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| Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut) | |
| FF_Clad Pixel monstrueux ![]() |
Citation :
Le 2005-03-07 22:51, petitevieille a écrit :
L'infiltration, ça me gonfle, la guerre, ça me rebute, les persos charismatiques à la con, ça m'énerve, et la hype plaiestéchonesque de MGS finit de me dégoûter (si cela était encore nécessaire). Chat-zou-mat-roux, qu'aurais-tu à prescrire à un irrécupérable comme ça ? Une seule chose : le talent excuse tout. Moi aussi ma passion c'est Sega plus que le jeu vidéo dans son ensemble. Moi aussi les jeux de guerre ça me laisse froid et je ne ressens que de l'indifference pour les Call of Duty, Medal of Honor & cie auquel j'ai jamais eu la curiosité de toucher. Autant que je me souvienne, je crois n'avoir jamais joué à des jeux mettant en scene des guerres historique ou fictionelles-mais-réalistes. A l'exception de Metal Gear. je crois qu'à un certain niveau de qualité, on peut tout accepter. Et des choses à accepter, il y en a. A commencer par le fait que Metal Gear Solid, ça n'est pas un jeu vidéo. Enfin, pas que : c'est aussi un film. D'accord, on y joue sur une console de jeu et pas sur un lecteur DVD, mais c'est parce qu'une console sait lire de la vidéo, alors qu'un lecteur DVD ne sait pas produire du gameplay 3D. Donc voilà, le principe est posé : les Metal Gear Solid, et MGS3 ne fait pas exception, sont pleins de longues séquences non interactive. Et c'est très bien comme ça ! Pourtant, et je pense que tu me rejoins là dessus Petitevieille, je suis le premier à applaudir quand Nintendo annonce que le prochain Mario n'aura pas d'élements narratifs. Parce que zut, Mario Bros sur NES, ou Sonic sur Megadrive, on allume, on appuie sur Start, et on est au coeur de gameplay, quel pied ! Et par contraste, quelle plaie de se taper de longues cinématiques et trentes écrans de transitions dans un Sonic Adventure ou un Mario Galaxy, à appuyer frenetiquement sur start pour dégager ces nuisances et se retrouver à courrir et sauter dans les si bons niveaux. Mais pourquoi ce qui est haïssable dans Mario est digne de louanges dans Metal Gear ? La raison est toute conne : le talent. Le scenario de Metal Gear, il t'intrigue, il te prend, et il te lache plus. Si on ne prenait que les vidéos et qu'on le sortait en DVD, ça donnerait un excellent film. On ne peut pas en dire autant de Sonic, dont le scenario ne sert qu'à contextualiser (maladroitement) les niveaux. Et là où c'est fort, c'est que c'est pareil pour le gameplay ! Il est si agréable, si bien pensé, si prenant, qu'en supprimant toute forme de scenario et en ne gardant que le gameplay pur, decontextualisé, on aurait un excellent jeu. La preuve ? Ils l'ont fait. Et j'ai pris mon pied dessus.
VR Training, une centaine de niveaux sans texture ni scenario, vendu tel quel Mais là où on entre dans le sublime, c'est que ces deux parties, ces deux faces de Metal Gear Solid, sont totalement transcendées par la façon dont elles sont melés, imbriqués. Une partie de Metal Gear, c'est une frustration permanente volontairement orchestrée : une cinématique fait avancer le scenario, on crève d'envie d'en savoir plus, mais là, paf, phase de gameplay, et on a vraiment envie de voir la cinématique suivante. Puis dans la phase de gameplay, on s'éclate avec toutes les options offertes pour se planquer et mystifier les gardes, mais paf, arrive une cinématique alors qu'on a à peine eu le temps de jouer, et qu'on s'amusait tellement qu'on voudrait que ça continue. Et comme ça en permanence du début à la fin du jeu. Alors oui après, on est dans la thématique de la guerre. Mais pas n'importe laquelle, dans Metal Gear Solid 3 il s'agit de la guerre froide : pas de bons et de méchants, pas de conflict ouvert, mais de l'espionnage, de la politique, de