Forums de Grospixels
Bienvenue sur le forum de Grospixels : [ S'Enregistrer ]
Déjà inscrit ? [ Connexion ]
 
retour sur le site
rechercher
Index du Forum » » Jeux » » Vietcong
1 message • page
1
Auteur Vietcong
Vietcong
Pixel microscopique


Inscrit : Jan 03, 2026
Messages : 1

Hors ligne
Posté le: 2026-01-03 02:08
Il y a des jeux qu’on a aimés, qu’on a terminés, puis rangés quelque part dans un coin de la mémoire. Et puis il y a ceux qui sont arrivés à un moment tellement particulier qu’ils ont fini par se mélanger à notre propre histoire. Vietcong fait partie de ceux-là.

Quand Vietcong est sorti, le monde n’allait pas aussi vite qu’aujourd’hui. Internet n’était pas constant, pas fluide, pas évident. Se connecter prenait du temps. Les pages chargeaient lentement. Télécharger un fichier pouvait prendre toute une soirée. Le ping était mauvais, parfois catastrophique, et pourtant personne ne parlait de “serveurs optimisés” ou de “qualité de service”. C’était comme ça, et on faisait avec. Et malgré toutes ces contraintes, ou peut-être justement à cause d’elles, chaque moment passé en ligne avait une valeur particulière.

Lancer Vietcong, ce n’était pas une décision anodine. On ne jouait pas entre deux activités. On s’installait. On savait qu’on allait y passer la soirée, parfois une bonne partie de la nuit. On rentrait de l’école, du lycée, du boulot, on allumait le PC, et le reste disparaissait. Le temps prenait une autre forme. Les heures passaient sans qu’on s’en rende compte.

Le jeu lui-même ne cherchait pas à plaire à tout le monde. Il était lent, exigeant, parfois brutal. Il ne pardonnait pas l’impatience. Courir sans réfléchir menait presque toujours à la mort. Il fallait écouter, observer, attendre. La jungle n’était jamais rassurante. Les tunnels mettaient une pression presque physique. Les sons faisaient partie du gameplay autant que les armes. Chaque déplacement comptait, chaque erreur se payait. À l’époque, peu de jeux proposaient une expérience aussi tendue, aussi pesante, aussi immersive.

Mais avec le recul, ce n’est pas seulement le jeu que les gens regrettent aujourd’hui. C’est tout ce qu’il y avait autour.
Les serveurs qu’on retrouvait tous les soirs. Les cartes qu’on connaissait par cœur. Les pseudos qui revenaient encore et encore. On savait qui était là avant même de charger la partie. On connaissait les styles de jeu, les tempéraments, les habitudes. Il y avait ceux qui parlaient beaucoup, ceux qui ne disaient presque rien mais sur qui on pouvait toujours compter. Des liens se créaient naturellement, sans qu’on les nomme, simplement parce qu’on passait du temps ensemble.

Il y avait les clans, bien sûr. Certains très organisés, d’autres plus informels. Les matchs sérieux, les entraînements, les compétitions, les Nation Cups, ClanBase. Et aussi toutes ces discussions qui n’avaient parfois rien à voir avec le jeu. On parlait de nos journées, de nos problèmes, de nos projets. On échangeait avec des gens qu’on n’avait jamais rencontrés physiquement, mais qui finissaient par occuper une place réelle dans nos vies.

À l’extérieur, ce mode de vie était souvent mal compris. Passer autant de temps devant un ordinateur inquiétait. On disait que ça isolait, que ce n’était pas “la vraie vie”. Pour beaucoup d’entre nous, c’était pourtant exactement l’inverse. C’était un espace où on se sentait à l’aise, où on osait parler, où on apprenait à interagir, à coopérer, à gérer la frustration, la défaite, la victoire. Sans le savoir, on développait des compétences sociales dans un monde que beaucoup d’adultes n’avaient pas encore compris.
Avec les années, tout a changé. Les connexions sont devenues rapides. Les jeux sont devenus plus accessibles, plus rapides, plus guidés. Les communautés se sont déplacées sur les réseaux sociaux, les algorithmes ont remplacé les habitudes, et beaucoup de choses sont devenues plus éphémères. On joue plus, mais parfois on se souvient moins.

Alors quand on repense à Vietcong aujourd’hui, ce n’est pas seulement la nostalgie d’un vieux jeu. C’est la nostalgie d’un rythme de vie, d’une manière de jouer, d’une manière de se retrouver. D’un moment où tout semblait plus brut, plus sincère, plus humain. Où les communautés existaient parce que les gens revenaient au même endroit, soir après soir, par envie, pas par automatisme.

Le jeu a vieilli, évidemment. Les graphismes, les mécaniques, tout ça appartient à une autre époque. Mais ce qu’il a laissé derrière lui est toujours bien vivant chez ceux qui l’ont connu. Pour beaucoup, Vietcong a accompagné une période de construction, de découverte, parfois même de bascule vers le monde adulte. Il a laissé des souvenirs qui dépassent largement le cadre du jeu vidéo.

Et si, aujourd’hui encore, ce nom provoque quelque chose quand on le lit, ce n’est pas un hasard. C’est parce que Vietcong n’était pas seulement un jeu. C’était un lieu, une habitude, un point de rencontre. Une expérience partagée à un moment précis de nos vies.

Ceux qui étaient là savent exactement de quoi il s’agit.
Et ceux qui s’en souviennent encore portent cette époque avec eux, même longtemps après avoir quitté la jungle.

Avec le temps, beaucoup d’entre nous ont suivi leur chemin. Les études, le travail, la famille, parfois des déménagements à l’autre bout du monde. Vietcong est resté là, quelque part dans un coin de la tête, sans forcément qu’on y pense tous les jours. Et pourtant, il a continué à exister, discrètement, à travers ceux qui n’ont jamais complètement décroché.

Il y a quelques années, presque par hasard, j’ai réussi à prendre contact avec Jarek Kolar, le créateur principal de Vietcong. Ce qui devait être un simple échange est rapidement devenu quelque chose de beaucoup plus fort. De fil en aiguille, l’idée est née d’organiser une rencontre autour du jeu, non pas pour faire du bruit, mais simplement pour rassembler ceux qui étaient encore là, ceux qui se souvenaient, ceux pour qui Vietcong comptait toujours.

Jarek a immédiatement joué le jeu. Il a même fait venir d’anciens membres de Pterodon, le studio derrière Vietcong. On s’est retrouvés à parler du développement du jeu, de l’époque, des choix faits à l’époque, des contraintes techniques, mais aussi des communautés qui s’étaient construites autour, parfois bien au-delà de ce que l’équipe imaginait à l’origine.

Cet événement a été un moment très particulier. Pas spectaculaire, pas commercial, mais profondément sincère. Un anniversaire de Vietcong comme on n’en vit qu’une fois. Des développeurs, des joueurs, des souvenirs qui se croisent. La sensation très étrange, mais très forte, de refermer une boucle commencée vingt ans plus tôt.

La rencontre est toujours disponible en ligne pour ceux qui veulent la découvrir ou simplement s’y replonger :
https ://www .youtube. com/live/uAceQnW6HpE?si=EzUP1G0SiMmbfN4y

Lors de cet événement, le musicien du jeu était également présent et a rejoué plusieurs morceaux de la bande-son de Vietcong. Pour beaucoup, entendre ces musiques à nouveau a été un choc immédiat.
Quelques notes ont suffi pour ramener instantanément dans la jungle, dans les menus, dans ces soirées interminables passées devant l’écran :
https: //youtu .be/nTlAj84ZYzM?si=N_25Em2_SkOyYUe-

Aujourd’hui encore, la communauté existe. Elle n’a évidemment plus l’ampleur d’autrefois, mais elle est bien réelle. Le point central est devenu un Discord communautaire, où se retrouvent d’anciens joueurs, parfois après dix ou quinze ans d’absence. Certains passent juste dire bonjour, d’autres restent, discutent, partagent des souvenirs, relancent une partie, ou aident les nouveaux venus.

Le Discord est ici :
https: //discord. gg/THPjAFnaKZ

Vietcong est toujours jouable aujourd’hui. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, il est même parfaitement accessible en 2025. Grâce au travail de la communauté, le jeu peut être lancé sur des systèmes modernes, sans installations, avec une version améliorée dite “HD”, qui adapte les graphismes et la compatibilité aux machines actuelles. Pas besoin de bidouiller pendant des heures. Tout est expliqué, centralisé, et fonctionnel.

Lien de Vietcong HD :
https ://www. moddb. com/mods/del-vietcong-hd-remaster

On peut encore retrouver des gens qui, comme vous peut-être, ont vécu cette époque et n’en ont jamais complètement décroché.

Si ce texte vous parle, si le nom Vietcong réveille quelque chose, alors vous n’êtes pas seuls. Le jeu existe encore. La communauté aussi. Et même après toutes ces années, il reste possible de revenir, ne serait-ce que pour voir, écouter, discuter, ou simplement se souvenir.

Parce que certains jeux ne disparaissent jamais vraiment.
Ils attendent juste qu’on revienne les chercher.

*Pour accéder aux liens, enlevez les epaces.


Index du Forum » » Jeux » » Vietcong

1 message • page
1




Forum www.grospixels.com (© 2011-2019 Grospixels)