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| Index du Forum » » Jeux » » Bioshock, la série : le topic de ceux qui ont fini (100% spoiler) |
| Auteur | Bioshock, la série : le topic de ceux qui ont fini (100% spoiler) |
| HappyGrumble Pixel monstrueux ![]() Score au grosquiz
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Joue à NintendoLand, Divinity 2, Zelda Skyward Sword Inscrit : May 05, 2002 Messages : 2174 De : Toulouse-cong ! Hors ligne | Pourquoi êtes-vous aussi durs avec les propos de Rudolf ? Je suis très étonné de plusieurs attitudes ici...
(Désolé si je ne développe pas sur Bioshock, je n'ai pas terminé le jeu)
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-01 20:18, Rudolf-der-Erste a écrit: Tant de retenue me confond. Effectivement, je me suis retenu, parce que ta phrase était puante. Si tu veux qu'on discute avec toi, il faut laisser une ouverture. Et accessoirement éviter d'envoyer bouler les modéros chaque fois qu'ils te font une remarque. Citation :
Tout ce que je remarque, c'est que quand j'ai dit du bien du jeu au début, on me répondait. Mais ensuite, quand j'en ai dit du mal, bizarrement il n'y avait plus personne. Ca encourage beaucoup trop au débat unilatéral tout ça. Si vous avez des choses à dire, dites-le. Plusieurs choses semblent t'avoir échappé : - On a alimenté ce topic juste après la sortie du jeu, soit il y a un an et demi. A l'heure actuelle, nos souvenirs le concernant ne sont plus assez frais pour répondre point par point à quelqu'un qui chicane sur des détails du scénario. - Il y avait un autre topic sur Bioshock (ici). Celui où on se trouve était destiné à ceux qui ont fini le jeu et il partait sur des bases, disons, analytiques plus que critique. Il a naturellement eu tendance à être fréquenté par des gens qui ont une grosse affection pour Bioshock, ont peut-être été émus en y jouant, et ont probablement, sur le coup, été assez aveuglés par cette affection pour ne pas s'arrêter aux multiples incohérences du scénario et l'aspect bancal du gameplay. Ces défauts ont toutefois été soulevés par la suite, dans l'autre topic ou celui-ci (je ne sais plus), y compris par de vrais fans du jeu. Donc oui, ici on est peu dans la célébration, ou du moins l'a-t-on été pendant quelques mois après l'ouverture de cette discussion. Aujourd'hui avec le recul on est tous conscients que ce n'est pas le jeu parfait, qu'à trop mélanger FPS et RPG il finit par ne vraiment exceller dans aucun de ces deux domaines, et qu'au niveau écriture il ne tient pas totalement la route et flirte parfois avec le prétentieux, mais peut-être aussi que les souvenirs positifs qu'ils nous a laissés surnagent. En tout cas c'est pas forcément évident ni motivant, tout à coup, de le défendre contre quelqu'un qui le malmène sur un ton qui donne l'impression que ce jeu ne l'a pas particulièrement touché et qu'il n'y a joué que pour voir ce que tout le monde lui trouvait. - Tu n'as pas l'air de reconnaître à Bioshock la capacité à être vécu différemment par chaque joueur. C'est pourtant clairement un jeu qui a été conçu dans ce sens, à tel point même qu'aucun garde-fou n'est prévu pour empêcher de bourriner et passer à côté de tout un tas d'éléments de gameplay très réussis, qui ont du demander pas mal de boulot. On peut très bien finir le jeu avec la clé à molette et un seul plasmide, n'utiliser que le fusil à pompe ou la mitraillette... Chaque arme peut-être assez upgradée pour étaler le boss final toute seule, ou presque. C'est probablement un défaut plutôt qu'une qualité, en tout cas je le perçois comme un défaut (j'aurais préféré un peu plus de game-design), mais ça résulte certainement d'une volonté de ne pas cibler uniquement le public FPS. - Le scénario, ça a été reconnu par les développeurs d'Irrational Games, a été écrit au fur et à mesure du développement, et celui-ci a été laborieux. Par exemple, au départ le jeu ne devait pas se passer dans une cité sous-marine, etc. (voir les divers post-mortem disponibles sur le net et donnés en lien dans ce topic ou l'autre). Et puis bon, c'est un jeu vidéo, pas un film ni un bouquin, la priorité c'est le gameplay, le nombre de niveaux, d'environnements traversés, le rythme, la durée de vie. Les éléments narratifs, aussi omniprésents qu'ils soient, doivent tenir compte de tout ça, surtout en l'absence de cinématiques et de NPC. Personne n'a dit que Bioshock pouvait tenir sur son simple scénario. _________________
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| Erhynn Megid Pixel planétaire ![]() Score au grosquiz
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Joue à Freelancer Inscrit : Nov 22, 2003 Messages : 13043 De : Orléans Hors ligne | Je viens de le réinstaller chez moi (et j'en ai bavé avec l'activation en ligne vu ma connexion moisie) mais je suis toujours autant sous le charme.
Alors oui y'a des incohérences et pas seulement dans le scénario : le premier Big Daddy qui intervient et qui fracasse un Chrosome... disparait dès qu'il a franchi une porte (on ne le voit même pas passer derrière !). Le jeu accuse le coup bien après sa sortie. Moi j'étais assez refroidit avant la sortie du jeu par le fait que la liberté tant vantée n'était en fait qu'une succession de niveaux fermés (libre au joueur de revenir dans les autres secteurs chopper des magnétos, mais bon... les chrosomes reviennent, sont plus résistants et deviennent franchement agaçants à la longue). Mais si je me contente de faire le jeu de façon linéaire, je suis complètement dans le trip. Oui Fontaine est stupide, mais Fontaine à t'il toute sa tête ? J'en doute carrément. Quand il se dévoile, il suffit de l'écouter pour se rendre compte qu'il est complètement dingue, et stupide. On peut déjà se douter de quelque chose, juste avant d'arriver à la Batysphère où sont sensés se trouver la femme et le fils d'Atlas, on trouve un magnéto de Fontaine... qui a la même voix qu'Atlas, et surtout, une annonce d'un film qui porte le nom de la femme et du fils d'Atlas ! Ce genre de détails m'a beaucoup surpris la première fois, et je me suis dit : Atlas va me piéger. Mais j'ai vu la batysphère couler et j'y ai cru... et finalement, il a fallut tomber sur Andrew Ryan pour comprendre. Et la révélation de Fontaine donne clairement le "LA" sur sa santé mentale. _________________ Super Putty Squad, Mega Man 11, Bubsy 4, Sonic Mania... où est mon nouveau Turrican ? |
| Rudolf-der-Erste Pixel visible depuis la Lune ![]() Score au grosquiz
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 11:49, Laurent a écrit: En tout cas c'est pas forcément évident ni motivant, tout à coup, de le défendre contre quelqu'un qui le malmène sur un ton qui donne l'impression que ce jeu ne l'a pas particulièrement touché et qu'il n'y a joué que pour voir ce que tout le monde lui trouvait. Non, c'est complètement faux. J'ai joué à Bioshock avant tout parce que j'en avais très envie, que l'esthetique me plaisait beaucoup, que le contenu du gameplay et de l'ambiance était susceptible de me plaire. Vos topics n'ont pas été un facteur décisif dans ma volonté de jouer au jeu. Citation :
Et puis bon, c'est un jeu vidéo, pas un film ni un bouquin, la priorité c'est le gameplay, le nombre de niveaux, d'environnements traversés, le rythme, la durée de vie. De meme que pour le cinéma, le plus important est la mise en scène, la façon de filmer, le jeu des acteurs, le montage: un film aura beau avoir un super scenario, mais si ces autres aspects sont foirés, le film sera mauvais. Pareil pour un livre, le plus important est le travail d'écriture, le style employé, la facon de raconter ou décrire les choses. Ainsi, malgré un bon scenario, le livre sera mauvais si le reste ne suit pas. A l'inverse, des films ou livres au scenario banal seront des chefs-doeuvre si la mise en oeuvre de leurs composantes est reussie. Bref, pareil pour le jeu video. Moi aussi le scénario ne reste qu'une cerise sur le gateau dans un jeu video et j'accorde bien plus d'importance au gameplay et a l'immersion (il faut une bonne synergie entre les deux, surtout pour un jeu d'aventure). Ce que je reproche le plus à Bioshock, c'est de m'avoir complètement fait sortir de l'immersion, et ça c'est très mauvais pour moi, ça ne pardonne pas. Je sentais déjà dans la première partie du jeu que le gameplay était redondant, avec des allers-retours pas tres agréables, une sorte de petit essoufflement après l'introduction dynamique mais je m'en fichais car j'étais complètement dedans, immergé dans cet univers. En revanche, les enormités que j'ai trouvées dans la deuxième partie m'ont complètement fait sortir de l'immersion, et forcément les défauts que j'avais mis en silence dans la première partie sont ressortis. Apres, l'appréciation dun jeu peut tenir à peu de choses. Si ça se trouve, vous n'avez pas comme moi essayé de rejoindre le bathyscaphe dans les appartements Apollon, et ce qui s'est passé avec le controle mental de Fontaine a achevé de detruire complètement mon expérience et mon immersion. Et je n'ai pas vu d'influence du controle de Fontaine sur le gameplay, donc je n'y ai pas cru et n'y ai plus vu que de la redondance et de l'absurdite. Cest ça que je reproche à Bioshock: de ne m'avoir plus fait croire a son univers, à ce qui se passait. Pas forcément les seules absurdités du scénario. Et on n'a meme pas un changement d'orientation de gameplay après le rebondissement pour compenser (contrairement à un Oddworld Stranger avec ses deux parties réellement distinctes sur leur gameplay). Il a fallu attendre vers la fin pour avoir une nouvelle petite donnée de gameplay avec la phase de protection en big daddy, mais c'etait trop tard, le mal etait fait et j'ai trouvé le final baclé juste après. Par comparaison, j'ai des choses à reprocher à Deus Ex, je n'ai pas été convaincu par son scénario (je trouvais quil voulait raconter de facon trop compliquée des événements pas si compliqués que ça et qui ne m'interessaient pas des masses), et pourtant j'ai une haute estime du jeu, je suis toujours resté dedans, immergé dans cet univers et captivé par son gameplay. Je n'y ai pas trouvé des trucs aussi énormes qui m'ont fait sortir du jeu. Est-ce que je me suis fait comprendre? _________________ "Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois
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| CBL Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]() Inscrit : Jun 02, 2002 Messages : 9108 De : Versailles Hors ligne | J'ai beau adorer Deus Ex, je préfère désormais Bioshock pour deux raisons principales. Certes les gameplay de Deus Ex est bien plus riche mais il comporte aussi les combats les plus mous qu'on ait vu dans un FPS. Mis à part la Dent Du Dragon, les armes sont super molles et n'ont pas de patate (le pire étant la mitraillette). Perso quand je fais Deus Ex, c'est de l'infiltration non stop car les combats ne sont pas passionnants.
Après il y a l'ambiance. Certes les niveaux de Deus Ex sont vraiment ouverts mais mis à part les locaux de la multinationale et Chinatown, l'ambiance n'est pas extraordinaire et le design est assez classique. J'ai trouvé les niveaux de Bioshock fabuleux du début à la fin avec une mention spéciale pour les jardins d'Arcadie et le niveau de Sander Cohen. Quand j'ai fait le test, je me suis retrouvé avec plus de deux cents screenshots car j'avais passé mon temps à FRAPSer tellement je trouvais le jeu fabuleux.
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| Simbabbad Pixel planétaire ![]() ![]()
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Inscrit : Feb 28, 2006 Messages : 10905 Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 11:49, Laurent a écrit: Effectivement, je me suis retenu, parce que ta phrase était puante. Je crois que Rudolph voulait dire, par "visiblement vous n'avez plus grand chose à répondre (et laissons Jika exprimer son avis en toute quiétude)" : "Visiblement je ne suis plus trop le bienvenu et je vous prends la tête en n'allant pas dans le même sens que vous, puisque vous ne répondez plus." et non pas, comme tu l'as lu : "Je vous ai écrasé par mon argumentation et vous ne savez plus quoi dire." En tout cas, c'est comme ça que je le comprends. Mais c'est vrai que c'est jamais agréable de lire quelqu'un ayant détesté quelque chose qu'on a aimé.
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| Rudolf-der-Erste Pixel visible depuis la Lune ![]() Score au grosquiz
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 13:29, CBL a écrit: J'ai beau adorer Deus Ex, je préfère désormais Bioshock pour deux raisons principales. Certes les gameplay de Deus Ex est bien plus riche mais il comporte aussi les combats les plus mous qu'on ait vu dans un FPS. Mis à part la Dent Du Dragon, les armes sont super molles et n'ont pas de patate (le pire étant la mitraillette). Perso quand je fais Deus Ex, c'est de l'infiltration non stop car les combats ne sont pas passionnants. Après il y a l'ambiance. Certes les niveaux de Deus Ex sont vraiment ouverts mais mis à part les locaux de la multinationale et Chinatown, l'ambiance n'est pas extraordinaire et le design est assez classique. J'ai trouvé les niveaux de Bioshock fabuleux du début à la fin avec une mention spéciale pour les jardins d'Arcadie et le niveau de Sander Cohen. Quand j'ai fait le test, je me suis retrouvé avec plus de deux cents screenshots car j'avais passé mon temps à FRAPSer tellement je trouvais le jeu fabuleux. Je ne sais pas, je trouve que le gameplay de Bioshock n'est pas assez impliquant, qu'il ne pousse pas à refaire le jeu, que la topologie du terrain n'est pas assez ouverte pour nous inciter à aborder le jeu différemment (en une seule partie, j'ai à peu près utilisé toutes les possibilités du jeu selon certains stades du jeu, à quelques plasmides près). Et à la différence de Bioshock, Deus Ex n'est pas un FPS mais un vrai RPG. D'ailleurs j'ai peur que dans le troisième Deus Ex le jeu se transforme en FPS (le coup de la barre de vie qui se recharge après quelques secondes comme c'est la mode maintenant) au détriment du RPG. M'enfin, ce n'est pas le sujet. Le théâtre et le jardin Arcadie sont effectivement les niveaux qui m'ont le plus marqué dans le jeu comme je l'avais dit auparavant (dans la première partie encore une fois). @Simbabbad: Je sais ce que c'est que de voir des critiques négatives d'un jeu qu'on adore: j'ai déjà lu tes posts sur Ocarina of Time ou Okami par exemple. Il fallait effectivement prendre ma phrase dans ce sens-là, et désolé si le support écrit est parfois source de confusion et d'erreur d'interprétation (si on emploie mal une formule). @Erhynn: On est sur un topic spoiler, donc je crois que tu n'es pas obligé d'utilisé les balises spoil.