la propagande, des double et triple agents à gogo. Et puis, comme toujours, une pointe de fantastique. Juste une pointe, toujours à la limite, d'ailleurs on sait jamais trop si on est vraiment dans le surnaturel ou seulement dans le possible-mais-improbable, le suspension of disbelief n'est jamais atteint. Le scenario est aussi à plusieurs niveaux de lecture. C'est une grande saga, qui se déroule des années 60-70 aux années 2010-2020 (le scenario commence bien avant, tout se met en place dés l'entre-deux guerre), avec ses surprises et ses coups de théatre. C'est aussi à chaque fois un thème précis qui est abordé (la vision mecaniste de l'homme dans le premier Metal Gear, la perpetuation, la preservation et la transmission de la culture dans le second...), qui fait que chaque épisode peut aussi être pris totalement indépendament, en dehors de la saga dépeinte par l'ensemble de ceux ci. On peut aussi le voir comme un support de reflexion, introspectif, sur le jeu vidéo dans son ensemble. Certains décrivent ça comme "le jeu vidéo qui se regarde le nombril", moi ça ne me dérange pas, parce que pour un jeu vidéo qui parle de jeux vidéo, combien, par exemple, de romans qui parlent de litterature ? Et pour finir, Metal Gear c'est aussi de nombreuses trouvailles sur les spécificités du jeu vidéo. La plupart sont trop importante pour que je puisse les dévoiler, il faut les découvrir en jouant. Mais par exemple, puisqu'on parle ici de Metal Gear Solid 3, qui est une prequelle à la saga, la mort du héros, Snake, ne nous affiche pas un écran "Game Over", mais "Time Paradox". Je t'ai donné envie de jouer à Metal Gear ? Chouette ! Alors, comment aborder la saga ? J'envie celui qui n'a jamais découvert ces chefs d'oeuvre, mais en même temps je le plaint un peu : Metal Gear est une experience qui ne se limite en fait pas qu'aux jeux, les bandes annonces, les informations que fait volontairement passer Hideo Kojima lors des interviews au fur et à mesure que la sortie d'un nouveau Metal Gear approche, y sont pour beaucoup dans l'instauration de l'univers. Et les rechercher aujourd'hui, c'est prendre le risque de s'exposer aux spoilers, alors que Metal Gear Solid n'est vraiment pas une série à se faire spoiler. Idéalement, je verrais la plongée dans la série comme ça : - Lire un petit resumé des deux premiers Metal Gear (ceux des années 80, sur MSX. Sachant que Metal Gear 1 sur NES a une histoire un peu modifiée, et les modifs sont pas canon, et Metal Gear 2 sur NES ("The revenge of Solid Snake") est un jeu totalement different de la version MSX ("Metal Gear Solid Snake"), absolument pas canon) - Jouer à Metal Gear Solid (personellement j'aime bien le remake "The Twin Snake" sur Gamecube, la version d'origine est sur PSX et PC) - Regarder la bande annonce officielle de Metal Gear Solid 2 - Jouer à MGS 2 (PS2/PC/Xbox) - Regarder la bande annonce officielle de Metal Gear Solid 3 - Jouer à MGS 3 (PS2, existe en deux versions, la version de base avec une camera aerienne, la version remasterisée "subsistance" avec une camera en vue arrière.) Après, j'ai pas été plus loin, mais les deux autres jeux "canon" sont Portable Ops sur PSP (je me suis fait prêter une PSP pour ce jeu) et MGS4 sur PS3 (j'espère pouvoir me faire prêter une PS3, c'est à peu près le seul jeu de la machine qui me fait envie). Il y a aussi une version Game Boy (Babel quelque chose), je pense pas qu'elle soit canon. Et deux versions PSP (Metal gear Acid) pas canon. Egalement, un add-on PS1 "virtual mission" qui est une suite de niveaux sans scenario. [ Ce Message a été édité par: FF_Clad le 2009-06-17 16:15 ] |
| Neofire Pixel de bonne taille ![]() |
Remarque : Au cas où certains qui n'ont pas joué au(x) jeu(x) suivraient quand même ce fil, le message qui suit contient des spoilers quant aux rebondissements de MGS 2 et 3.
Je dois avouer que c'est aussi quelque chose qui me chafouine. D'un côté, on a Kojima qui (schématiquement) réfléchit à donf sur les possibilités du médium et qui fait du jeu vidéo avec les élements du jeu vidéo tout en causant du jeu vidéo (le combat contre The Sorrow pour mettre le joueur face à ses actes, c'est du jeu et rien que du jeu! Tout le discours sur Raiden/Le Jouôr, même si étayé, enrichi et développé dans les cinématiques est déjà contenu dans le gameplay, ...), et de l'autre ce même Kojima nous envoie parfois une heure sans une seule minute de jeu vidéo. Je saisis pas exactement le but de la démarche, et ca sonne un peu comme un aveu d'impuissance pour moi (même si personnellement, j'adore). En fait, c'est moins la présence des cinématiques qui me gène que leur exécution(d'un strict point de vue cinématographique). Dans MGS, je trouve la mise en scène sinon inspirée, en tout cas très bien exécutée et empreinte d'une humilité qui tranche avec l'emphase des itérations qui suivront, quelque part (toutes proportions gardées) entre la sécheresse d'un film d'action des 70's et le rythme sans faille ainsi que les teintes sombres d'un actionner du début des 90's. Et ca fonctionnait très bien, les cinématiques étaient placées où il fallait, duraient le temps qu'il fallaient, et nourrissaient l'action tout comme l'action les nourissait (c'est toujours le cas dans les meilleurs passages de ces suites je trouve). Mais alors depuis MGS2, tout ça est régulièrement saccagé par des passages de grand portnawak, à base de bullet-time outrancier, de motos qui font des saltos et de comic-attitude. C'est sans maitrise, sans retenue, et sans la moindre once de classe. Dans l'absolu je suis client (même si c'est pas du Tony Scott), mais dans MGS2 et 3 (et encore plus dans Twin Snakes, soit dit en passant), ca jure avec les ambitions "émotionnelles" du scénario. J'adorerais être ému par la mort de E.E, j'adorerais ressentir toute la portée du combat contre The Boss. Mais avant, ça y'a eu les katas de l'apocalypse de "The Pain", y'a eu le dentier de The End qui s'envole dans un rayon de soleil. Mais avant ça, y'a eu la poignée de main wesh'bro fo' life entre Snake et Otacon. Ca me sort complètement du truc, ce qui n'arriverait pas si le "truc" n'était pas tiraillé entre sa tendance à l'action baroque et à la pose attitioude et les tentatives de mettre en jeu des scènes à forte portée émotionnelle. Faudrait que Kojima s'empêche parfois de se vautrer dans le kitsch qu'il semble affectionner, parce que ca dessert tout un pan de ces jeux je trouve. Mais j'ajoute qu'à mon humble avis, c'est pas franchement le pan primordial de son "oeuvre". J'veux dire, l'histoire des MGS c'est chouette, souvent intéressant et relativement fouillé mais au final, on s'en fout non ? Y'a tellement autre chose, et cet autre chose est tellement plus important ... |
| Jarel Gros pixel ![]() |
Citation :
Le 2007-07-02 20:25, bixente a écrit: La dernière cinématique de MGS3 vaut son pesant de cacahuètes, et aprés le générique de fin, tu auras la même réaction que moi et tu te diras : "quel jeu, mes amis, quel jeu..." Je risque de rejouer les rabats joie mais même cette dernière cinématique est trop longue. Mon vieux maitre chinois (ou japonais je sais plus) me disait : "Petit dragon, saches que dans une choucroute plus tu rajoutes de choux, moins tu vois les saucisses." Bin ca me fait pareil, au lieu d'avoir des propos simples, concis (car beaucoup de blablas sont inutiles à la compréhension de l'histoire), des flèches qui touchent le joueur, on a des gros descriptifs qui par moment me faisaient penser à ca. Bouclier anti réaction à chaud de fan boy ON Attention je ne dis pas que je n'ai pris aucun plaisir dans ce jeu -que les choses soient claires je ne dis pas que le jeu est nul, loin de là- Mais pour un jeu qui prone un tel rapprochement avec le cinéma, sa narration -elle- comporte tout ce que je ne supporte pas dans le cinéma. Les bons narrateurs sont justement ceux qui savent se servir de leur média -des images- afin de passer un maximum d'information (exemple d'école : la scène d'ouverture de fenètre sur cours d'Hitchcock) sans avoir recours au moindre blabla. Dans MGS3 ce mode narratif est complètement oublié. Il serait intéressant de voir justement si aujourd'hui -avec le rapprochement jeu vidéo/cinéma- si nous, joueurs, on a la même exigence entre ces deux médias ou on reste plus tolérant envers l'un. PS: J'ai bien aimé la scène intime de la fin avec la cheminée et le tapis en fourrure de Tigre ^^. J'étais mort de rire. |
| Pierre Pixel monstrueux ![]() |
Citation :
Au lieu d'intégrer les explications et l'histoire au jeu on a le droit à de gigantesque parenthèses où on ne fait plus rien et où un gars déblatère pendant trois plombes. Hum, je ne vois pas comment Kojima pourrait intégrer des explications aussi longues aux phases de gameplay. Ou alors il faudrait qu'il synthétise tout en quelques phrases (ça doit être faisable ^^) et utilise des dialogues, des voix off, de la "narration environnementale" (décors, documents, affiches, ordis...) pendant les phases de jeu pour distiller ses révélations. Kojima n'est jamais aussi bon que lorsqu'il intègre pleinement son propos, son scénario aux phases de gameplay : la fin de MGS2, le combat contre The Sorrow... |
| bixente Pixel imposant ![]() |
La dernière cinématique de MGS3 vaut son pesant de cacahuètes, et aprés le générique de fin, tu auras la même réaction que moi et tu te diras : "quel jeu, mes amis, quel jeu..." |
| Mike the freeman Pixel monstrueux ![]() |
Juste une question.
