C'est un jeu remarquable, l'un des tous premiers (sinon le tout premier) à être entièrement bâti sur l'équation "joueur sadique + moteur physique Havok = fun", que le génial
Max Payne 2 laissait entrevoir par pas mal de ses aspects. Pour ceux à qui ça parle, Destroy All Humans, que j'avais essayé chez Maze, est bâti sur un schéma de contrôle quasi-identique, à tel point que je suis persuadé qu'il s'agit du même moteur.
Le résultat, dans son enrobage de série B "Hollywood Night + Les Jeudis C'Est L'Angoisse" (genre Firestarter 2: A l'Epreuve des Flammes, pour ceux qui l'ont vu

), est absolument jouissif. C'est d'un bourrinisme complètement assumé, avec des pouvoirs psioniques qui permettent de faire des trucs débiles (vive le surf télékinétique, le lancer de cadavre enflammé, et les blaguounettes du contrôle mental) et des boss tout droit sortis d'un comic book ringard (moi je t'envoie des camions sur la gueule, ouaiiis!)...
...Jusqu'au dernier niveau. C'est peut-être le seul vrai défaut de Psi-Ops: son dernier niveau est l'un des exemples les plus minables de "je te prends tous tes jouets et je me casse avec" de l'histoire du jeu vidéo, à égalité avec le passage de
Final Fantasy 8 sur lequel je radote tout le temps. D'un coup:
1. Les ennemis sont tous immunisés à tous les pouvoirs du héros. Une fois qu'ils nous ont vus, ils ne sont plus soulevables par télékinésie, plus contrôlables mentalement, et leur armure dispose d'un extincteur intégré (si si) pour ceux qui voudraient tenter la pyrokinésie.
2. Comme on vient de récupérer la vision astrale, il faut bien qu'on s'en serve. Il y a des pièges invisibles (et des ennemis invisibles super lourdingues à buter) absolument partout. Tous les 10 mètres, il faut penser à s'arrêter pour regarder bien partout à coups de vision astrale, sinon on clamse comme une merde.
Jusqu'ici, on n'avait pas eu le temps de s'ennuyer (faut dire aussi que le jeu n'est pas très long). Et soudain, le jeu perd tout ce qui le rendait fun: les pouvoirs et le rythme. On se retrouve dans un run and gun mou (run pas trop and gun ce que tu peux de loin), mâtiné de die&retry, qui s'effondre lamentablement, fauché en plein vol par des level designers bourrés. A tel point que je ne l'ai même pas fini.
Ceci dit, Psi-Ops, avant ça, c'est 5 gros niveaux de TK-bonheur total à partager entre amis. Comme il ne doit plus rien coûter, je ne saurais que trop vous conseiller de vous le procurer et d'arrêter au moment où il le faut.
PS: Par contre, je ne me rappelle pas qu'il soit sorti sur PS2.