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 13:10, Rudolf-der-Erste a écrit: Est-ce que je me suis fait comprendre? Tout à fait. Je crois qu'à un moment tu as été confronté au fait que Bioshock n'est pas un jeu construit autour d'une vision d'auteur, c'est juste un projet de gameplay auquel on a greffé des tas d'éléments scénaristiques et artistiques, avec des coûts de production tels qu'il fallait en vendre deux millions mini. On peut y voir un échec ou une entreprise plombée dès le départ, mais le jeu a bien marché et le studio n'a pas fermé, c'est déjà ça et c'est un petit miracle, je pense. Je reste convaincu qu'au delà d'une certaine limite, exiger autant de cohérence d'un jeu vidéo que d'un film ou d'un livre représente un frein au gameplay, du moins pour une grosse production comme celle-là qui est censée retenir le joueur une trentaine d'heures derrière son pad. A un moment il faut se résigner à ce que le fun, l'action, le challenge et la diversité subistent alors qu'on a un peu oublié le reste en route. Ou Braid et Flower seront les mamelles du jeu vidéo de demain Ceci dit, le côté fun/action/challenge/diversité de Bioshock n'est pas irréprochable non plus, on est bien d'accord là-dessus. _________________
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| Wild_Cat Anarchy in the UK ![]() Score au grosquiz
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Joue à Kiesel A2, MusicMan Sterling 5 Inscrit : May 01, 2002 Messages : 11282 De : Laval, de l'autre côté du pont Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 13:10, Rudolf-der-Erste a écrit: Et je n'ai pas vu d'influence du controle de Fontaine sur le gameplay, donc je n'y ai pas cru et n'y ai plus vu que de la redondance et de l'absurdite. L'influence de Fontaine sur le gameplay, c'est que dès le moment où il te demande de mourir, ta barre de vie diminue régulièrement -- et c'est sa capacité maximale qui baisse, pas son niveau actuel. Au moment où j'ai chopé l'antidote, elle devait faire entre le quart et le tiers de sa taille normale. Ceci étant dit, je suis d'accord avec ta critique sur pas mal de points -- mais pas en ce qui concerne le scénario. Les défauts de Bioshock, on les trouve plutôt du côté de la linéarité, du manque de variété des ennemis, de la courbe de difficulté complètement artificielle et de la replay value très faiblarde. Il faudra aussi que j'explique (mais là je n'ai pas le temps) pourquoi Bioshock n'est pas comme on pourrait croire un descendant de Deus Ex. (les deux sont issus de System Shock, mais ce sont IMO deux branches séparées). |
| Odysseus Pixel planétaire ![]() ![]()
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ. Inscrit : Sep 15, 2002 Messages : 10891 De : ????? Hors ligne | Je me permet d'intervenir là-dessus, parce-que ça mérite de s'y intéresser, même si c'est un brin hors-sujet:
Citation :
Le 2009-04-02 13:10, Rudolf-der-Erste a écrit: De meme que pour le cinéma, le plus important est la mise en scène, la façon de filmer, le jeu des acteurs, le montage: un film aura beau avoir un super scenario, mais si ces autres aspects sont foirés, le film sera mauvais. Pareil pour un livre, le plus important est le travail d'écriture, le style employé, la facon de raconter ou décrire les choses. Ainsi, malgré un bon scenario, le livre sera mauvais si le reste ne suit pas. A l'inverse, des films ou livres au scenario banal seront des chefs-doeuvre si la mise en oeuvre de leurs composantes est reussie. Nein. Lino Ventura, interrogé à propos d'Audiar, avait d'ailleurs une phrase très juste là-dessus: "Vous avez beau avoir le meilleur réalisateur, le meilleur metteur en scène, les meilleurs acteurs, les meilleurs techniciens, si vous avez une histoire de merde, vous aurez un film de merde". Ce constat s'applique à toutes les œuvres dont le but est de, rappelons-le, raconter une histoire, y compris donc la littérature et les jeux vidéo, du moins certains genres pour ces derniers. C'est une erreur hélas trop souvent commise - en particulier quand il s'agit des jeux d'aventure et de rôle, mais pas que - où l'on considère les qualités de ces derniers en les estimant via une sorte de cahier des charges de ce que doit contenir à tout prix un bon jeu, à la manière de ce que dit Laurent. Au-delà du fait que ces jauges de valeurs sont totalement archaïques et extrêmement nuisibles à la pratique, la perception et à l'estimation de ces jeux, il est un autre fait, à savoir que ces titres sont avant tout destinés à raconter une histoire. Un jeu, dont le genre détermine la nécessité d'un récit, qui n'a rien à dire ou qui se contente de régurgiter des histoires indigestes passé l'âge de quinze ans est un mauvais jeu. Il peut se draper dans une belle réalisation, dans quelques bonnes idées de gameplay ou, pour rester dans ces fameux critères qualitatifs, une durée de vie correcte, c'est un mauvais jeu. Le contraire se vérifie également. |
| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 15:41, Nordine a écrit: Un jeu, dont le genre détermine la nécessité d'un récit, qui n'a rien à dire ou qui se contente de régurgiter des histoires indigestes passé l'âge de quinze ans est un mauvais jeu. Arrête, eh, Nintendo va nous traîner en justice ! _________________
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| Rudolf-der-Erste Pixel visible depuis la Lune ![]() Score au grosquiz
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 15:41, Nordine a écrit: Nein. Lino Ventura, interrogé à propos d'Audiar, avait d'ailleurs une phrase très juste là-dessus: "Vous avez beau avoir le meilleur réalisateur, le meilleur metteur en scène, les meilleurs acteurs, les meilleurs techniciens, si vous avez une histoire de merde, vous aurez un film de merde". Ce constat s'applique à toutes les œuvres dont le but est de, rappelons-le, raconter une histoire, y compris donc la littérature et les jeux vidéo, du moins certains genres pour ces derniers. Oui enfin, sortir une citation de Lino Ventura (qui n'était pas raconteur d'histoire mais acteur) et vanter les mérites des scénarios d'Audiard n'est pas très judicieux. Le rôle que je retiens d'Audiard, c'est le dialoguiste de génie (pour des films comme les Tontons Flingueurs). Franchement, si tu prends le scénario des Barbouzes, celui-ci est complètement sans intérêt et tient en quelques lignes. Une histoire d'un trafiquant d'arme qui meurt en laissant autour de lui toute une équipe de barbouzes venant de différents pays et convoitant l'héritage. Enfin, j'ai même un peu oublié de quoi ça parle tellement on s'en fout du scénario de ce film: l'important ce sont les personnages, les situations, les dialogues. C'est vraiment du scénario prétexte. Et puis les Tontons Flingueurs, ce n'est pas mieux (même si Audiard n'a fait que les dialogues je crois): une histoire d'ancien bandit rangé qui se rend chez un caïd mourant qui lui confie ses affaires et sa fille, avec des gangs ennemis qui convoitent ses affaires (youhou, le scénario du siècle!!!). Je ne connais personne qui regarde ses films pour le scénario. D'ailleurs, même en les ayant vu deux ou trois fois, je ne parviens absolument pas à me souvenir du fil des événements, ce qui montre à quel point je m'en fiche (je garde seulement une impression globale), les qualités des films se situant ailleurs. Bref, ça me fait un peu rire, cette citation qui dessert ton propos plus qu'autre chose (à moins que toi et Ventura ne pensez que les films d'Audiard sont des films de merde). Et puis bon, toutes les oeuvres tu dis? Donc les tableaux, sculptures ou chansons doivent absolument raconter une histoire pour être bons? Ca existe cela dit, mais bon. Citation :
C'est une erreur hélas trop souvent commise - en particulier quand il s'agit des jeux d'aventure et de rôle, mais pas que - où l'on considère les qualités de ces derniers en les estimant via une sorte de cahier des charges de ce que doit contenir à tout prix un bon jeu, à la manière de ce que dit Laurent.
