (adieu la vassalité, les colonies et les échanges) -les routes commerciales -les barbares n'attaquent plus les premiers et font des villages -la gestion de la production dans la ville -l'arbre de recherche qui est à base de condition "OU" -les possibilités des personnages illustres ... En fait en faisant cette liste j'ai fini par comprendre ce qu'a fait Firaxis : ils ont copié quasiment exactement le gameplay de Civ II en ajoutant quelques trucs du III. Ca se voit sur de nombreux points (outre ceux que j'ai déjà cité) : -les colons ne bouffent plus de nourriture quand on les produire mais ils font diminuer la population de 1 -quand on laisse des unités en fortification sur la carte, elles produisent un fort -il n'y plus 3125 possibilité de gouverner (grace aux doctrines) mais juste un type de gouvernement unique qu'on choisit parmi 6. -la possibilité de payer en or pour accélérer une production Une fois qu'on se rend compte qu'on a affaire à un remake de Civ II, la pillule passe un peu mieux. Pourtant certains trucs continuent d'être moyens comme le fait de pouvoir assembler 3 unités en une rend les rush bien trop faciles. Les bonus donnés pour le premier qui découvre une techno/fait une merveille sont trop puissants, idem pour les bonus donnés avec l'or qui grimpe. Je pense qu'un patch va vite rééquilibrer tout cela. Après je ne trouve pas l'interface si pratique que cela. Celle de Civ IV était vraiment bien pensée. Le zoom arrière n'est pas assez puissant, il faut attendre que le texte défile pour savoir combien de tours il reste pour produire une unité et le menu de construction n'indique plus combien de tours sont nécessaires pour faire qqch (il indique juste le nombre de marteaux). Par contre je reconnais que les controles sont bien pensés. Est-ce que Civ Revo est un mauvais jeu ? Surement pas. Est-ce qu'il a été trop simplifié ? Trois fois oui. Les concessions sont énormes et le jeu a perdu énormément en richesse. Si Civ IV c'est les 9 Princes d'Ambre, Civ Révo est le Monde de Narnia. C'est dommage car les consoleux vont passer à coté d'une bonne partie du sel de Civ. C'est encore plus dommage quand on sait que le premier Civ a été porté sur SNES et Civ II sur PSone à chaque fois à l'identique. |
| Cerebus Gros pixel ![]() |
Post très intéressant Nordine. Ca m'a rappelé que j'ai téléchargé la démo, il va falloir que j'y jette un oeil. M'étonnerait que je le prenne neuf, mais en occase ça peut être une expérience à tenter.
Pas grand chose à ajouter, mais merci pour ce post. |
| Odysseus Pixel planétaire ![]() |
J'avoue être très surpris devant le désintérêt total de la sortie d'un tel titre sur Grospixels, mais passons...
Alors, c'est quoi Civilization Revolution ? En gros, il s'agit d'un épisode annexe de la série, spécialement pensé et conçu pour la Xbox 360 et la PS3. Ce n'est donc pas une suite à Civilization 4 mais un jeu à part, qui possède ses propres particularités et mécanismes de jeu. Le principe reste le même puisqu'il consiste à faire s'étendre une civilisation choisie par le joueur parmi une vingtaine de dirigeants puis de partir à la conquête du monde par le biais de différents éléments. On retrouve donc les fameuses conditions de victoires, de la prise de capitales à l'extension culturelle en passant par la puissance économique ou la course à l'espace. Chaque condition de victoire est étroitement mêlée à une autre (par exemple, la conquête spatiale induit souvent une victoire culturelle proche) et le joueur est totalement libre de composer avec tous ces éléments. Tout le reste est dans la même veine, avec une large parenté héritée de Civilization 4 et de son extension Beyond the Sword. Cependant, il existe quelques différences allant au-delà de l'aspect graphique ou de l'interface de jeu. En effet, si Civilization Revolution prend en compte le facteur religion, il n'existe plus de variété des cultes. Le judaïsme, le christianisme, l'islam, l'hindouisme, le bouddhisme et j'en passe sont tous regroupés sous le dénominatif "religion", sans plus de précision. Si l'on peut soupçonner un aplanissement de la chose par souci du politiquement correcte auprès du public console, ce qui serait regrettable, reste que ce facteur primordial dans la série est ici réduit à sa plus simple expression. Pire, une civilisation qui acquiert la religion sera de fait amenée à plonger dans le fondamentalisme, soit l'un des types de gouvernements disponibles. Curieusement, les arabes sont les seuls à commencer le jeu avec la technologie religion par défaut, et donc les seuls à être fondamentalistes par défaut... Et même si cela octroie quelques bonus, restent qu'un début de partie avec un tel régime est des plus handicapant puisqu'il devient impossible de produire de la science. Paradoxalement, d'autres régimes comme la monarchie n'ont que des avantages, celui-ci permettant de doubler sa production de culture et donc d'étendre ses frontières par deux. D'autres éléments de jeu sont eux aussi atteints d'une nette prise de position. Ainsi, quand bien même un joueur se tournerait vers le pacifisme, développer une technologie pourtant neutre en théorie génère automatiquement une unité militaire. Un joueur qui souhaiterait se concentrer exclusivement sur le développement culturel peut donc, malgré lui, représenter une menace militaire... Un autre élément de jeu est également contestable, à savoir la très nette orientation vers la culture anglo-saxonne. Une fois sorti de l'antiquité, quasiment toutes les merveilles à dispositions du joueurs sont anglo-saxonnes, là où les autres Civilization mettaient un point d'honneur à proposer des monuments de toutes les civilisations. Finit donc la tour Effeil, le Taj Mahal, l'université de Sankoré, le parthénon et j'en passe, tout n'est désormais qu'en lien direct avec la culture anglo-américaine. Les personnages illustres subissent le même sort, avec une très nette majorité de scientifiques et artistes anglo-saxons. Le pire étant que, dans la civilopedia, certains d'entres-eux sont présentés comme les pionniers historiques d'une découvertes alors que ce n'est pas le cas, CF cet illustre anglais inconnu qui aurait inventé la première machine à calculer alors qu'elle fût inventée, des siècles auparavant, par Blaise Pascal. Enfin, plusieurs grandes civilisations ont purement disparues, comme les perses, les amérindiens ou encore les maliens. Egalement, il n'y a plus qu'un dirigeant disponible par civilisation. J'avoue être très surpris d'un tel ethno-centrisme alors que Sid Meier a toujours mis un point d'honneur à l'équilibrage des représentations culturelles dans ses jeux, c'est à se demander quel degré d'implication a-t-il eu dans cet épisode. Pour autant, Civilization Revolution reste un jeu excellent et un incontournable pour qui aime les jeux de gestion. Toutes les autres composantes de jeu sont fidèles à la série sans pour autant avoir subit une simplification sous le prétexte de l'accessibilité sur console. Le joueur peut donc faire évoluer sa civilisation vers l'orientation de son choix, en personnalisant jusqu'aux moindres éléments de production. Je dirait même que, tout épisode annexe qu'il est, Civilization Revolution apporte son lot de nouveautés qui mériteraient amplement d'être portée dans une prochaine suite à la série. Par exemple, la possibilité de former des armées en fusionnant trois unités militaires, multipliant ainsi les bonus alloués individuellement. De cette façon, la force armée n'est pas liée à celle du plus grand nombre d'unités mais à la gestion qu'en fait le joueur. Autrement dit, une armée de fusiliers intelligemment composée est plus efficace qu'une armée de canonniers basiques. Toujours dans le domaine militaire, la possibilité de retirer ses troupes en cours de bataille est une très bonne chose puisqu'elle permet de sauver une unité ou une armée plutôt que de la perdre en cas de déconfiture. Egalement, dans le domaine des négociations, Civilization Revolution permet plus de possibilités, ce via une interface très simple d'utilisation. Plus largement, l'interface de jeu est nettement plus agréable et lisible qu'auparavant, tout en étant très complète. De façon générale, le jeu est bien plus beau, infiniment moins austère visuellement que le reste de la série. On compte plusieurs autres changements, comme la possibilité de construire des routes en un tour, l'automatisation de l'exploitation des cases de ressources ou le dévoilement de la carte du monde au fur et à mesure des échanges culturels et commerciaux plutôt que par l'envoi d'un éclaireur. Toujours dans ce domaine, le joueur ayant développé le projet Manhattan ne peut envoyer qu'un seul et unique missile intercontinental durant une partie. De fait, la seule présence de cette arme entre les mains d'un joueur pèse bien plus qu'avant sur les relations diplomatiques entre les civilisations. Et une fois utilisée, elle est nettement plus efficace puisqu'elle rase entièrement une ville, quel que soit son niveau, sauf les capitales. Aussi, la conquête spatiale oblige le joueur à construire sa base pièce par pièce, ce qui laisse une chance aux autres joueur de contrer sa victoire imminente, ce sans compter le délai nécessaire pour accéder à Alpha du Centaure. La carte du monde est sphérique mais aussi plus petite. Dans un premier temps, on est amené à penser que l'on va rapidement se marcher dessus mais il n'en est rien, la surface habitable étant largement suffisante pour faire cohabiter cinq nations pleinement prospères. Question modes de jeu, il en existe un paquet, que ce soit en solo ou en multi. Le jeu libre est évidemment disponible, mais aussi le mode scénario avec des mises en situations à objectifs particuliers, un mode "partie de la semaine", où les joueurs téléchargent une partie déjà construite et doivent la terminer selon des conditions bien précises en concurrence avec d'autres joueurs, etc. Le multi est lui aussi présent, avec différents modes disponibles, en chacun pour soi ou en équipe, et ce en ligne ou sur la même console. [] |
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