Vous connaissez tous
Golden axe n'est-ce pas?
Si, c'est ça:
Ah vous voyez! Et même tout récemment une nouvelle aventure dans cet univers d'héroïc fantasy a été éditée, dont voici paraît-il le seul argument convaincant!:
Mais entre tout ça, est sorti en 1991 sur Master System le jeu
Golden Axe Warrior, un épisode à part de la franchise qui mettait à part le beat'em all pour mieux se focaliser sur l'aventure, il faut dire que l'univers s'y prête.
Ca ressemble à ça:
Euh non pardon, à ça:
Avouez que ça peut prêter à confusion tout de même.
C'est l'ami rudolf qui m'a donné envie de jouer à ce jeu, avec ses récits épiques dans le monde d'Hyrule. Moi tout honteux de n'avoir jamais joué plus de 15 minutes d'affilée aux deux zelda sur Nes je me suis dit qu'il fallait combler cette lacune.
Mais ne voulant pas faire le mouton de panurge et ayant beaucoup de sympathie pour les loosers, je me suis mis ce matin à GAW, avec la ferme intention de boucler ce clone de Zelda, car il faut dire ce qui est c'en est un, avec cinq ans de retard.
Oui mais voila des clones de ce calibre j'en veux bien tous les jours au petit déjeuner!
Tout d'abord, et contrairement au premier Zelda, c'est joli. Même très joli. Les couleurs sont chatoyantes et font vraiment honneur à la palette de la MS, bien loin des tons terreux que les joueurs sur NES se farcissent dans tous leurs jeux (et vlan!

).Ensute il y a le héros lui même, qui est l'exact opposé du fier guerrier de la page de présentation. On joue un gringalet en super deformed, avec des yeux plus gros que la tête et un casque bleu du plus bel effet, réhaussé par deux belles corne du goût le plus exquis. Enfin la variété des décors fait plaisir à voir avec certains détails étonnants (les villages ravagés) même si des fois c'est un peu léger (les forêts...).
Visuellement c'est kawai à mort.
Oui mais une fois le pad en main on déchante vite devant la difficulté du titre. Le perso a beau être mimi il est malheureusement un peu raide. Véloce mais raide. Ainsi il ne peut se déplacer que dans quatre directions. Alors que son confrère Link supporte, si je me souviens bien, les diagonales. ce qui rend les affrontements avec les ennemis, nombreux, rapides et aux mouvement fort indécis, très éprouvants au début.
On débute avec un grand couteau et trois pauvres coeurs de vie, et les premiers affrontement avec les ennemis lanceurs de flèches tournent vite court.personnellement je l'ai joué petits bras, à chaque ennemi durement vaincu, souvent à la limite de la mort, je quittais le champ de bataille comme un couard pour m'en retourner au village, dormir à l'auberge histoire de me refaire une santé (bien repérer les auberges gratuites, certaines sont payantes pour le même service, merci au Guide du routard édition
Golden Axe 1991 pour l'info), une petite sauvegarde, et zou, j'y retournais. Technique peut-être risible, n'empêche que cela m'a permis d'explorer les environs, de découvrir l'emplacement de deux donjons, de marchands et personnages divers qui n'apparaissent que lorsque tous les ennemis de certains écrans sont vaincus, et de me faire un peu de thunes.
Enfin façon de parler, on n'est pas chez ces richards de nintendo ici, les rubis ne sont pas distribués au kilomètre! la monnaie locale se gagne durement et avec beaucoup de parcimonie au fil de l'épée! Et les marchands cachés dans les bois ont beau être beaucoup moins chers que dans les villages, il n'en reste pas moins que pouvoir leur acheter même l'objet le moins est le fruit d'une mûre réflexion. D'autant plus que l'utilisation d'un continue est facturée le tiers du trésor personnel du héros. Je peux vous dire qu'avec trois pauvres coeurs et la hargne des adversaires on a vite fait de retomber à zéro au début.
CONSEIL!!! Je détourne le système de continue en sauvegardant comme un gros porc n faisant plein d'allers et retours vers les points de sauvegarde. Ainsi quand je meurs, je fais quitter la partie, je la recharge et hop, j'ai gardé mes sous et on y retourne!
Après deux heures d'allers et retours plus ou moins heureux je me suis décidé à entrer dans le donjon numéro un, et là le clonage du Zelda tourne à fond les ballons. Ce premier donjon est très petit, juste histoire de se mettre en jambe pour la suite, et SURTOUT de récupérer la hache qui tape plus fort et sur une bien plus grande surface que le couteau.
Et en plus on peut jouer au bûcheron avec et découvrir de nombreux secrets pour qui se sent l'âme d'un élagueur.
Mes amis je vous le dis, je sens le souffle de l'aventure sur mon torse puissant.