Au-delà du fait que ces jauges de valeurs sont totalement archaïques et extrêmement nuisibles à la pratique, la perception et à l'estimation de ces jeux, il est un autre fait, à savoir que ces titres sont avant tout destinés à raconter une histoire. Un jeu, dont le genre détermine la nécessité d'un récit, qui n'a rien à dire ou qui se contente de régurgiter des histoires indigestes passé l'âge de quinze ans est un mauvais jeu. Il peut se draper dans une belle réalisation, dans quelques bonnes idées de gameplay ou, pour rester dans ces fameux critères qualitatifs, une durée de vie correcte, c'est un mauvais jeu. Le contraire se vérifie également. Non, je ne suis pas d'accord du tout. Si un jeu remplit ses critères sauf le scénario, alors il sera bon. Après, ça ne veut pas dire que je ne veux pas de scénario. Moi-même n'aime pas trop qu'un jeu d'aventure soit vraiment sans scénario, mais ça ne l'empêche pas d'être bon. S'il est juste banal mais que tout le reste est réussi (gameplay, immersion dans son univers), alors le jeu ne sera pas mauvais. Ce que je recherche le plus dans un jeu d'aventure, c'est de m'immerger dans son monde, un jeu agréable à jouer, de vivre l'aventure (et pour ça, pas forcément besoin d'un super scénario, même si c'est mieux, ou bien il faut qu'il soit prétexte et un minimum intéressant pour donner un bon goût de cerise sur le gâteau). @Wild_Cat: Je n'ai pas joué aux System Shock (j'ai toujours du mal à visualiser à quoi ça ressemble), donc je ne peux pas comparer. Mais je veux bien croire que Bioshock et Deus Ex jouent dans des catégories différentes. Comme je l'ai dit, Bioshock est plus FPS et Deus Ex plus RPG. Par contre, tu m'apprends une chose au sujet de la sauté maximale qui diminue à cause de Fontaine. On me disait justement dans le jeu que je perdais de l'énergie vitale, mais je ne voyais rien du tout, je n'ai rien remarqué, je ne me suis pas senti en danger, je n'ai pas eu l'impression que ma barre de vie avait diminué de façon significative pour le remarquer et m'affoler. Je l'ai fait en normal, donc on s'en rend peut-être plus compte en Hard. Problème de conception je dirais, il aurait mieux valu réduire la période où notre énergie diminue et accélérer sa diminution pour apporter quelque chose. Après, il y a le coup des plasmides qui sortent à tour de rôle, mais encore une fois ça n'implique pas grand chose, à part rendre le jeu un peu plus chiant mais pas plus difficile (la plupart du temps, on peut attendre sur place jusqu'à ce qu'un plasmide qui nous convient mieux arrive).
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| Nano Pixel monstrueux ![]() ![]()
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Inscrit : Jun 12, 2003 Messages : 2950 De : pas loin, mais plus vers la gauche Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 19:38, Rudolf-der-Erste a écrit: Franchement, si tu prends le scénario des Barbouzes, celui-ci est complètement sans intérêt et tient en quelques lignes. Une histoire d'un trafiquant d'arme qui meurt en laissant autour de lui toute une équipe de barbouzes venant de différents pays et convoitant l'héritage. Enfin, j'ai même un peu oublié de quoi ça parle tellement on s'en fout du scénario de ce film: l'important ce sont les personnages, les situations, les dialogues. C'est vraiment du scénario prétexte. Et puis les Tontons Flingueurs, ce n'est pas mieux (même si Audiard n'a fait que les dialogues je crois): une histoire d'ancien bandit rangé qui se rend chez un caïd mourant qui lui confie ses affaires et sa fille, avec des gangs ennemis qui convoitent ses affaires (youhou, le scénario du siècle!!!). Je ne connais personne qui regarde ses films pour le scénario. D'ailleurs, même en les ayant vu deux ou trois fois, je ne parviens absolument pas à me souvenir du fil des événements, ce qui montre à quel point je m'en fiche, les qualités des films se situant ailleurs. Bref, ça me fait un peu rire, cette citation qui dessert ton propos plus qu'autre chose (à moins que toi et Ventura ne pensez que les films d'Audiard sont des films de merde). Tatatata ! Je ne tiens pas à participer au débat (parce que je ne pense pas qu'un jeu ait un quelcquonque besoin de raconter quelque chose pour être bon) mais je veux juste rebondir sur ce que tu dis. La qualité d'un scénario n'a jamais été apprécié pour sa complexité mais pour sa qualité d'écriture. A ce titre une histoire aussi simple que celle des Barbouzes par exemple est un bon scénario qui sied particulièrement bien à un film formaté pour le cinéma. A contrario, il faudra un scénario d'une complexité, d'une dramaturgie ou d'une écriture totalement différente pour un roman. (d'où les débats sur la possibilité d'une bonne adaptation roman => ciné). Voilà. Désolé de vous avoir interrompu, vous pouvez continuer ! |
| Simbabbad Pixel planétaire ![]() ![]()
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Inscrit : Feb 28, 2006 Messages : 10905 Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-02 19:53, Nano a écrit: La qualité d'un scénario n'a jamais été apprécié pour sa complexité mais pour sa qualité d'écriture. A ce titre une histoire aussi simple que celle des Barbouzes par exemple est un bon scénario qui sied particulièrement bien à un film formaté pour le cinéma. C'est ce qu'il dit, vous êtes d'accord en fait. L'histoire des films d'Audiard sont totalement au second plan, ce sont des prétextes pour l'écriture, les dialogues, les situations, les personnages. ALIEN a une histoire quelconque voire risible mais c'est le traitement qui en fait le classique qu'il est. Pareil pour 2001 et une pelleté de films. Et pareil pour Dead Space. Pour ce qui est du jeu, dire qu'un jeu même narratif a besoin d'une bonne histoire pour être bon est faux (Resident Evil 4 par exemple). Et Laurent, les jeux Nintendo narratifs sont bien racontés (Metroid Prime, Majora's Mask), mais enfin c'est le running gag des topics orientés 360...
