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Dynasty Warriors - La série
Année : 1997
Système : Playstation, Playstation 2
Développeur : Koei
Éditeur : Koei
Genre : Beat'em all

DYNASTY WARRIORS : les "concurrents"

Au vu du succès de Dynasty Warriors, il était évident que d'autres studios allaient tenter de surfer sur le succès et le nouveau genre qu'il a fait naître. Je vous propose d'en découvrir quelques-uns (pas forcément par ordre chronologique).

SENGOKU BASARA
(PS2/PSP/PS3/Wii)

A tout seigneur tout honneur, commençons avec celui qui est considéré comme le principal concurrent de la saga de Koei, je veux bien sûr parler de la série Sengoku Basara de Capcom. Le jeu joue sur la même période historique que Samurai Warriors, mais a une approche différente dans sa forme. Sengoku Basara est en effet beaucoup plus stylisé, fondé sur les combos de masse et avec un designmanga très seyant. Malgré son nombre de persos largement inférieur (16 pour le dernier épisode contre une cinquantaine chez Dynasty Warriors), il se montre être une valeur sure dans le genre grâce à son gameplay et son atmosphère stylisée.

Malheureusement l'histoire retiendra aussi un portage catastrophique du premier épisode pour le marché occidental. Sorti sous le titre de Devil King, le contexte est totalement revu pour des raisons idiotes. En effet, selon les commerciaux de Capcom, le jeu n'aurait eu aucune chance sur le marché occidental avec le contexte japonais et il était plus judicieux d'inventer un contexte fantaisiste.
Vous noterez l'incohérence de cette logique au vu des succès des Dynasty Warriors qui se passent dans un contexte historique chinois, ou même des Onimusha se passant durant la même ère que Sengoku Basara.
Toujours est-il que exit l'ère Sengoku, bonjour l'univers qui ne ressemble à rien. Adieu les noms de personnages historiques japonais, bonjour les noms fantaisistes comme Azure, Minotaur, ou Scorpio...
Histoire d'enfoncer le clou, cette version se voit amputée de divers persos et éléments de jeu.
Capcom ne faisant pas les choses à moitié, la communication autour du titre est plus que minimaliste.
Résultat : échec sur le plan des ventes, et critique des joueurs qui n'ont pas apprécié d'être pris pour des nigauds.
Il faudra attendre la version PS3/WII pour retoucher un Sengoku Basara en occident. Et histoire de montrer qu'on est chanceux, il est moins abouti que le 2.

CHAOS LEGION
(PS2)

Sengoku Basara n'est pas la seule tentative de Capcom de jouer sur le beat'em all massif. Quelques années avant, on a eu le droit à Chaos Legion. Bien que ne faisant incarner qu'un héros, le jeu propose au joueur d'invoquer des créatures appelées "légions" afin de l'aider à se défaire de la horde d'ennemis qui lui fait face. Réalisé dans la ligné graphique de Devil May Cry (c'est a dire gothique à fond) et doté d'une bonne réalisation, le jeu ne parvint cependant pas à convaincre totalement, la faute à un level design de couloirs, un côté trop dirigiste et une faible durée de vie. Il est cependant loin d'être un jeu honteux.

On reconnaît la patte Devil May Cry.

DEMON CHAOS
(PS2)

Restons dans le chaos, et évoquons rapidement Demon Chaos de Konami. Rapidement car le jeu est passé inaperçu et a pour principal intérêt de vous faire affronter littéralement jusqu'à 65000 adversaires sur une même carte. Le jeu se montre plus répétitif et limité par rapport à la concurrence malheureusement.

Des monstres... Des monstres everywhere !

DRAKENGARD
(PS2)

Avant de passer à la période "PS360", il ne faudrait pas oublier le diptyque Drakengard de Squaresoft. Permettant des affrontements aussi bien sur terre que dans les airs à dos de dragon, le jeu accentue certains éléments RPG. Si les jeux n'ont pas forcément convaincu techniquement, tout le monde s'accorde à dire qu'ils possèdent sans doute les scénarios et les personnages parmi les plus réussis et sombres dans le domaine des jeux vidéos.

Une chevauchée de dragon du premier épisode.
Une amélioration graphique pour la suite.

L'arrivé de la génération de machines suivante, avec leurs nouvelles capacités graphiques et techniques laisse espérer de nouveaux beat'em all massifs, et c'est le cas, mais la qualité ne suit pas forcément.

NINETY NINE NIGHTS
(Xbox360)

Ninety-Nine Nights est le premier beat'em all massif du genre sur la génération PS360. Sorti sur Xbox 360 uniquement, la présentation du jeu fit beaucoup d'effet à l'époque avec ses jolis effets dynamiques, ses graphismes fins pour l'époque et son design. Malheureusement, si techniquement le jeu se montre fin, propose des attaques vraiment spectaculaires et une bande-son réussi, plusieurs défauts viennent plomber le plaisir.
Tout d'abord, on notera des ralentissements fréquents lors des attaques spéciales et la multitude de soldats, un seul mode de jeu (le mode histoire), pas de multi, et un scénario loin d'être clair par moments. Il n'y a que 7 persos au nombre de missions minimaliste (certains n'ont que deux missions) et par conséquent la durée de vie est très courte. Le doublage est vraiment douteux (dans le sens où, parfois, on a des gémissements au lieu de dialogues), la difficulté vraiment mal gérée, la sensation que les coups ne portent pas, notamment contre les boss, et il y a des idées plutôt malvenues (on citera par exemple les objets qui vous donnent du malus ou le fait qu'un objet soit obligatoire pour battre le dernier boss sans que l'on vous prévienne). Au final, N3 a des allures de démo technique sortie un peu vite, divertissant pour l'époque, mais il y a clairement mieux qui est sorti depuis.
La suite pourtant plus récente, ne semble pas avoir corrigé les défauts.

Les furies envoient du bois, et celle ci est loin d'être la plus impressionnante.

KINGDOM UNDER FIRE : CIRCLE OF DOOM
(Xbox360)

Spin off de la série Kingdom Under Fire, Circle of Doom se veut un mélange de hack'n Slash et de beat'em all. On notera entre autres un générateur de cartes aléatoires, des possibilités d'alchimie et plusieurs objets, des quêtes annexes, un mode multi online et des graphismes pas dégueux.
On retiendra surtout un gameplay lent, un scénario sans relief, des combats mous, sans rythme, sans impact et, au final, un jeu peu passionnant qui a du mal à motiver le joueur à aller plus loin.

ONECHANBARA : BIKINI SAMURAI SQUAD
(Xbox360/Wii)

On passe dans la série Z à petit budget avec le titre de D3 publisher. Un jeu où l'on incarne des filles en bikini armées de katana qui massacrent des zombis par dizaines, voilà un programme qui semble plus que jouissif. Il est cependant dur de faire abstraction des nombreux bugs techniques et graphiques, du rythme inégal et du gameplay pas toujours précis, ainsi que de ces graphismes d'un autre temps.

C'est bien gore, mais ça peine a convaincre malheureusement.

SOUS INFLUENCE...

Citons enfin quelques jeux qui, sans jouer dans la même section que Dynasty Warriors, partagent le goût des affrontements épiques du seul contre cent. On retiendra Dead Rising et ses milliers de zombis, Earth Defense Force où vous repoussez une invasion d'aliens insectoïdes. Dans une moindre mesure, on notera des passages de Zone Of The Enders 2, où le joueur fera face à une armada entière d'ennemis ou Kingdom Hearts 2 et son fameux affrontement entre Sora et 1000 sans-coeur.

Trois jeux qui ont le goût des affrontements disproportionnés (et au passage j'aurai réussi à caser Kingdom Hearts à côté de Dead Rising !)
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