De quel monologue parles-tu ? Si c'est celui de The Boss dans le champ en fleurs, que le ciel me foudroit sur le champ !! T_T ( j'étais littéralement en transe devant la classe de ce perso à ce moment-là ) Tes reproches sont à peu près ce que les détracteurs reprochent à la série, du gameplay entre deux grosses phases de blabla. J'imagine qu'il faut aborder le jeu dans le bon état d'esprit si on veut pas être déçu. "Pour conclure je ne regrette vraiment pas ma partie de MGS3 mais je reste sur ma faim devant un épisode qui n'a pas su vraiment apporter un nouveau souffle -jouabilité aussi rigide, nouveautés gadget- juste un petit entrappercu de ce que pourrait être un vrai grand jeu de survie dans la jungle façon Rambo." Il faut garder à l'esprit que MGS 3 réutilise le moteur de MGS 2, donc forcément l'évolution est un peu plus limité que si tout avait été repris de zéro ( certe, ce n'est pas une excuse ). Si tu as joué à la version normale, je te conseille vivement d'essayer Subsistence qui apporte davantage grâce à la caméra orientable. |
| Jarel Gros pixel ![]() |
4 ans plus tard. Hop je suis juste arrivé devant le combat final de MGS3 avant que mon fils ne se réveille. Donc je ne verrai la fin que la prochaine fois. Encore une fois Kojima nous gratifie d'un monologue de 15 minutes pour expliquer tout un tas de choses et surtout gionfler un speech de tout un tas de trucs inutiles. C'est dingue de voir comment on peut passer d'un final haletant, d'une course poursuite incroyable à un monologue à la con du boss à la fin. Je persiste à dire quand même que l'on a là un gros manque de rythme et un scénario gonflé de clichés et de blabla. Cela me fait penser à des vieilles BD, où l'action suit son court puis on a le droit à une vignette complète de texte pour expliquer tout ce qui n'apparait pas dans les dessins. MGS 3 c'est ca. Au lieu d'intégrer les explications et l'histoire au jeu on a le droit à de gigantesque parenthèses où on ne fait plus rien et où un gars déblatère pendant trois plombes. Le jeu a beau être superbe, parsemé de scènes cultes, de moments forts ces passages là le rendent particulièrement indigeste par moment. Je dois aussi admettre qu'entre un début trés sympathique (trip survie dans la jungle) une fin génialissime (sauf les blablas) l'entre deux est un peu mou, juste entrecoupés par des combats contre des boss parfois plus ridicules qu'autre chose. Les intérieurs eux n'apportent rien de plus que dceux dans les épisodes précédents (à part changer de camouflage pour passer incognito du carrelage vert au carrelage jaune). Pour conclure je ne regrette vraiment pas ma partie de MGS3 mais je reste sur ma faim devant un épisode qui n'a pas su vraiment apporter un nouveau souffle -jouabilité aussi rigide, nouveautés gadget- juste un petit entrappercu de ce que pourrait être un vrai grand jeu de survie dans la jungle façon Rambo. Vivement le remake de MGS3 sur next gen. |
| Chonko Pixel digne de ce nom ![]() |
Citation :
Le 2005-07-21 13:42, RainMakeR a écrit: Citation :
Le 2005-07-20 13:57, Shinsei a écrit: Concernant les boss, j'ai trouvé les séquences de gameplay qui s'y rapportent très réussies bien qu'un peu lourdes (le combat contre the End, notamment, peut être très long, mais il est presque impossible de perdre contre à moins de s'y prendre très mal). Mais heu j'ai déja perdu contre lui. Un headshot ça pardonne pas. Par contre j'ai mis un moment avant de comprendre que le bruit d'ours mal léché que j'entendais dans le jeu (et qui me saoulait) c'etait le bide de Snake pareil!!! je comprenais pas d'où venait ce bruit |
| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique |
Citation :
Le 2005-07-20 13:57, Shinsei a écrit: Concernant les boss, j'ai trouvé les séquences de gameplay qui s'y rapportent très réussies bien qu'un peu lourdes (le combat contre the End, notamment, peut être très long, mais il est presque impossible de perdre contre à moins de s'y prendre très mal). Mais heu j'ai déja perdu contre lui. Un headshot ça pardonne pas. Par contre j'ai mis un moment avant de comprendre que le bruit d'ours mal léché que j'entendais dans le jeu (et qui me saoulait) c'etait le bide de Snake |
| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() |
Citation :
Si tu fais référence au fait qu'ils explosent tous, l'explication se trouve dans une conversation radio: tous les membres du Cobra Unit portent une micro-bombe sur eux, pour leur permettre d'éviter de tomber aux mains de l'ennemi en cas de défaite éventuelle (équivalent plus spectaculaire de la dent creuse au cyanure en somme). C'est surtout une référence à MG2SS. |
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