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Te fache pas, c'était une blague
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| Odysseus Pixel planétaire ![]() ![]()
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ. Inscrit : Sep 15, 2002 Messages : 10891 De : ????? Hors ligne | (d'avance désolé pour l'aspect brouillon et incomplet de ce message, mais je rencontre divers soucis techniques qui m'empêchent de poster ce que je veux)
Rudolf, un scénario, ce n'est pas "juste" une histoire. Un scénario, ce sont des dialogues, des personnages, des situations, des scènes, des ambiances. C'est un ensemble d'éléments qui composent le squelette sur lequel repose un film ou un jeu vidéo dont la narration est une priorité. Il y a un très bon bouquin sorti sur le sujet il y a quelques années, je te le recommande chaudement. Tu noteras que je parle de jeux dont le but premier est de raconter une histoire, de jeux qui existent avant tout voire exclusivement à travers celle-ci, en particulier parce-que le genre en apporte la nécessité. Dans cette catégorie arrivent en première ligne les jeux de rôle et les jeux d'aventures. Ces titres sont conçus et pensés pour raconter une histoire en priorité, le gameplay et tout le reste étant conditionnés par le récit et les méthodes de narration. Les évolutions techniques aidant, d'autres genres sont venus s'y greffer, en particulier les MMORPG, les survival horror, les FPS et les TPS. Pour autant, ces genres n'ont pas d'obligation dans ce domaine, ce qui fait, par exemple, que des titres particulièrement médiocres dans ce domaine (Dead Space) côtoient l'excellence (Silent Hill 2). Il y a cependant un élément essentiel à prendre en compte, celui de la prétention. Pour reprendre un exemple cité plus haut, la plupart des Zelda - déjà largement empreints d'une vision toute japonaise du genre - ne prétendent à rien d'autre sinon à gentiment divertir le joueur peu regardant. A contrario, un titre d'aventure de chez LucasArt, s'il ne vole pas plus haut là-dessus, met un point d'honneur à établir une qualité d'écriture bien supérieure à la moyenne. PS: au sujet des films d'Audiar (scénario et/ou dialogues), tu devrais les replacer dans leur contexte historique pour en apprécier tout l'intérêt. Tous sont largement empreint d'une critique politique et sociale, chose qui, dans la France d'après-guerre qui voit son empire colonial s'écrouler sur fond de guerre froide et de libertarisme avorté, était rarissime et visionnaire. Et sinon, oui, toutes les œuvres doivent raconter une histoire pour être bonnes. C'est ce qui fait, par exemple, que Le Radeau de la Méduse, l'Arc de Triomphe de Paris, les digressions sur Marilou, Les Ritals et Les Temps Modernes sont infiniment supérieurs à n'importe quel "tableau" de Dubuffet, au centre Pompidou, au dernier tube R'N B du moment, au dernier bouquin de BHL ou à Fast and Furious. Je prends volontairement ces œuvres pour illustrer l'idée. Pour être précis, c'est ce que l'auteur a à dire qui qualifie l'histoire et les méthodes employées pour la raconter. Ainsi, quelqu'un qui n'a rien à dire (d'intéressant) pourra broder tant qu'il veut, son histoire sera mauvaise. A contrario, quelqu'un qui a quelque-chose à dire, même si c'est mal fichu, son histoire sera prenante. On pourrait aussi aborder la question des capacités et compétences d'écoute et d'analyse des spectateurs, mais c'est un autre sujet qui mériterait d'être abordé dans un topic dédié. ^^ _________________ "Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy |
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Inscrit : Feb 28, 2006 Messages : 10905 Hors ligne | Il n'y a aucun LucasArts qui soit arrivé à la cheville de l'émotion que m'a causé le retournement de situation de Wind Waker, et j'ai trouvé Dead Space bien plus impliquant et marquant et équilibré que Silent Hill 2, même si lorgnant bien plus vers la série B. Silent Hill 2 a marqué car c'était un drame psychologique avec des thèmes "sérieux" et que ça n'existait alors pas en jeu, mais je l'ai trouvé l'histoire épouvantablement mal raconté, et plein de gens ne l'ont d'ailleurs pas comprise. Je te trouve donc bien catégorique.
Pour Audiard, c'était un conservateur, et il s'amusait plutôt du clash entre la vieille garde qui en avait bavé, à laquelle il s'identifiait, et les jeunes branchés de l'époque, dont il se moquait gentiement. Je ne vois pas de critique politique et sociale. Par la suite, quand son fils est mort, le ton est devenu plus sombre mais c'était en gros : "les gens sont des porcs, et la vie c'est de la merde". Le talent n'était pas vraiment dans la critique d'un système, ce qui l'insupportait c'était plutôt les jeunes idéalistes/donneurs de leçon. L'idéalisation de la Libération et de la Résistance, entre autres, l'agaçait. Je ne pense pas du tout, aussi, que toutes les oeuvres doivent raconter des histoires, les jeux vidéo sont plein de contre-exemples avec des pans entiers où ça ne serait pas pertinent.
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Pour bien saisir toutes les références dans dialogues d'Audiard à des lieux, événements ou personnes que plus personne ne connait aujourd'hui, je vous recommande deux choses au choix :
- Avoir entre 75 et 85 ans - Lire ce bouquin remarquable. _________________
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| Odysseus Pixel planétaire ![]() ![]()
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ. Inscrit : Sep 15, 2002 Messages : 10891 De : ????? Hors ligne | Citation :
Le 2009-04-03 11:27, Simbabbad a écrit: Il n'y a aucun LucasArts qui soit arrivé à la cheville de l'émotion que m'a causé le retournement de situation de Wind Waker, et j'ai trouvé Dead Space bien plus impliquant et marquant et équilibré que Silent Hill 2, même si lorgnant bien plus vers la série B. Silent Hill 2 a marqué car c'était un drame psychologique avec des thèmes "sérieux" et que ça n'existait alors pas en jeu, mais je l'ai trouvé l'histoire épouvantablement mal raconté, et plein de gens ne l'ont d'ailleurs pas comprise. Je te trouve donc bien catégorique. Un histoire ne dois pas nécessairement verser dans le larmoyant et le mélodramatique pour être bonne... D'où à mon sens la primauté des jeux LucasArt sur n'importe quel autre titre d'aventure, pour les raisons évoquées plus haut. De même, que des gens n'aient pas saisi l'histoire de Silent Hill 2 ne signifie en rien qu'elle est mauvaise ni mal racontée. C'est là un point que j'abordais vite-fait au-dessus, sur les compétences et capacités des joueurs à percevoir un jeu vidéo. Je prends un exemple tout bête avec le premier Devil May Cry. Tu as le joueur qui te diras que les décors sont superbes, et tu as celui qui saura identifier, comprendre et analyser les multiples références architecturales héritées de l'art-nouveau mêlé au gotique. Ben Silent Hill 2, c'est pareil. Son histoire fait appel à une certaine somme de connaissances et de compétences pour être entendue et appréciée. Ce constat n'a rien d'hautain ni d'exclusif, c'est juste un constat. Citation :
Le 2009-04-03 11:27, Simbabbad a écrit: Pour Audiard, c'était un conservateur, et il s'amusait plutôt du clash entre la vieille garde qui en avait bavé, à laquelle il s'identifiait, et les jeunes branchés de l'époque, dont il se moquait gentiement. Je ne vois pas de critique politique et sociale. Par la suite, quand son fils est mort, le ton est devenu plus sombre mais c'était en gros : "les gens sont des porcs, et la vie c'est de la merde". Le talent n'était pas vraiment dans la critique d'un système, ce qui l'insupportait c'était plutôt les jeunes idéalistes/donneurs de leçon. L'idéalisation de la Libération et de la Résistance, entre autres, l'agaçait. Et c'est quoi, sinon une critique politique et sociale ? Tous les films où il a été dialoguiste et/ou scénariste rebondissent systématiquement là-dessus, de "Archimède le Clochard" à "Le Cave se rebiffe" en passant par "Le Président" ou "Les Vieux de la Vieille". Citation :
Le 2009-04-03 11:27, Simbabbad a écrit: Je ne pense pas du tout, aussi, que toutes les oeuvres doivent raconter des histoires, les jeux vidéo sont plein de contre-exemples avec des pans entiers où ça ne serait pas pertinent. Notes bien que je parle de jeux dont le genre nécessite le récit, et non pas du jeu vidéo en général. _________________ "Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy |
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Inscrit : Feb 28, 2006 Messages : 10905 Hors ligne | Pourquoi tu ne respectes pas les goûts des gens en face ?
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