Pas de topic sur ce petit chef d'oeuvre ?
Crypt of the Necrodancer, c'est un rogue-lite (encore un), un dungeon crawler en vue de dessus.
Il est d'abord sorti en early access avant de passer en retail ce 23 avril sur Windows/Linux/Mac OS X, avec une sortie prévue sur Vita.
Tout repose sur une idée simple mais efficace : il fonctionne au tour par tour ... avec une contrainte temps réel, celle du rythme !
Vous devez faire agir votre avatar au rythme de la musique, sans quoi il sera pénalisé (son tour est sauté, il perd un multiplicateur, etc.). L'avatar se déplace de case en case en sautillant, et, à portée d'un ennemi, attaquera si on demande le déplacement vers ce dernier. On commence avec une dague, mais les armes, qui font partie des multiples items du jeu, ont chacune leur spécificité (portée d'1 ou 2 tile, touche en diagonale, dégâts variables, etc.).
Que dire sinon qu'il faut l'essayer pour l'adopter, car c'est vraiment un concept qui s'apprécie clavier/pad en main. J'étais au courant de la sortie du jeu mais le concept me tentait moyennement au vu de video, jusqu'à essayer le jeu bien plus tard, et là ce fût le coup de coeur !
tl;dr concept original et
super efficace, servi par un gameplay solide.
Level design: les niveaux sont bien sûr générés aléatoirement, items compris. Un des points que j'ai particulièrement appréciés et qu'il n'y a pas d'objets trop OP et globalement le jeu ne paraît pas trop injuste ou trop généreux (comme d'autres rogue lite que j'avais testés, tels que The Binding of Isaac, peuvent l'être).
Le jeu est composé de couloirs et il est possible de creuser les murs à l'aide d'une pelle fournie au début du jeu, pour dénicher des trésors, des salles cachées (via téléporteur), ou créer des raccourcis afin de gagner du temps. Car oui, si vous n'avez pas tué le mini-boss de niveau et atteint l'escalier à temps, la musique arrive à sa fin et vous passez au niveau suivant par une trappe. Pour les murs qu'on ne peut pas encore détruire faute d'une pelle suffisamment sophistiquée (il y a plusieurs variantes), il reste l'arme de Bomberman, en quantité restreinte.
Bestiaire : Les monstres sont assez classiques (dragon, slime, fantôme, etc.) mais tous soignés dans leur design en pixel art et leurs bruitages.
Une des séquences de boss va jusqu'à placer le joueur
sur un échiquer en lice contre des pièces adoptant les mouvements conformes aux règles bien réelles de ce jeu. Les amateurs apprécieront la référence, doublée d'un jeu de mots bien senti.
Globalement le design des monstres a son petit charme, toujours accompagnés de petits détails, comme les yeux des ennemis qui brillent dans le noir, ou le fait qu'ils battent la mesure en rythme, chacun à leur façon
La majeure partie de l'apprentissage du jeu consiste à comprendre le fonctionnement de chacun des ennemis (en jeu où dans l'arène de training dédiée), car certains sont difficiles à apprivoiser, tel le dragon rouge, qui brûle toute l'aire de jeu à l'horizontale sur l'épaisseur d'une
tile.
On est au départ
très impressionné devant la quantité et la variété des monstres (c'est aussi intimidant que génial, surtout les mini-boss), pour finalement s'en sortir beaucoup mieux avec de l'expérience. Mais il est toujours possible d'être en danger si on se retrouve par exemple entre deux feux, ou en cas de faux pas (bouger en dehors du rythme, se tromper de direction à cause de la contrainte du rythme, etc.)
Musique : Danny Baranowsky (Super Meat Boy), ai-je besoin d'en dire plus ? Il est au plus haut de sa forme sur cette bande originale. Certains persos ont droits à des remix fait par des confrères, histoire de varier.
Et même pour les quelques morceaux que je n'aurais pas forcément eu envie d'écouter en dehors du jeu, comme
Stone Cold (niveau 3-1), avec le jeu, la sauce prend sans difficulté, c'est comme DDR où ça ne me dérange pas de jouer même sur une musique comme Fascination Maxx (enfin si j'avais le niveau pour jouer ça sur tapis), alors que la musique de Fascination Maxx en elle-même, en ce qui me concerne, beurk.
Mon seul regret porterait sur le nombre d'items somme toute relativement limité pour un jeu du genre (point positif : pas besoin de 10000 parties pour comprendre ce qu'il se passe), de même pour le bestiaire, car le jeu ne comporte "que" 4 environnements. C'est bien assez pour s'occuper facile 10 à 20h de jeu rien que pour voir la fin du jeu avec 1 perso, mais on en veut toujours plus.
A noter que le jeu a eu droit à un suivi exemplaire avec de nombreux patches et mods, leaderboards, replay.
La fête n'est pas finie
Des grospixeliens y ont joué ?