Bon, je me refais la version PS2 (enfin là, j'y joue sur PS3).
J'avais terminé Bully (pas à 100%) il y a quelques années, et même si tout n'était pas parfait, je me souviens que je m'y étais beaucoup amusé.
Là, je me suis arrêté juste après avoir fini la mission du professeur de bio qui demande de tuer la plante rare des bourges.
Alors j'avoue que je m'y amuse encore beaucoup. Mettre la tête des bourges dans les chiottes, frapper à coup d'extincteur les geeks, enfermer dans les casiers les pions, péter la gueule aux sportifs, embrasser une autre nana que celle que j'ai embrassé auparavant (et voir les 2 nanas en question se tirer par les cheveux et s'insulter), embrasser un élève gay, mettre des pétards dans les chiottes et admirer le résultat, déclencher des bagarres générales, tirer la culotte des plus gros,... Tout le monde y passe, les geeks, les sportifs, les loubards, les caïds,..., mais mes souffres-douleurs préférés sont les bourges (juste leur gueule et leur suffisance, je peux pas).
Alors oui, faut pas prendre ce jeu au sérieux. Les profs sont tous tarés (le prof d'anglais alcoolique, le prof de bio, la cuisinière complètement dégueulasse, etc), les élèves sont caricaturaux au possible (les bourges se la pètent, font de l'inceste, te parlent comme un laquais à leur service et appellent leur papa à l'aide quand on les frappe. Les sportifs sont très costauds mais sont complètement crétins. Les geeks sont soit obèses soit rikiki, ont tous des lunettes, passent leur temps à lire ou à jouer à des jeux de cartes D&D, sont trouillards comme possible, etc).
Certaines scènes (la cuisinière, la bourge avec qui on sort à la foire et qui est totalement hautaine, etc) sont quand même très marrantes.
Je suis quand même content du héros qui n'est ni trop gentil (ça m'aurait vraiment gonflé les trucs genre "pouvoir de l'amitié" et tout ça) ni totalement badass. Je le trouve neutre, il commet autant de bonnes actions que de mauvaises actions (et il est souvent entraîné par les autres, que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons).
Et il ne faut pas oublier que la version européenne de ce jeu s'appelle "Canis Canem Edit", soit littéralement "les chiens mangent les chiens".
Et il ne faut pas non plus oublier que dans tout GTA-like de Rockstar (enfin, pour ceux auxquels j'ai joué), le joueur est libre de ses choix moraux. C'est lui qui décidera s'il incarnera un pourri ou un bisounours.
Dans les mauvais points : les cours qui sont en fait des mini-jeux et qui ne sont pas passionnants (y'a que le cours d'anglais où il faut trouver les mots, et à la limite le
Qix des cours de dessin, que j'apprécie). Une certaine répétitivité. Une IA pas parfaite. La trop grande facilité du jeu, j'aurais aimé plus de challenge.
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Donner, c'est donner. Et repeindre ses volets.