Pour soutenir ton propos et cet excellent jeu Iskor, je me permet de copier-coller un message du sujet 360:
Ca faisait longtemps qu'un FPS ne m'avait pas autant passionné. En fait, ça remonte à Halo 2, pour vous dire.
Call of Duty 4 est monstrueux.
Tout donne dans la démesure, le délirant.
Rien que le scénario donne le ton: les Etats-Unis alliés à l'Angleterre - et par extension à l'Union Européenne - sont en guerre contre les ultra-nationalistes qui tentent de prendre le pouvoir en Russie - dont l'armée officielle est elle-même alliée aux forces de l'OTAN - ET font, dans la foulée, face à des islamo-communistes qui se sont appropriés une bonne partie du Proche et Moyen-Orient.
Mais tout ça ne serait pas drôle si, en bonus, ne planait pas la menace d'un holocauste nucléaire, d'un côté comme de l'autre.
Certains pays comme la Chine manquent à l'appel mais on ne leur en voudra pas tant le tout est incroyablement bien ficelé et punchy.
Mais attention, rien n'est à prendre au sérieux, tout ici est prétexte à introduire des situations complètement barrées; plus c'est gros, mieux c'est c'est. A la manière d'un Die Hard,
Call of Duty 4 nous raconte comment un gars peut, à lui seul, survivre à l'envoi par le fond d'un navire en pleine tempête, d'un crash en hélico, d'un pont qui s'écroule, d'un tunnel qui s'effondre, d'un immeuble plastiqué, d'un rush à Tchernobyl et même d'une explosion nucléaire.
L'idée est que l'on contrôle différents personnages à travers le monde, dont deux soldats appartenant respectivement aux forces spéciales américaines et anglaises.
Ce principe est parfaitement imbriqué dans le gameplay et la narration, incluant quelques flashbacks par exemple. A ce sujet, l'une d'entres-elles, semi-jouable, est juste l'une des plus fortes que j'ai pu vivre dans un FPS, mais je vous laisse la surprise.
Sur une dizaine de missions (dont une bonus après avoir laissé défiler les crédits de fin, excellente par ailleurs), le joueur est constamment sollicité, chaque seconde passée réclamant une attention de tous les instants et un degré de concentration assez dingue, à tel point que l'expression "avoir le souffle coupé" prend ici tout son sens.
La plupart démarrent sur les chapeaux de roues et vont crescendo à travers une action non-stop et une tension en continue.
Call of Duty 4 se permet même d'introduire des phases d'infiltration (un niveau entier est carrément construit sur ce thème). Et d'ordinaire, mis à part les jeux entièrement axés sur ce type de gameplay, je déteste quand un titre d'un genre différent fourre une phase façon jeu d'infiltration, mais là, pour le coup, c'est tellement bien fait, intuitif et intelligent que je ne peux que m'incliner.
A ce sujet, en parlant de gameplay, on retrouve ici les bases des précédents
Call of Duty, mais légèrement revus et corrigés, avec quelques améliorations notables, comme le lancer de grenades (et leur physique) très inspiré d'Halo.
Tout est archi jouable, fluide, servit par une qualité d'animation qui, disons le franchement, atomise tout ce qui se fait en la matière dans le domaine du FPS. Tout est vivant, crédible, une plongée dans un champ de bataille et hop! Les bonhommes bougent, se déplacent avec un naturel saisissant, on s'y croirait, on s'y croit d'ailleurs. Et la bande-son y aide bien.
Mis à part le morceau de rap tout pourri des crédits de fin (personne n'est parfait), les compositions et orchestrations soutiennent magnifiquement chaque séquence de jeu. Certaines se paient même le luxe de marquer le joueur, fait de plus en plus rare aujourd'hui.
Quant aux bruitages, ils subliment le tout.
Je ne sais pas si c'est grâce à ma petite installation son, mais ça dépote méchamment, on sentirai presque le souffle d'air sur la joue quand une balle ennemie nous frise les oreilles.
Seul bémol sur ce plan, la qualité des doublages, pas toujours tip-top, en particulier pour certains personnages dont on sent que les gars en chargent de leur donner une voix se font particulièrement chier, avec une spéciale dédicace au sergent Jiggs interprété par un Droppy en plein sommeil paradoxal...
Certains diront que la campagne solo est courte, ils n'auront pas tort. Mais elle est tellement dense, tellement bien conçue, pensée, réalisée qu'il est impossible de ne pas être totalement séduit. De plus, les différents modes de jeux ainsi que la difficulté qui se calibre sur la qualité de vos performance offrent une rejouabilité consistante.
Pas de coop, que ce soit on ou off-line. Dommage, mais au final, c'est une telle expérience qu'on préfèrerait presque la vivre tout seul dans son coin pour mieux en apprécier chaque moment.
Enfin, cerise confite sur un gâteau déjà très fournit, le jeu en ligne, de la même ampleur que le solo, c'est-à-dire tout aussi monstrueux.
On y retrouve les modes de jeu classiques aux FPS en ligne (match à mort, en solo ou en équipe, capture de la colline, prise d'objectifs, etc.) ainsi que beaucoup d'autres, exclusif à
call of Duty 4, soit une quinzaine de modes de jeu disponibles.
Le système de jeu repose sur le principe d'expérience acquise façon Halo 3, mais cette fois couplé à des classes de joueurs.
En gros, quand chaque joueur débute, il n'a encore aucune expérience et ne peux par conséquent accéder qu'à un nombre restreint de classes, d'armements, d'équipements et de compétences.
Au fil des parties, que vous gagniez ou perdiez, et en fonction de vos actions, vous gagnez de l'expérience. Notez bien que vous pouvez avoir un nombre médiocre de frags mais récupérer un minimum d'expérience, par exemple en ayant simplement assisté vos équipiers, quelle que soit la méthode.
De cette manière, même un novice dans le domaine du FPS en ligne peut apprendre et évoluer à son rythme sans se sentir lésé.
Rapidement, d'autres classes nous sont proposées et tout ce qui va de pair.
Chaque classe comporte un certaines nombre de slots dédiés, libre aux joueurs de les remplir avec l'élément de leur choix.
Ainsi, on retrouve les traditionnelles armes primaires et secondaires, le choix du type de grenades embarquées mais surtout les compétences.
Toujours au fil de l'expérience acquise, le joueur peut se perfectionner dans une classe et/ou avec un équipement spécifique.
Par exemple, si vous utilisez régulièrement un M-16, au bout de quelques parties vous obtiendrez de nouveaux éléments pour booster votre arme, comme un viseur laser, un chargeur plus important, un meilleur recul, ect.
Mieux, à terme, il est possible de créer sa propre classe plutôt que d'en personnaliser une déjà existante. De cette manière, on peut très bien (là, je vous donne l'exemple de ma première classe crée) embarquer avec soi une grosse sulfateuse avec visée laser et camouflage du désert, deux lances-roquettes, une grenade à frag, une grenade fumigène, un pistolet silencieux ainsi que l'indispensable couteau de combat.
Vu le nombre et la variété des équipements, toutes les classes imaginables sont possibles, offrant ainsi un éventail de gameplays extrêmement larges.
Mais là où ce système prend toute son ampleur, c'est avec les compétences.
Débloquables de la même manière que l'équipement, ces compétences aux natures très diverses permettent toutes sortes de chose. On peut, encore par exemple, embarquer trois fois plus de grenades, choisir de lâcher automatiquement une grenade à frag lors de sa mort, pouvoir dégainer son flingue et se venger de son assassin quelques secondes avant de rendre l'âme, ce genre de choses.
On y trouve également d'autres compétences, comme une endurance accrue, une résistance augmentée, des balles perforantes, ect.
Enfin, à tout celà s'ajoute un principe de multi-frags particulièrement bien vu.
La chose est simple: plus vous enchaînez de frags en une seule vie, plus vous avez à des types de soutiens de qualité supérieure.
Si vous faites trois frags avec une seule vie, vous pouvez faire appel à un drône qui signalera temporairement et automatiquement les positions ennemies sur votre radar.
Si vous en faites 5, vous pouvez faire appel à une frappe aérienne à la cible de votre choix.
Si vous en faites 7, un hélicoptère de combat viendra soutenir votre camp durant environ une minute.
Et avec ses douze cartes (bientôt complétées part de nouvelles) aux environnements variés et au level design monstrueux, je vous laisse imaginer l'intensité des combats et la jouissance d'avoir échappé à un bombardement ennemi tout en snipant trois vilains en brochette avec une seule balle.
Bref, tout ça pour vous dire que
Call of Duty 4 est un absolu indispensable et que vendre un de ses reins pour se l'offrir serait tout sauf un péché.
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"Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy