Merci, je fais de mon mieux pour les updates
MegaRace (CD)
Software Toolworks/Cryo - 1994
Megarace commence par une longue introduction qui fait également office de mini-tutoriel, entièrement en FMV : dans le futur, un show télé (dont le sémillant animateur est notre hôte dans le jeu) propose de fracasser du gang de chauffards à l’aide de véhicules armés et renforcés, dans des courses virtuelles.
Là j’ai un peu décroché, car on affronte de vraies bandes, mais l’animateur dit bien que tout est en réalité virtuelle, et j’imagine mal des loubards à la Mad Max s’amuser à faire mumuse avec Oculus Rift, mais soit.
BREF, sur chaque course, le but est de dessouder le leader du gang, et avant lui tous ses petits potes, soit en leur rentrant dedans, soit en leur tirant dessus. Les munitions sont limitées, et il faut en ramasser sur la piste pour se recharger. J’aime bien WipeOut, donc je suis assez partante, et puis l’intro est bien.
Je lance une course, et la dure réalité (pas virtuelle) me saute au visage : c’est un jeu Cryo.
Les décors sont chouettes : les devs ont eu la bonne idée de contourner la palette limitée de la MD en donnant une teinte spécifique à la course, du coup la piste est assez stylée, et le rendu de la vidéo (tout est en FMV) est pas mal du tout. La musique est sympa. Les véhicules sont laids, mais ce n’est pas grave.
Ce qui est grave, c’est que la voiture n’accroche pas à la piste. On a l’impression de flotter, on prend les virages à fond comme qui rigole, et on ne sent pas les impacts quand on percute un concurrent. De plus, on accélère en appuyant vers le haut du D-Pad, alors que oh, on est sur console, hein, les boutons c’est pas pour les chiens. En plus de ça, on voit à peine les bonus sur la piste, et on roule dessus par hasard, les courses sont ultra courtes, et si on n’arrive pas à abattre le leader (ce qui n‘est pas commode, même en étant à fond tout le temps, je n’ai donc pas vu la couleur des 14 courses du jeu), c’est Game Over, merci bien au revoir, et vous serez gentil de repartir depuis le logo Cryo au tout début de l’intro. Donc non.
MEDIOCRE
Mega Schwarzschild (CD)
Kogado Studio/Sega - 1993
Mega Schwarzchild (que j’abrègerai dorénavant en MS pour des raisons évidentes) est un tactical RPG dont la série a commencé en 1988 sur MSX, FM-Town, X68000 et autres machines plus ou moins exotiques. L’histoire semble relever du soap opera à la mode à la fin des années 80 au Japon, un peu dans l’esprit de Gundam ou des Héros de la Galaxie, à base de deux camps qui s’affrontent mais aucun n’est vraiment méchant, même si celui du héros semble tout de même être le plus gentil, etc… En même temps je dis ça, le jeu est tout en japonais, donc je n’ai rien pané. MAIS la qualité technique et artistique de l’intro laisse présager d’une saga relativement ambitieuse.
A ce que j’ai pu voir, les combats occupent 90% du temps de jeu, les dialogues occupant le temps restant. La vue est assez austère, avec une carte de l’espace sur laquelle de petits sprites représentent des flottes de vaisseaux ou des bases. Cette phase est au tour par tout, et on peut donner ordre aux vaisseaux d’en attaquer d’autres, à la suite de quoi la vue change : on passe à un combat en temps réel dans lequel on choisit la formation de notre flotille, ainsi que la portée de ses attaques. Ou on peut laisser le CPU décider, ce que j’ai fait. Les vaisseaux se tirent dessus en faisant piou piou, et au bout d’un moment tout s’arrête et on revient à la carte.
Il semble qu’on puisse également dépenser des crédits pour améliorer ou acheter des munitions, et faire tout un tas d’autres actions que j’ignore, parce que japonais.
Joli, original et apparemment riche, MS semble être un bon cru pour les nippophones.
Microcosm (CD)
Psygnosis - 1993
Ma première impression devant l’intro de Microcosm fut très bonne : certes, le noir et blanc est clairement là pour cacher les misères, mais ça fonctionne bien, et je me suis même dit “tiens, pour une fois, un jeu en FMV pas tout à fait fauché”. On voit quand même des hélicos et tout, dont un semble vrai (ou du moins est une très jolie maquette).
Et puis à la fin, patatras : les acteurs, leur jeu, la mise en scène, la synchro, le doublage, tout fait penser à une de ces séries sur Nolife, genre Noobs ou la Flanders Company, mal jouées et mal filmées, mais dont le statut de semi-amateur incite à l’indulgence.
L’histoire : en gros un scientifique incompris se laisse embaucher par des méchants pour prouver au monde que sa méthode de miniaturisation fonctionne, et injecte un petit vaisseau avec un pilote humain dans un corps humain. Oui, c’est totalement repompé de l’Aventure Intérieure.
On commence donc dans le cortex chaipaquoi, et on se rend vite compte que Microcosm est un shoot à la
Space Harrier, mais avec un décor en FMV. On dispose d’un tir de base illimité, de deux smart bombs, et on imagine qu’on trouvera de nouvelles armes au fil de notre progression, et on tire sur les… virus ? microbes ? que l’on croise dans ces vaisseaux.
Notre sprite est tout petit, les ennemis aussi, et le jeu est assez nerveux. Un peu comme dans
Panzer Dragoon (le Zwei, surtout), on avance assez vite dans des couloirs avec des virages brusques, des tunnels qui s’ouvrent et se ferment, des obstacles, et c’est plutôt réussi. La lisibilité aurait pu être meilleure en appliquant un plus gros zoom aux projectiles (ce que le MCD sait bien faire, en plus), et on se fait parfois toucher sans trop savoir pourquoi, mais à part ça le jeu est assez plaisant.
ASSEZ BIEN
Midnight Raiders (CD)
Stargate Films/Sega - 1994
Midnight Raiders est un shoot entièrement en FMV, un peu à la manière de Tomcat Alley ou encore Bug Blasters, dont il reprend certains gimmicks. On incarne deux pilotes d’hélicoptères, un vieux de la vieille, et un jeu foufou as de la gâchette, quoi doivent exfiltrer un scientifique capturé par des maychants qui veulent provoquer une guerre nucléaire. L’opération, top secret (c’est marqué en gros sur le dossier) est dirigé par un ponte de Washington, un badass avec un cigare, ce qui plait moyen au général, qui est un bon gars qui aime ses hommes.
Le casting compte quelques vieilles gloires de la télé ou du cinéma, comme Michael Gregory ou William Knight, mais aussi un débutant qui poursuivra sa carrière dans des nanars : Todd Jensen, qui joue le jeune héros, Joker, et qui arbore durant tout le jeu un air de ravi dela crèche qui fait plaisir à voir.
Le jeu en lui-même est plutôt basique : il suffit d’aligner le viseur sur l’ennemi (surtout sur sa hitbox), et d’appuyer sur le bon bouton pour le dessouder : A pour les humains, B pour les hélicos, C pour les chars. Plus facile à dire qu’à faire, car la caméra est tenue par un parkinsonien, mais tout de même faisable. Selon notre rapidité d’exécution, on a droit à un compliment ou une réprimande de nos coéquipiers, et entre deux ennemis, un mini-loading est (mal) camouflé par les mêmes plans de manette des gaz et d’hélicos alignés, ce qui rend le jeu assez comique.
Bien moins rigolo que Bug Blasters, et moins intéressant à jouer que Cobra Command, par exemple, Midnight Raiders est quand même un nanar sympathique.
MEDIOCRE
My Paint: The Animated Paint Program (CD)
Wayforward/Saddleback Graphics - 1993
My Paint est un logiciel de dessin et surtout de coloriage. Il permet de choisir des dessins existants pour les colorier, et de dessiner un peu ce qu’on veut, dans la limite des outils fournis : on peut dessiner à main levée, ou bien avec des rectangles, ellipses et polylignes. Un zoom astucieux permet d’être précis dans ses tracés, mais la fenêtre est trop petite, du coup ça ne sert à rien.
Selon le thème choisi, on peut écouter un petit speech de 15 secondes pseudo-éducatif, et c’est tout. Autant vous dire qu’on ne peut pas tirer grand chose de My Paint, qui est bien moins intéressant que Art Alive, dans un genre similaire.
MAUVAIS
Et c'est la fin des M !!!
*Insérez ici la chanson "Samba de Janeiro*
Demain, le bilan des M, puis on passera aux N !!!!
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Ils sont tous méchants (sauf Sega, qui est juste con).