Démonté par la presse, Rise of the Argonauts est pourtant très apprécié des joueurs. Pour changer.
J'ai acheté Rise of the Argonauts hier, ai commencé à y jouer à partir de 19h00 et ne l'ai plus lâché jusqu'à 02h00 du matin.
Après une courte nuit de sommeil, j'y suis retourné de 09h00 à 17h00, pour vous situer.
En clair, le jeu est un RPG très fortement inspiré des jeux Bioware, qui partage énormément de similitude avec leur dernier né,
Mass Effect.
On y incarne Jason, alors roi de Iolcos, qui voit sa femme mourir dans ses bras le jour de son mariage.
Iolcos, petite île-royaume, possède un statut particulier: elle est sous la protection exclusive de Zeus.
Refusant la mort de sa femme et maudissant Zeus, Jason va alors tout tenter pour ramener sa femme à la vie.
Soutenu par son ami Hercule, fils de Zeus, Jason est également épaulé par quatre dieux, à savoir Athéna, Hermès, Apollon et Arès.
En effet, ces dieux reconnaissent que Zeus n'a pas respecté son engagement, consistant à protéger les habitant de Iolcos.
De plus, la femme d'Arès n'était autre que sa descendante puisque fille du roi de Mycène, ville sacrée du dieu de la guerre.
Afin de sauver sa femme de la perdition - elle n'a pas été inhumée et donc navigue entre l'élysée et le tartare - il doit trouver la toison d'or.
Malheureusement, celle-ci a été volée par les langues noires (les mangeurs de lotus), qui sont également à l'origine du meurtre de sa femme.
Pour l'aider dans sa tâche, Jason va devoir retrouver les derniers descendants des quatre dieux auxquels il a voué allégeance, seules personnes capables de lui indiquer le chemin vers la toison d'or.
Voilà, en très gros, pour le point de départ.
Comme dit plus haut, Rise of the Argonauts est très inspiré par
Mass Effect. L'essentiel du jeu se situe donc au niveau des dialogues ainsi que des quêtes principales et secondaires.
Les combats sont en vérité peu nombreux et ne constituent pour tout dire qu'un intérêt assez limité, en-dehors des affrontements majeurs contre les boss.
Comme pour
Mass Effect, le joueur dispose d'un choix de dialogues dynamiques très larges, qui influent directement sur le déroulement de l'aventure.
Il ne s'agit pas d'une simple orientation bien/mal mais d'un véritable éventail de directions données au joueur.
Chaque choix de dialogue se fait sur la base d'une divinité: Athéna pour la justice, Apollon pour la compassion, Hermès pour la ruse et Arès pour la colère.
Au fil du jeu, des succès internes se débloquent, qui sont liés aux constellations grecques.
Selon les succès débloqués et les orientations choisies, Jason peut souligner son dévouement à une divinité en particulier et ainsi obtenir ses faveurs.
Chaque dieu propose des dizaines de faveurs uniques (on en compte plus de cent dans tout le jeu) aux effets variables.
Elles accordent des capacités temporaires ou continues lors des combats que Jason et les argonautes ont à disputer.
Côté équipement, le roi de Iolos dispose de quatre armes, à savoir un bouclier, une épée, une lance et une masse d'arme.
Il peut jongler d'une arme à l'autre de façon dynamique, sans avoir à passer par un menu quelconque. Les combos intègrent même des échanges d'armes.
Ces armes ne sont pas à acheter mais s'obtiennent en réussissant certaines épreuves, primaires ou secondaires, sans compter l'aide de l'équipage de l'Argos.
Toujours sur le principe de
Mass Effect, Jason peut naviguer depuis son bateau, aller d'une île à l'autre au gré de sa volonté.
Rien n'est vraiment déterminé à l'avance, le joueur est parfaitement libre de vivre l'aventure comme il l'entend.
Sur ce principe, aucune zone n'est fermée au joueur. Il peut accéder à tout quand il le souhaite, d'autant que l'influence de ses décisions pèse parfois très lourd dans la balance.
Côté ambiance et univers, pour peu que l'on soi friand de mythologie greco-romaine, Rise of the Argonauts est extrêmement accrocheur.
Les environnements sont riches de nombreux détails, sont tous très différents et possèdent un charme unique.
Le simple passage à Delphes est un enchantement continue, alors qu'il dure une petite demi-heure à tout casser.
Bien qu'il y ai de gros soucis techniques comme le mauvais usage du moteur graphique, les bugs de collision ou les voix étouffées des doubleurs, j'accroche à fond, passant outre ces petits détails qui ne font pas le poids face à cette aventure épique.
Je reviendrai dessus plus tard, mais c'est vraiment un gros coup de cœur que je n'attendais pas.
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"Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy