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Index du Forum » » Jeux » » Dragon quest, essss, essss, le gentil songohan (?)
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Auteur Dragon quest, essss, essss, le gentil songohan (?)
Sebinjapan
Camarade grospixelien


Joue à Disgaea (PSP)

Inscrit : May 02, 2007
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De : Thionville

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Posté le: 2011-01-09 22:12
Ce que je voulais dire, c'est que quand ton temps libre se réduit, tu dois faire des choix. En travaillant 10 heures par jour 5 jours par semaine, tu ne peux plus avoir autant de loisirs qu'en étant étudiant. Quand tu as des enfants, ça se réduit encore.
Moi j'adore les jeux-vidéo et j'aime quasiment tous les genres de jeu. J'ai donc envie de jouer à plein de jeux différents. Ce n'est pas une question de "qualité contre quantité", c'est une question de varier les plaisirs. Ce n'est pas parce qu'un jeu est 5 fois plus long qu'un autre qu'il est 5 fois mieux.

Je ne regrette pas mes heures passées sur DQ5, parce qu'il est vraiment très bon et qu'il évite les quêtes annexes à la con ou les rebondissements à 2 balles juste pour prolonger la durée de vie. Chaque donjon sert l'histoire et l'ambiance du jeu ici.

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Rudolf-der-Erste
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Posté le: 2011-01-10 00:24
Citation :
Le 2011-01-09 22:12, Sebinjapan a écrit :
Ce n'est pas parce qu'un jeu est 5 fois plus long qu'un autre qu'il est 5 fois mieux.


Euh, je n'ai jamais dit ça. J'ai juste dit que jouer à un bon jeu cinq fois plus long pendant un mois ou à cinq bons jeux cinq fois plus courts pendant un mois, c'est tout aussi bien, c'est du pareil au même, on aura dans les deux cas passé autant de temps à jouer avec le même plaisir. Et que jouer à un jeu long quand on est occupé, c'est accepter d'y consacrer une longue période sans jouer à rien d'autre et vouloir autre chose que "varier les plaisirs".

Le fait de vouloir jouer à plusieurs jeux en un mois peut être très bien si on veut de la variété en peu de temps, c'est une forme de plaisir. Mais jouer à un jeu long pendant un mois sans jouer à autre chose est un plaisir différent mais tout aussi grand: le fait de jouer longtemps à un long jeu se transforme en une sorte de rituel quotidien qui nous fait davantage attacher au vaste monde qu'on parcourt. Je parle en connaissance de cause étant donné qu'il y a deux ans environ j'avais passé un mois à jouer à Chrono Cross (avec un rythme d'une heure par jour pour une trentaine d'heures de jeu) parce que j'étais occupé. De même que j'ai déjà passé des mois à jouer à la série Baldur's Gate une heure par jour car je devais passer pas mal de temps à réviser (et il y avait d'autres périodes où je pouvais jouer plus longtemps car j'étais plus libre) sans jouer à autre chose, et je prenais du plaisir à retrouver à chaque fois ce monde que j'avais quitté la veille et que je retrouvais le lendemain: un bon moyen de quitter temporairement le monde réel où on a bossé toute la journée, une impression de suivre un feuilleton quotidien, ça me donnait beaucoup de plaisir. Je peux te dire qu'après avoir passé neuf mois à jouer à la série Baldur's Gate, ça m'a fait quelque chose de quitter définitivement ce monde après tant de mois passés: une page qui se tourne, un effet nostalgique, l'impression de s'identifier aux héros qui ont eux-mêmes passés beaucoup de temps (des mois ou des années) à arriver au bout de leur quête.

Bref, je ne suis pas d'accord quand on me dit qu'un RPG nécessite d'avoir du temps libre sous prétexte qu'ils sont censés être joués que par longues sessions. Le plus important, c'est la régularité et l'envie de passer une longue période sur un même jeu plutôt que de "varier les plaisirs". Bien sûr qu'une vie de famille engendre un temps quotidien de jeu bien moindre qu'en étant célibataire et/ou étudiant, mais ça n'empêche pas de jouer à un RPG.
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Joue à trop de trucs pour détailler

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Posté le: 2011-01-12 23:56
Content de voir que l'article a donné envie à certains de se mettre à DQV Et je partage entièrement ton avis, Rudolf: ce jeu est truffé de petits détails qui le rendent super attachant. Franchement, je suis tombé amoureux de ce jeu (en tout cas du remake); bien qu'ayant un a-priori positif dessus, je ne pensais pas l'apprécier autant quand je l'ai commencé. Un vrai petit chef-d'œuvre!
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FF_Clad
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Posté le: 2011-04-04 14:12
Bonjour, je remonte ce topic parce que je suis sacrement bloque sur Dragon Quest V depuis des semaines !

J'en suis au passage ou je dois combattre une "panthere tueuse" intuable. D'apres les guides que j'ai lu, il s'agit du bebe panthere de la premiere partie du jeu, et il faut utiliser le bout de tissu pour lui faire se souvenir de nous.

Le probleme, c'est que j'ai stocke ce bout de tissu en banque. Sur un autre continent.

Entretemps, j'ai donc pris un bateau. Aucune ville du continent ne propose de banque, et le seul port du continent ne dispose que d'un bateau, qui appartient a un "monsieur tres riche" sur lequel je ne peux pas monter. Le bateau de ligne lui est reparti sur l'autre continent et n'a pas l'air de vouloir revenir.

Je ne sais donc pas du tout quoi faire. Je ne peux pas avancer dans le scenario tant que cette quete n'est pas resolue, et je ne peux resoudre la quete sans ce satane bout de tissu.

Quelqu'un s'est deja retrouve dans la meme situation ? Comment s'en sortir ?

Je precise que j'y joue en version SNES chinoise, pas le remake.

Shenron
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Joue à Persona 5 Strikers

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Posté le: 2011-04-04 14:26
Je viens de terminer ce passage, et si, il y a un village avec une banque sur le même continent que "la panthère tueuse". Il me semble que c'est dans le village où on rencontre le paysan qui nous confie cette quête, justement.
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Posté le: 2011-04-04 16:09
Mince, comment c'est possible ? J'ai fouille ce village encore et encore, et j'etais persuade de ne pas avoir manque une seule maison, un seul recoin.

Bon je fouillerai encore plus methodiquement alors, merci !

Accessoirement, tu joues a la version SNES ou au remake DS ?

edit: je hais la conjugaison futur/conditionel. On les confond TOUJOURS !

Shenron
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Joue à Persona 5 Strikers

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Posté le: 2011-04-04 16:33
Je joue au remake DS. Peut être ont-ils ajouté une banque ? Je vérifie ce soir.
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Shenron
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Joue à Persona 5 Strikers

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Posté le: 2011-04-04 22:47
Double post pour la bonne cause : je confirme que dans le remake ds, il y a une banque dans le sous-sol de l´église du port.
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Joue à trop de trucs pour détailler

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Posté le: 2011-04-08 18:27
J'arrive un peu tard, mais je viens de vérifier sur la version snes (coup de bol: je m'étais arrêté à peu près à l'endroit où tu es coincé, Clad) et je confirme que cette banque y est bien présente, sous l'église. Entre simplement dans cette dernière et descend les escaliers derrière le prêtre Je me souviens d'ailleurs avoir eu du mal à la trouver aussi

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FF_Clad
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Posté le: 2011-04-09 07:43
Merci a tous les deux !

Mes excuses pour ne pas avoir repondu plus tot, je n'ai simplement pas eu l'occasion de verifier jusqu'ici: je joue a DQ sur mon telephone dans le metro et la je suis en train de finir une semaine de vacances.

edit: voila, j'ai fini par la trouver cette maudite banque, dans le sous sol de l'eglise exactement ce que vous me disiez.

C'est fourbe, en dehors du fait que ca n'est vraiment pas la ou j'irais chercher une banque (c'est la premiere fois du jeu qu'une eglise est aussi autre chose), je pensais que le passage du fond faisait juste parti du decors. En fait, j'avais deja essaye d'y aller, mais il y a un mur invisible qui empeche de passer entre les torches et l'autel, j'en avais conclu que tout ce qui etait derriere l'autel etait inaccessible. En fait si on fait le tour par les bords on peut passer.

Maintenant, reste une chose a comprendre: a quoi ca sert que le petit jesus il se decarcasse a chasser les marchands du temple si les pretres les laissent revenir des qu'il a le dos tourne ?

Koren
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Posté le: 2019-11-17 01:05   [ Edité le: 2019-11-17 01:06 ]
Un Pavé de métal apparaît !

Profitant de l'arrivée sur Switch de Dragon Quest I, II, III et XI S, et après avoir terminé ce dernier, j'ai ensuite enchaîné la trilogie originale, dite "Trilogie d'Erdrick" (Elrick en français, Roto/Loto en Japonais), dont il est plusieurs fois fait référence dans cet opus (d'ailleurs un thème musical de DQ III intervient vers la fin et est tellement génial).

Pour que ce soit moins casse pieds, je vais conserver le nom d'Erdrick vu que la trilogie sur Switch n'est disponible qu'en Anglais et Japonais, même si chaque jeu a des membres de localisation en cinq langues dont le français, comme indiqué dans les crédits... ). Erdrick est un des personnages préférés de la série, de part le fait que le premier et second DQ vous font jouer ses lointains descendants, nous faisant par la même entendre la légende d'Erdrick et de ses prouesses, récupérant son équipement légendaire pour pourfendre le mal. Et dans Dragon Quest III, on joue carrément le fameux Erdrick.

Je ne vais pas refaite l'Histoire de la série, ni parler de Yuji Hori, Koichi "Homophobe, négationniste, le bontempi c'est la vie" Sugiyama et bien entendu, Akira "Vive le caca !" Toriyama. A noter que malgré mon dégout complet pour Sugiyama, bon sang que ses musiques sont excellentes... (sauf l'overworld du XI, dont la version Switch permet de swapper à volonté avec celle du VIII, orchestrale et infiniement meilleure).


PS :
Bien que ce soit plutôt cool et pratique d'avoir les quatre jeux sur la même console, le portage des trois premiers DQ sur Switch est tiré de la version iOS/Android, avec une truelle. Curieusement, chaque suite corrige progessivement les problèmes du précédent, DQ III étant ainsi infiniement plus appréciable que les deux précédents, en dehors du lag quand un combat se déclenche.


DRAGON QUEST I
Date : 27 Mai 1986.

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Dans DQ I, vous incarnez un héros élu par le Roi pour aller sauver la princesse du royaume, capturée par un dragon, et libérer ce même royaume du joug du Dragon Lord. Cette mission n'a pas été confiée à n'importe qui cependant : vous êtes un descendant d'Erdrick, dont les prouesses il y a 100 ans ont garanti une longue paix au royaume. Avant de partir à l'aventure contre le Roi Dragon, il vous faudra réunir la preuve que vous êtes bien de la lignée légendaire, sans quoi certains lieux vous seront refusés. Et... c'est tout.

C'est un sacré choc que de mettre la main sur ce qui est ni plus ni moins que le premier. Et ça se voit dans tous les domaines : contrôles, ergonomie, combats, scénario : tout ce qu'on a considéré comme acquis de nos jours est à jeter à la poubelle. Sur NES et Super NES, il fallait ouvrir un menu pour parler, ouvrir un coffre ou même prendre des escaliers. Depuis l'excellente version Game Boy Color, ce n'est plus nécessaire.

Ce tout premier JRPG ne permet d'effectuer des batailles qu'avec un seul personnage du début à la fin du jeu. Ce dernier n'affrontera d'ailleurs qu'un seul ennemi maximum pendant les combats. Certains affrontements deviennent alors très, très rudimentaires et il est heureux que le héros dispose de plusieurs magies, qu'il apprendra au fil des niveaux. A noter d'ailleurs que les versions mobiles & Switch ont été ré-équilibrées côté XP & argent. Le jeu a cependant nombre de défauts :

S'il est impossible d'obtenir un Game Over dans toute la série, mourir dans DQ I a un effet plus que néfaste : non seulement on perd la moitié de son argent (comme dans les autres DQ) mais en plus on est renvoyé au seul et unique point de sauvegarde : le point de départ du jeu. Il faut en effet parler au Roi pour sauvegarder et, tant que l'on a pas récupéré un item important, savoir combien d'XP sont nécessaires pour prendre un niveau. Vu le nombre d'aller-retours que l'on doit effectuer pendant le jeu, il est vital de savoir gérer sa santé sous peine de devoir refaire un long, très long trajet depuis le début.

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Les choses risquent de devenir gluantes...

L'inventaire aussi pose problème, surtout dans cet opus : on est limité à 10 objets, équipement de combat et objets clés compris. Vu que le jeu reste très, très vague (à moins de bien noter ce que certains PNJ disent), vous risquez de vous trimballer avec des objets inutiles qui vont donc vous empêcher de progresser si votre inventaire est plein. Fort heureusement, les magies remplaceront très vite vos items de soins... mais pas les Clés Magiques.

Le système des clés va revenir constamment dans la série, mais celui de DQ I est probablement le pire. Tout au long du jeu, et ce dès la première pièce du chateau, vous ferez face à des portes impossibles à ouvrir sans Clé Magique. Ces clés ne peuvent êtres obtenues que dans de rares coffres ou achetées à des marchands... cachés. Ces mêmes clés sont indispensables pour finir le jeu, sauver la princesse et récupérer plusieurs équipements légendaires d'Erdrick. Bonus : plusieurs marchands de Clés Magiques sont situés... derrière une porte à Clé Magique. Loule !

M'enfin, on peut critiquer l'archaïsme chronique dont souffre DQ I (et dans une bien moindre mesure DQ II), il faut clairement s'attaquer à cet opus en gardant en tête que c'était le premier JRPG. Un an après sortaient Final Fantasy premier du nom et surtout, l'incroyable Hoshi wo Miru Hito, aussi connu sous le nom de Stargazer, qui au Japon, a hérité du titre "Densetsu no Kusoge", ce qui signifie que ce jeu est une légende. Une merde légendaire (oui, c'est la traduction). Si d'un côté Squaresoft a entièrement compris comme s'inspirer de DQ pour faire sa propre sauce (en y ajoutant du Donjons & Dragons là où DQ se serait inspiré des Livres dont vous êtes le Héros), les devs de Stargazer ont, quant à eux, littéralement rien compris au concept, à la vie, à l'univers, et au reste.

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C'est tout de même bien moins moche que les versions Steam / Mobile de Final Fantasy V et VI, mais peu mieux faire.

Dans Stargazer, il est mpossible de revenir en arrière dans les menus de combats, impossible de fuir les combats, seules les dizaines et les centaines de vos PV sont affichées en combat, avoir les PV négatifs ne vous tue pas forcément tant que le jeu n'a pas réalisé que votre vie était inférieure à 0, l'équilibrage vous fait rencontrer des ennemis impossible à vaincre dès le début du jeu, les villes sont invisibles et les donjons aussi, mais leur emplacement est aléatoire, sortir d'un donjon vous ramène au point de départ du jeu (pour rappel : ils sont invisibles et leur emplacement change), il est impossible de retirer un équipement acheté, même si c'est un pistolet laser moins fort que vos poings... (la liste est longue).

Donc oui, DQ I est vieux, il parle même le vieil anglais (sauf sur Game Boy Color apparemment), le système d'éclairage dans les donjons est pénible et certains ne servent d'ailleurs à rien, mais il a un charme. A faire pour au moins se rendre compte du fossé entre celui-ci et tous les autres. Au moins a-t-il introduit dès le départ les Gluants de métal, qui fuient dès qu'ils le peuvent au lieu de vous donner leur XP si généreuse ! Et surtout, Dragon Quest I a eu un impact incroyable sur les jeux de rôles Japonais.

Petit détail amusant : on peut faire le jeu dans le désordre : sauver la princesse est un objectif secondaire et peut donc être accompli après avoir vaincu le Dragon Lord (le dragon devenant alors le seul ennemi à affronter avant la fin du jeu).


Durée de vie : 5 / 7 heures, ce n'est donc pas trop long pour un RPG.

Note Switch :
Foirage / 10.

Cette version tourne à 20 FPS environ (voire 15). C'est ce qu'on récolte avec une version mobile déjà réalisée sous la jambe. De plus, comme pour le second portage, les sprites sont retouchés et jurent sur le décor. Pour couronner le tout, le scrolling du jeu rame. Si vous deviez vraiment y jouer sur un autre support, prenez la version GBC, ou alors Super Nes avec un patch de traduction qui met à jour les termes et noms de personnages.



DRAGON QUEST II: Luminaries of the Legendary Line
Date : 27 Janvier 1987.
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Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cet opus n'est pas lié à l'histoire d'Erwin un "Luminary" (Éclairé en VF), très importante dans DQ XI S. Certes, ça parle encore de "Luminaries" (le terme utilisé pour désigner l'Élu d'Yggdrasil dans le dernier opus), mais ce sont bien deux histoires séparées. Elle se déroule 100 ans après le premier opus. Le héros victorieux s'est marié à la princesse et a quitté le royaume pour fonder le sien. Ses descendants ont eux aussi fondé leur propre royaume, trois pour être précis.

DQ II sort quelques mois après le premier et montre immédiatement les crocs. D'ailleurs il a le champ libre, Final Fantasy ne sortira qu'à la fin de cette même année. Ce nouvel opus commence ainsi par une scène scriptée, montrant l'invasion et la destruction d'un royaume où se trouve une princesse, descendante du héros et donc d'Erdrick. Son sort est incertain lorsque la scène fait ensuite place à la présentation du nouveau personnage, le Prince de Midenhall, qui comme ses ancètres, va partir à l'aventure. Son rôle va, dans un premier temps, être de découvrir ce qu'il se trame dans le monde et de retrouver ceux de la lignée du héros légendaire : le prince de Cannock et la princesse de Moonbroke.

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L'introduction met tout de suite dans l'ambiance, faisant un bien meilleur boulot que le précédent jeu.

Cette suite marque plusieurs tournants : le héros n'est plus seul en combat, mais les ennemis non plus ! Il est ainsi possible de se retrouver à affronter plusieurs ennemis, parfois en groupe, forçant ainsi à réfléchir avant d'agir. Les magies sont désormais plus nombreuses et touchent désormais des groupes d'ennemis (ce qui ne sera plus le cas dans le III pour toutes les magies). Le héros quant à lui, est incapable de s'en servir, devant alors compter sur ses amis qui auront, du début à la fin, un niveau d'XP bien plus bas que le sien car on les rencontre tardivement. Les combats sont donc plus tactiques et bien plus intéressants mais aussi tellement, tellement plus nombreux ! Je ne sais pas si c'est lié aux versions iOS/Android/Switch mais bon sang, j'ai eu quatre à cinq fois plus de combats dans le II que le premier.

La carte du monde est quant à elle gigantesque, surtout comparée au premier. D'ailleurs, elle intègre même tout le royaume du premier, puisque scénaristiquement on a besoin de s'y rendre d'ailleurs, ce qui permet de voir que le héros, en quittant sa terre natale, a visiblement laissé son pays tout entier dans un futur plus que sombre, bien que peu d'éléments viennent indiquer ce qui a pu se passer précisément en cent ans. En tout cas cela reste assez surprenant quand on retrouve ce pays (même le thème musical de la carte du monde change). A noter qu'on disposera d'un navire pour explorer les mers et le reste du monde, permettant très vite de se rendre presque partout, à vos risques et périls.

Le jeu se permet donc plusieurs surprises, allant même jusqu'à vous faire perdre un équipier, nécessitant de réaliser une quête secondaire pour le sauver (et donc l'empêcher de gagner de l'XP pendant ce temps). Les PNJ sont quant à eux vitaux en ce qui concerne la progression, tant la carte est plus grande et donc contient plus de donjons et de villes. La magie de téléportation permet ENFIN de se rendre à toutes les villes visitées mais le système de sauvegarde reste pénible. En dehors du nombre de combats assez violent, ce qui m'a le plus gêné dans le jeu reste le donjon final où le niveau des ennemis grimpe brutalement alors que jusqu'à ce point, la progression était plutôt pépère (forcément ; plus de combats = plein d'XP). J'ai donc eu pas mal de Game Over et j'ai du sacrifier tous mes Prayer's Ring (conservez-les pour la fin !) pour régénérer les MP de mes personnages afin de pouvoir nous soigner avant l'affrontement final, sans quoi la défaite nous ramène au lieu de sauvegarde, avec l'interminable trajet à refaire.

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Plusieurs ennemis (parfois jusqu'à 6 ou plus !) en combat, enfin !

DQ II a lui aussi posé de nombreuses fondations pour le reste de la série ; que ce soit le thème de l'auberge, le fait de se déplacer en bateau, les multiples thèmes musicaux sur la carte du monde, non seulement liés à la progression de l'aventure mais aussi en fonction des lieux (le pays de DQ I) et reste très plaisant. C'est assez amusant de voir les références de DQ XI à la trilogie d'Erdrick, même si DQ II et III sont les plus cités (ainsi que DQ V). En parlant de ça, le système de Clés Magiques a été revu : plutôt que de devoir en acheter, elles sont ici en plusieurs types et utilisables à l'infini. Il vous faudra cependant penser à les garder dans l'inventaire de vos personnages car vous en aurez besoin un peu partout.

Détail : l'excellent Dragon Quest Builders 2 (qui a une nouvelle et -énorme- démo sur l'eShop Switch au passage) se déroule pile après la fin de DQ II et contient donc de très nombreuses références à ce dernier. Il n'est pas obligatoire de faire DQ II donc mais c'est un joli bonus ^^.


Durée de vie : environ 15/20 heures.


Verdict Switch :
Que de cruauté, SquareEnix / 10

Le jeu est légèrement plus fluide et ne rame plus trop sur la carte du monde. Mais les sprites ressortent toujours autant et ça reste toujours saccadé. Vraiment, incompréhensible.


Voilà, je n'ai pas encore fini DQ III et apparemment j'en suis loin, très, très loin. Le jeu a lui aussi sa part d'innovations et d'améliorations en tout genre. Si les deux premiers ont apporté nombre de choses à la série, le troisième est clairement celui qui a le plus marqué avec des éléments toujours utilisés dans la série. La version Switch s'en sort d'ailleurs bien mieux avec un framerate enfin fluide,des sprites non retouchés... mais du lag lorsqu'un combat se déclenche. Incompréhensible. Ce post est déjà suffisamment gros pour séparer mon retour sur le III et le XI S.

NintendoLife a complètement massacré ce second opus sur leur review de la version Switch, lui lâchant un 4/10, complètement injustifié à mon avis, même en tenant compte du portage réalisé n'importe comment, mais bon...

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Joue à Aedemphia

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Posté le: 2019-11-18 00:12
Citation :
Le 2019-11-17 01:05, Koren a écrit :
plusieurs marchands de Clés Magiques sont situés... derrière une porte à Clé Magique. Loule !

(...)

Dans Stargazer, il est impossible de revenir en arrière dans les menus de combats, impossible de fuir les combats, seules les dizaines et les centaines de vos PV sont affichées en combat, avoir les PV négatifs ne vous tue pas forcément tant que le jeu n'a pas réalisé que votre vie était inférieure à 0, l'équilibrage vous fait rencontrer des ennemis impossible à vaincre dès le début du jeu, les villes sont invisibles et les donjons aussi, mais leur emplacement est aléatoire, sortir d'un donjon vous ramène au point de départ du jeu (pour rappel : ils sont invisibles et leur emplacement change), il est impossible de retirer un équipement acheté, même si c'est un pistolet laser moins fort que vos poings...


Ca donne envie... Et moi qui n'ai pas reussi a passer la 1ere heure de jeu de Final Fantasy en version Famicom (le remake Play oui je l'ai fini, mais l'original...), je ne pensais pas que c'etait a ce point.
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Niloc-Nomis
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Joue à Secret of Mana (Switch) / LibreOffice Draw (PC)

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Posté le: 2019-11-18 06:53
Merci pour cet énorme retour!
Faire plusieurs dinoserpégés à la suite, il n'y avit que toi pour faire ça.

J'avais vu ces jeux sur l'eShop mais le coup des fonds pixellisés avec des sprites et textes lisses je trouve ça trop moche. Et j'ai toujours trouvé le thème de DQ excessivement pompier.

Cependant j'en tenteraient bien un en ému en tenant un journal de bord.
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... mais j'ai rebranché la Master System sous la télé!


Koren
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Posté le: 2019-11-18 19:05
@LVD :
A l'instar des Zelda CDi, j'ai vraiment envie de jouer à Stargazer mais wow, le jeu fait tout pour que personne n'y touche.

FF 1 sur Famicom (via émulation), je n'ai jamais réussi à me motiver à le finir, alors que le 2 et 3, je les ai fait sur émulateur en version NES (et je les ai bien aimés tous les deux).

FF 1 a vieilli sur NES (sans parler des innombrables bugs que ce soit en version Jap ou US ; comme les armes élémentales qui n'ont pas plus d'effet, la stat Agilité qui ne marche pas, merci pour le voleur -comme dans Seiken Densetsu 3 d'ailleurs !-, des magies qui renforcent les ennemis au lieu de les affaiblir...) mais justement, comparé à Stargazer, c'est FF VI.

En parlant de ce jeu du légendaire caca, des fans (?!) ont bossé pour réparer le jeu sur Famicom et même carrément refait le jeu sur Windows !

http://www.hardcoregaming101.net/hoshi-wo-miru-hito/

Un aperçu de la version Famicom du jeu par le JdG :
https://youtu.be/ohom31WJaZQ?t=214


@Niloc :
De rien . Le coup du texte lisse, ça ne me gêne pas le moins du monde ; bien au contraire car au moins c'est parfaitement lisible en mode portable et ce même sur ma Switch Lite ^^, ce qui est tout le contraire de DQ Builders 2 au texte riquiqui.

La trilogie d'Erdrick (DQ I, II et III) est disponible sur GBC, considérée un peu partout comme le meilleur support pour les deux premiers et pas mal pour le troisième.

yedo
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Joue à Kingdom Come, Greedfall, Spyro 2, Torchlight II, Trine 4

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Posté le: 2019-11-20 11:40
Je confirme : la version GBC est très bonne. J'ai fait le premier Dragon Quest sur cette version (en émulation) et ça reste un excellent souvenir. J'avais notamment adoré la grande liberté laissée au joueur qui peut explorer très librement le monde et aussi l'importance des PNJ qui fournissent des informations cruciales pour pouvoir progresser dans l'aventure. Je me rappelle notamment d'un item qu'il fallait récupérer en se positionnant sur une case précise de la map. L'univers est très cohérent, et cette liberté fonctionne car le monde est relativement restreint, chaque élément ayant un intérêt et une utilité. J'ai trouvé ce premier Dragon Quest très bien pensé et immersif pour son époque. Enfin, la version NES était moins accessible avec ses graphismes figés et ses menus contextuels, on est bien d'accord.

J'avais également commencé Dragon Quest II mais je l'ai vite lâché car le fait d'agrandir la map (oui, elle est gigantesque comparée au premier) rompt l'équilibre délicat entre liberté et accessibilité des informations. Je me suis vite retrouvé perdu et dépassé par l'étendue de la map à explorer. Ce qui était relativement condensé dans le premier épisode, se trouve dilué et noyé dans une masse de lieux à explorer et de PNJ à questionner.

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Posté le: 2019-11-28 20:47
Après quelques mois de tunnels professionnels, je peux enfin revenir, et aux jeux vidéo, et à l'écriture : je célèbre alors mon temps retrouvé, comme dirait Proust, pour faire quelques revues des jeux que j'ai fait depuis septembre. Commençons alors par Dragon Quest XI S, la version revue du onzième épisode de la fameuse série. Comme je n'ai point fait la première version cependant, elle est pour moi "l'originale" : du moins, je ne ferai pas ici de comparaisons avec l'antécédente.

Avant d'entrer dans le jeu, il me faut rapidement revenir et sur mes relations avec Dragon Quest, et mes relations avec le JRPG contemporain, et la façon dont je vins à cet épisode en particulier : cela a conditionné mon rapport au jeu, je m'en rends compte, et biaise nécessairement ce qui s'avère être, pour anticiper ma conclusion, une extraordinaire bienveillance de ma part.

D'abord, Dragon Quest, en général. Comme on le sait, la série a souffert d'une localisation hasardeuse hors du Japon, un peu comme Final Fantasy. Quand j'étais marmot, je ne parlais pas anglais, je ne le comprenais pas, et je ne m'avisais pas d'import : les Dragon Warrior/Quest m'étaient donc inconnus dans les grandes largeurs. Du JRPG, je ne connaissais guère que les A-RPG, Zelda bien entendu (quand bien même pourrait-on discuter mille fois sur l'appartenance générique de la saga aux "jeux de rôle"), et les Secret of Mana et affidés, type Secret of Evermore. Je connaissais l'existence de DQ, occasionnellement le nom apparaissait dans les magazines du temps, un screenshot : mais il me semble en avoir bien moins entendu parler que FF ou même que Chrono Trigger. En grandissant, l'émulation m'a permis d'explorer les romsets, et de découvrir, voire de redécouvrir, des titres que j'ai essayés jadis mais que je n'avais jamais possédés, des jeux dont j'ignorais tout, et des consoles dont je ne soupçonnais pas même l'existence. Ma connaissance de l'anglais allait augmentant puis, le cas échéant, les patchs de traduction faisaient le reste : je fis enfin les FF6, les Super Mario RPG, Earthbound... mais bizarrement, je passais à côté des DQ.
À dire vrai, je ne sais pas particulièrement pourquoi. J'ai pourtant eu cette grande frénésie des RPG fut un temps, et les options diverses des émulateurs, les savestates, les modes d'accélération, voire la possibilité d'user de codes Action Replay ou Game Genie, facilitaient largement l'accès à des jeux parfois anciens où les commodités contemporaines étaient absentes : mais DQ est passé sous mon radar. Je reconnaissais pourtant ses personnages, certains de ces méchants, je savais bien entendu que Toriyama s'était chargé du design ; mais même à l'époque où je dévorais Dragon Ball, DQ ne m'intéressait pas.

Le temps passa. J'ai eu fait quelques RPG, et quelques J-RPG surtout, sur Playstation notamment, FF7, 8 & 9, Skies of Arcadia sur Game Cube... mais avant DQ11, finalement, le dernier que je parcourus, ce fut Xenoblade Chronicles sur Wii. On peut sans doute retrouver mes messages de l'époque sur le forum, mais je ne peux qu'appuyer la révélation, l'amour, la passion que j'ai pu avoir pour ce RPG, sur lequel j'ai dû accumuler quelque chose comme 150 ou 200 heures de jeu. J'avais fini toutes les quêtes, ouverts tous les coffres, tous mes personnages étaient au faîte de leur puissance. J'ai été abandonnément raide dingue de cette aventure, tant et si bien que, le jugeant indépassable, il m'interdit, inconsciemment presque, de revenir au genre. C'est étrange : c'est un peu comme si, mangeant dans un restaurant la meilleure mousse au chocolat de votre vie, vous vous interdisiez à l'avenir d'en manger, de peur de corrompre le souvenir de cette beauté de cacao.
Alors je vins à d'autres traditions du jeu de rôle. Je m'enfonçais dans Diablo II, je découvrais Fallout, je me perdais dans Skyrim. Il y eut alors, ici, comme un changement de paradigme. Je m'habituais progressivement à faire des choix signifiants, à choisir un camp, à affronter les conséquences de mes actions. C'était l'époque où, dans New Vegas, je fus pris de colère en voyant, pour la fois première, l'armée de César crucifier tout un village et moi de tous les tuer de rage ; ou alors de pondérer, de longues minutes, la proposition de Mr. House, et ce qu'elle signifiant pour le Mojave. J'avais besoin d'éthique et de morale, même numérique, et cela me plaisait. L'histoire, néanmoins, se répétait : le travail, d'autres soucis, partitionnaient mon temps de loisir et mon temps de jeu. Je m'orientais davantage vers l'action, vers les parties courtes, aisément bornées dans le temps. Super Smash Bros. Ultimate fut pour moi une bénédiction, et c'est lui qui, insidieusement, m'amena à DQ11.

Ce ne fut pas, comme on pourrait le croire, le DLC du "Héros", ce personnage prototype de la série qui prend la forme tantôt du protagoniste de DQ11, de DQ8, DQ4 ou que sais-je ; mais par un esprit illustrant les Chronomis, ces petits bonhommes colorés chevillés à DQ11. On ne pouvait obtenir cet esprit qu'en essayant la démo de DQ11S, qui était disponible peu avant la sortie officielle du jeu : alors, me disais-je, je télécharge la démo, et puis baste. Un achat et soixante heures plus tard, je suis encore dessus, et je ne peux m'en détacher.
En réalité, je trouve DQ11 incroyablement reposant, et ce à bien des égards. Déjà, le jeu se débarrasse de toute moralité complexe, au profit de leçons de vie assez simples : les gentils sont tous gentils, les méchants sont tous méchants, et si un ancien gentil est devenu méchant, comme le Roi Carnelian, c'est qu'il était en fait possédé par le grand méchant. Ce n'est pas à dire que le jeu ne ménage pas quelques effets et quelques révélations, mais il le fait sur un mode manichéen que je trouve particulièrement agréable, et qui me change surtout des grandes décisions morales dont je parlais plus haut. C'est sans doute quelque chose de décrié, je le présume, pour les grands spécialistes : mais pour moi, à cet instant-ci de mon parcours de joueur, c'était tout à fait ce que je voulais.

Pareillement concernant l'autre aspect qui, certes, apparaît ce me semble comme une aspérité, du moins je l'ai bien vu, mais que je trouve cependant très appréciable : la difficulté. Je précise que je n'ai absolument pas touché ici au "mode draconien", qui permettait d'augmenter la résistance des ennemis ou de rendre la progression plus confuse : j'ai pris ce que le jeu m'offrait et nonobstant quelques pics de difficulté ci et là, qui m'obligèrent à gagner artificiellement quelques niveaux plutôt que d'avancer organiquement (notamment, pour le tentapieuvre au moment de la quête de la sirène, ou encore à l'entrée de la forteresse de l'effroi), jamais je ne suis posé la question de ma force relative aux ennemis. Même, j'ai remarqué, face à Mortégor, dans la forteresse de l'effroi, qu'autant je me suis fait laminer la première fois, autant au second essai, sans rien changer à ma stratégie, j'ai su le vaincre au terme certes d'un combat épique, mais surtout plus chanceux. Parfois, tout se joue effectivement aux malus comme la confusion, et il suffit de ne pas avoir de veine à un moment donné du combat pour entrer dans une spirale infernale, là où, avec les mêmes données initiales mais un peu plus de baraka, on aurait remporter l'affaire. Aussi, je ne m'agace pas face à la difficulté, je prends même ça avec une tranquillité d'esprit nouvelle. Je finirai par gagner, quoi qu'il advienne : pourquoi alors m'en faire ?
Il y a, enfin, un dernier aspect qui m'est particulièrement cher : je fais le jeu avec ma petite amie. J'ai lu récemment que les J-RPG, par leur aspect narratif et feuilletonnant, se prêtaient particulièrement au jeu de couples, et effectivement : tandis que je sauve le monde, ma chérie fait son crochet, ou travaille, ou bulle sur son téléphone. Elle commente avec moi les événements à l'écran, on lit les dialogues en travestissant nos voix, on fait des blagues et des jeux de mots terribles, qui nous font rire aux larmes. On a rebaptisé nos héros, "Capuche", "Boob Lady", "Petite Sorcière", "Grande Sorcière" (je vous laisse trouver qui est qui !), on a été morts de rire face à certains événements insolites (quand le héros est changé en poisson ! la parade du sourire de Sylvando ! le magazine porno de Théo !), on sifflote à présent le thème principal de la plaine quand on sort en rue. C'est la première fois que j'expérimente telle chose avec une petite amie, mes précédentes ne goûtaient guère le dispositif : je découvre là une activité de couple supplémentaire, et cela me fait grandement apprécier, plus encore, le jeu.

Alors, il doit encore me rester quelques heures de jeu : je suis au moment où ayant remonté le temps, j'ai affronté Mortégor à Héliodor et libéré le Roi. Je ne pense pas finir le jeu totalement, du moins, rien parmi les quêtes secondaires m'a donné envie de m'y mettre : tout au plus terminerais-je les quêtes des Chronomis et de leur "monde 2D", peut-être essaierais-je d'ailleurs cela par curiosité, mais je sens que DQ11 ne développe pas en moi le même amour que j'eus, jadis, pour mes hérauts personnels. Le jeu me réconcilie cependant avec le J-RPG, il me fait même regretter de ne pas avoir joué aux autres épisodes, j'en aurais presque l'envie : mais pour l'heure, j'apprécie cette quête épique qui a comme des apparences de balades tranquilles dans un jardin.

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Koren
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Posté le: 2019-12-03 00:27   [ Edité le: 2019-12-03 00:29 ]
@MTF :
Bon, ton post m'a donné envie d'en parler en avance ^^.

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Dragon Quest XI S: Definitive Edition

Alors les DQ et moi ça a longtemps été un amour impossible, même en émulation. Je ne supportais pas ces contrôles d'une autre époque, cette manie de s'enraciner dans son passé, à renier la modernité tel Miyazaki forçant les femmes à faire le ménage dans ses animes, j'ignorais tout de Sugiyama, j'ignorais tant de choses, en fait (et pis j'aime bien Miyazaki, pas taper).

Puis j'ai fini par céder aux sirènes en jouant... au VII sur 3DS. Ce fut merveilleux malgré pas mal de longueurs (d'ailleurs à ce sujet, la version 3DS a une version améliorée du script qui retire des pans entiers de scènes et séquences qui ne servaient qu'à meubler l'interminable prolongue de la version PS1). Mais pourtant je n'étais pas encore accroché. Pour une raison qui m'étonne encore (même si après coup, la mort de ma New 3DS XL a été un frein radical), je n'ai pas été motivé à acheter DQ VIII sur 3DS, pourtant considéré comme l'un des meilleurs avec le 3 et le 5.


Ce thème et celui des combats de DQ VII m'ont fait longuemment vibrer au cours des 115 heures (!) de jeu. Je ne regrette pas d'avoir hacké ma 3DS pour avoir les musiques orchestrales de la version Japonaise plutôt que la version MIDI qu'on a eu en Europe.

Arrive enfin DQ XI, puis un an et demi après, DQ XI S. Et après 96 heures de jeu (et j'ai encore pas mal à faire en à côtés), il est temps faire le bilan : c'est désormais un de mes JRPG préférés. Un exploit quand je pense à quel point j'étais autrefois allergique à cette série.

Je vais commencer par les reproches : bien que j'ai trouvé son design absolument parfait, le héros (ou Eleven comme les joueurs l'appellent au Japon) manque cruellement d'expression, alors que plusieurs scènes montrent pourtant qu'il en est capable. Je ne demande pas qu'il parle, mais qu'il soit plus vivant. Pour donner un ordre d'idée, Link est plus expressif dans Twilight Princess ou encore Skyward Sword. Heureusement, Erik et les autres membres de l'équipe font souvent le travail à sa place de ce côté, surtout au début du jeu où Erik force Eleven à ne pas s'arrêter tout en comprenant sa peine.

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Erik, clairement mon personnage préféré de l'équipe.

Le casting est excellent, que ce soit du côté d'Erik, du fabuleux Sylvando, Théo, les jumelles Véronica et Séréna et enfin Jade. Il n'y a pas un personnage laissé de côté, que ce soit au niveau des motivations, de la personnalité, certaines scènes sont d'ailleurs assez touchantes, notamment avec Théo et Sylvando, lorsque ce dernier qu'il voit une réunion entre un père et son fils qui était kidnappé par des monstres ou encore les fois où Théo se rend sur la tombe des parents d'Eleven.


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Sylvando m'a mis un peu mal à l'aise au début, mais au final il s'avère être un des meilleurs personnages du jeu côté histoire. Qu'il soit gay ou juste "flamboyant", pour un JRPG dont le compositeur a la main mise sur tout et n'importe quoi et est particulièrement homophobe, il a un arc narratif excellent (bien que l'impact soit diminué -et pas seulement pour lui- après un certain moment scénaristique).

La deuxième partie du jeu est formidable à ce sujet, ça faisait une éternité que je n'avais pas été aussi investi dans un RPG. Les quêtes personnelles des équipiers (un bonus de la version Switch) sont très bonnes, même si celle de Jade laisse un planer un doute comment dire... dégueulasse sur ce qu'elle subit (ou pas ?). Cependant, j'ai été un poil déçu lorsque ces mêmes personnages obtiennent leur détermination dans la troisième partie du jeu, cette même détermination et leur volonté dans la seconde partie était bien plus grande et importante quand on sait ce qu'ils ont subit et du traverser ensemble avant de retrouver Eleven et de vaincre Mortegor. Mais vu que cette partie du jeu s'ouvre avec l'un des meilleurs thèmes de toute la série (avis perso) et qu'en plus ce moment est plutôt épique, je lui pardonne aisément :


Oui, Dragon Quest III a marqué son époque, à tel point que vingt ans après, son héritage perdure encore. Mais ce n'est pas le seul clin d'oeil aux anciens DQ, oh que non !

Je n'ai cependant pas trouvé Mortegor très charismatique même si son histoire par contre est intéressante, tout comme l'histoire du légendaire Erdwin et ses compagnons. Il a tout de même bien plus de gueule que le bad guy de DQ VII...

Parlons musique, tiens : en jouant à DQ XI sur PC, j'avais été grandement déçu d'une part par le MIDI très moche (mon dieu ces trompettes de la mort), mais aussi par le thème des combats et surtout, surtout : celui de l'exploration, très pompeux et lourd. Tout l'inverse des thèmes doux (présent) et mélancoliques (passé) de DQ VII ou même de DQ VIII. Justement en parlant lui, un DLC gratuit permet de débloquer un costume du héros de DQ VIII et aussi, giga bonus : la possibilité de remplacer le thème de l'exploration de DQ XI par celui du VIII, et orchestral s'il vous plait. Il colle à merveille.


Voilà, c'est tout de suite bien meilleur que le thème très pompeux de DQ XI qui a le chic pour parfois se lancer au milieu de situations dramatiques. La deuxième partie du thème est aussi disponible dans le jeu si vous appelez une monture via un accessoire à acheter au casino dans le dernier tiers du jeu .

Hormi cet écart, les musiques de DQ XI sont très, très bonnes. Bien sur il y a beaucoup énormément de reprises de la série (que ce soit le I, II, III et je crois bien que le V aussi s'est fait plumé) mais ils collent très bien. Le thème des Ruines de Fordrasil (Dundrasil dans la version anglaise) est aussi très bon, on peut presque voir la tragédie qui s'est déroulée dans les lieux où elle retenti. Quant au doublage ? Excellent. Que ce soit en Japonais ou en Anglais, c'est un régal. Les doubleurs de la version anglaise sont britanniques, et j'adore cet accent (Erik est parfait).

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Eleven vient d'invoquer la foudre grâce au pouvoir de l'Éclairé, visible sur sa main. Tiens, comme Daï / Fly, un manga qui se déroule dans l'univers de Dragon Quest !


Côté combats, si vous n'aimez pas le tour par tour parce que c'est lent ? Pas de panique ! Vous pouvez accélérer les combats deux fois ou même quatre fois. Ce n'est pas assez dynamique ? Activez le mode caméra libre et vous pourrez vous promener librement pendant les combats, sans que cela influence quoique ce soit et faire joujou avec la caméra). De plus, il y a pas mal de stratégie. Dans les DQ, les magies d'augmentation de stats ne déconnent pas et sont d'une importance capitale dans certains combats. Les personnages ont tous un rôle prédéfini (pas d'Abbaie des Vocations dans cet opus) et ont donc une utilité propre. Là où Erik n'a aucune compétence spéciale pour toucher plusieurs ennemis (sauf avec des boomerangs), il possède des techniques extrêmement redoutables ne touchant qu'une cible. Serena et Véronica se complètent mais on peut aussi se passer de l'une ou de l'autre. On peut même retirer le héros de l'équipe pendant les combats.

Ah et vous avez aussi des compétences à débloquer qui vous permettent encore plus de jouer selon votre style. Et si vos choix vous déplaisent, il suffit d'aller à l'église pour libérer les points de compétences dépensés pour les attribuer ailleurs.

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L'équipe d'Erdwin, le précédent Éclairé qui a atteint un statut de légende et dont un astre lui a été dédié.


J'ai évoqué les bonus de la version Switch et pour une bonne raison : cette version m'a motivé à faire la trilogie d'Erdrick (Elrick en VF), à savoir Dragon Quest I, II et III, disponibles sur Switch (mais aussi sur NES, GB Color, Super Nes et j'en passe ; préférez les versions GBC de la trilogie). La raison ? Le royaume de Chronopolis, un monde entièrement en 2D avec des graphismes tous droit sorti de Dragon Quest VI, qui permet de replonger dans 2 à 3 mini-scénarios de chacun des dix premiers Dragon Quest, avec donc, d'innombrables références à la série toute entière. Et si vous aimez ce mode 2D, et bien vous pouvez aussi faire la totalité de DQ XI ainsi. Que ce soit au début du jeu où à chaque sauvegarde, vous pouvez basculer votre partie dans le monde 2D, mais attention, il y a un hic : il faut pour cela choisir un chapitre antérieur au votre et une fois transféré, si vous souhaitez revenir en 3D, il faudra aussi choisir un chapitre antérieur à celui où vous êtes... en 2D (vous suivez ?).

Le truc chouettos par contre, c'est que vous conservez quoiqu'il arrive vos objets (sauf les objets importants liés à la progression du scénario), tout votre équipement (seuls les items que l'on obtient à mesure du scénario disparaissent) et bien entendu, votre XP, les mini-médailles, les succès débloqués (oui, sur Switch), les stats augmentées via les graines etc, etc. C'est une sorte de New Game+ très particulier.


Verdict :
Dragon Quest: La Légende de Daï Edition Ultime / 10.
Le jeu m'a fait vibrer dans tous les sens, parfois ému jusqu'au larmes (ça n'était pas arrivé depuis longtemps sur un JRPG). Bien sur il y a des passages un peu niais, mais il y en a aussi de très sérieux. Il y a des moments un peu "Cage aux folles" avec Sylvando et ses compagnons mais Sylvando est justement écrit comme ça et ce n'est pas la "tapette" ou "fofolle" qu'on pourrait imaginer. A vrai dire, il aurait botté le cul de Zaza depuis longtemps. D'ailleurs, c'est un personnage très apprécié sur plusieurs forums US (j'ai dit plusieurs, pas tous).

La seconde partie du jeu m'a fait énormément penser à un passage marquant du manga Fly / La Légende de Daï (pas l'anime) impliquant Mother Dragon (d'ailleurs il y a une Dragonne dans DQ XI qui tient à peu près le même rôle) et à un autre jeu que je ne peux pas citer sous peine de spoiler. Si vous avez une Switch ; foncez. C'est probablement le meilleur épisode pour démarrer la série ; le plus accessible, le plus paramétrable grâce à la quête Draconnique, le plus rejouable, bref un vrai bonheur qui tient en haleine pendant près de 100 heures. Et aussi l'un des meilleurs JRPG pour débuter... les JRPG, justement. Passez ensuite à Xenoblade Chronicles 2 ou tiens, au remake du premeir Xenoblade Chronicles qui débarque en 2020 avec du contenu qui avait été coupé de la version Wii.
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Posté le: 2019-12-03 18:26   [ Edité le: 2019-12-03 18:28 ]
Vu que tu parles beaucoup des musiques, une petite blague sur le thème des combats.

https://youtu.be/Qdm4pB-1Dlc?t=700

C'est pas très malin car de mon coté, maintenant à chaque fois que je l'entends je pense à ça

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Posté le: 2019-12-04 06:40
Citation :
Le 2019-12-03 18:26, nicko a écrit :

Vu que tu parles beaucoup des musiques, une petite blague sur le thème des combats.

https://youtu.be/Qdm4pB-1Dlc?t=700

C'est pas très malin car de mon coté, maintenant à chaque fois que je l'entends je pense à ça


Oh mon dieu oui, j'avais adoré ce moment dans leur vidéo ^o^.

Dis toi qu'en MIDI c'est encore plus adapté
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Posté le: 2019-12-04 12:46
Citation :
Il y a des moments un peu "Cage aux folles" avec Sylvando et ses compagnons mais Sylvando est justement écrit comme ça et ce n'est pas la "tapette" ou "fofolle" qu'on pourrait imaginer. A vrai dire, il aurait botté le cul de Zaza depuis longtemps. D'ailleurs, c'est un personnage très apprécié sur plusieurs forums US (j'ai dit plusieurs, pas tous).


Je rebondis juste là-dessus, car c'est effectivement un truc que j'ai énormément aimé : Sylvando est un personnage queer par excellence, mais autant il se définit par cela, autant cela ne l'enferme pas dans ce rôle. Il est aussi courageux, empathique, la dynamique qu'il a avec son père ou avec la chevalerie en général est géniale... c'est un type de personnage que j'aime beaucoup et même si je ne l'ai pas souvent dans mon équipe car ses aptitudes ne me plaisent pas, son chapitre dédié est sans doute celui que j'ai le plus aimé de tous.

Je pense, sinon, me faire tous les DQ après cette découverte extraordinaire... Souhaitez-moi bonne chance !

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