Mais pourquoi
cette appréhension ? Ben, le problème lorsque l’on
relate l’histoire et le gameplay d’un grand classique, c’est que
l’on n'est pas le seul à le connaître, et dire une
contre-vérité étant aussi facile que de toucher
un éléphant dans un couloir (avec un pistolet), c’est
peu dire qu’il faut s’attendre aux levées de boucliers et
aux volées de bois vert des oldcore-gamerz (si vous m’accordez
ce néoanglicisme). La
deuxième raison, c’est que la plupart des visiteurs du site
(ainsi que les rédacteurs) sont plutôt calés
sur les classiques, donc le risque de se faire “gauler” en flagrant
délit de “j’ai dit une bêtise mais personne ne le remarquera”
est d’autant plus élevé... C’est
donc l’estomac noué et le front inondé de sueur que
nous entamerons notre descente au cœur du musée des
jeux vidéo qu’est Internet pour relater l’Histoire de Dig
Dug....
Carbone
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Mon premier
contact avec ce jeu date d’il y a bien longtemps, en vacances
dans le sud de la France, à l’époque où
on emmenait ses jeux électroniques LCD en vacances
vu que la Gameboy n’existait
pas et qu’il
était hors de question de prendre le C64...
(en passant : oui je sais on dit UN Gameboy,
mais je préfère donner une identité féminine
à un objet qui m’accompagne souvent aux toilettes,
tout en précisant que cette affirmation n’a aucun caractère
sexuel sous-jacent pour les apprentis réducteurs de
tête qui pourraient nous lire...).
Donc, pendant qu’amis
et parents prenaient l’apéro en terrasse, je troquais
la dégustation d’une boisson gazeuse, l’air pur et
la chaleur ambiante contre une substantielle pièce
de monnaie qui m’emmenait dans une salle à l’air enfumé
et à l’ombre du “Camarade” qui me tannait la peau pour
m’adonner à ma passion pour les jeux vidéo,
dont le digne représentant était ici Dig
Dug...
Près
de 20 ans après, ce programme n’a pas pris une ride
et se montre toujours aussi addictif...
Et les
Shadocks pompaient...
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Les
boîtes des versions Atari 2600
et Atari 5200 (merci au site Moby Games !) |
Bon, parlons
un peu du principe de ce jeu... Vous dirigez un personnage
sans nom dans sa combinaison casquée (le design de
la boîte Atari ci-dessus me fait irrémédiablement
penser au costume de Jacques Villeret dans La soupe aux
choux) et votre but est de creuser pour trouver on ne
sait quoi dans un sol peuplé de deux types de créatures
: les Pookas, genre de tomates avec des pieds et un masque
de plongée, et les Fygars, dragons ailés cracheurs
de feu vivant sous terre.
Donc, vous
devez vous débarrasser de ces empêcheurs de creuser
en rond, et pour cela votre firme vous a donné une
arme au top de la technologie : une pompe ! Oui, vous avez
bien lu, et en plus pas une pompe avec un compresseur, naaan
ce serait trop simple, mais une pompe comme celle utilisée
pour gonfler les bateaux pneumatiques (vous savez, celle qui
vous fait regretter d’avoir acheté un truc pareil à
votre môme...). Il va vous falloir matraquer une fois
de plus ce pauvre bouton de la borne pour arriver à
vos fins en faisant gonfler jusqu’à l’explosion vos
adversaires (je soupçonne les concepteurs de jeux d’avoir
un beau-frère au service maintenance des bornes d’arcade).
Toute
peine mérite salaire
Bon, c’est bien
joli tout ça, mais comment gagne-t-on des points ? Tout simplement
ma bonne dame !
-
en faisant exploser les occupants du monde du dessous (les
fans d’Arkadia et des Mondes Engloutis comprendront)
;
- en creusant de plus en plus (jusqu’à nettoyage complet
du niveau) ;
- en récupérant des fruits ou légumes
qui apparaissent dans certains cas (temps passé dans
le niveau, actions réalisées pour les faire
apparaître...) ;
- en écrasant vos ennemis sous un rocher tout en évitant
de rester vous-même en dessous...
Vous avez sûrement
remarqué que le niveau était composé de 4 strates
de couleurs différentes, eh bien plus vous descendez profondément
pour faire exploser les monstres, plus vous marquez de points :
c’est d’une simplicité évangélique, mais ça
peut devenir diabolique au fur et à mesure de votre progression
dans le jeu... En parlant de progression : le jeu est composé
de 12 niveaux en arcade, qui se répètent par la suite
par vagues de 4. À partir du niveau 36, les Pookas et Fygars
seront plus rapides et au niveau 256 vous obtiendrez un game over
! Pourquoi ? À vous de le découvrir, c’est la première
partie du nouveau concours sur le forum... Les
petits voyous que vous êtes se disent que s'ils veulent marquer
des points à outrance il suffira de garder un ennemi à
la fin et “manger” toutes les zones tranquillement... eh bien non,
car s'il se sent un peu seul en tant que dernier dans le niveau,
le monstre s’échappera par le trou que vous avez creusé
pour descendre sous terre !
Ne rêvez
pas, on ne vous laissera pas marquer comme bon vous semble.
Une collision avec les Pookas ou Fygars et c’est la perte
d’un mineur ; une attaque enflammée toute droit sortie
de la gueule d’un Fygar et paf, même punition ; et ne
pensez pas être à l’abri dans votre couloir de
terre, car ces créatures peuvent l’espace d’un instant
devenir volatiles, et sous leur forme spectrale traverser
les strates non déblayées pour venir vous cueillir...
Un petit truc pour vous aider
: vous irez plus vite dans les couloirs que vous avez creusés...
Ça peut servir quand un Pooka vous a dans le collimateur...
Une grande
famille
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Dig
Dug II. |
Dig
Dug a été développé par
Namco et distribué par Atari par la suite, Namco ayant
revendu les droits (ce qui explique pourquoi vous avez deux
versions identiques sous Mame). C’est Atari qui s’est donc
logiquement occupé des suites, dont Dig Dug
II sorti en 1985 (que vous avez en images juste au-dessus),
qui ne reprend que les ennemis et le principe de “combat”
à la pompe à air. Les strates ont été
remplacées par l’éclat flamboyant des vertes
contrées, ce qui nous fait troquer la vue en coupe
du premier épisode contre une vue de 3/4 du dessus...
Ce programme a
été adapté sur beaucoup de machines et par
beaucoup de concepteurs différents (Namco en personne sur
MSX, Datasoft sur C64 et Realtime Associate sur Intellivision
pour ne citer qu’eux). Ce n’est donc pas un hasard si peu de joueurs
de plus de 25 ans ignorent ce jeu, car ils l'ont certainement au
moins une fois vu ou joué sur une de ces plateformes d’accueil.
Les légendes
ne meurent jamais
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Dig
Dug Deeper le dernier né. |
Si les plus
de 25 ans connaissent en majorité ce “monument”, quid
des nouveaux joueurs ? En
premier lieu, après cet article vous savez désormais
ce qu'est ce jeu ;
deuxièmement, vous pouvez retrouver une conversion
de ce titre sur Gameboy sortie en 92 (c’est un coup
à ne plus sortir que sous la contrainte des cabinets
d’aisance), mais si jouer sur un écran en noir et blanc
vous répugne et que vous êtes un farouche défenseur
des cartes 3D, Creatures Labs et Infogrames (qui ne l’a même
pas édité sous la marque Atari !) ont pensé
à vous fin 2001 avec Dig Dug Deeper,
un mix des 2 premiers opus en 3D... Donc,
en un mot comme en cent, vous n’avez plus d’excuse pour ne
pas connaître et/ou avoir joué à Dig
Dug.
Pour l'anecdote,
ce jeu serait le parent caché de Boulderdash (le prénom
que Laurent voulait donner à son enfant, mais sa femme n’a
pas voulu ; je cherche encore pourquoi, c’est mignon Boulderdash
pourtant) qui aurait honteusement re-pompé (pardonnez le
jeu de mots je n’ai pas résisté) son illustre prédécesseur...
Ma foi, ce serait un bon exemple de la maxime affirmant que c’est
dans les meilleurs pots que l’on fait la meilleure soupe...
Et maintenant
que vous savez à peu près tout, voici la deuxième
partie de la question sur le forum qui vous permettra, lorsque vous
aurez la réponse, de briller dans la société
vidéo-ludique : il y a eu 3 versions pour les consoles
Atari 2600, 5200 et 7800 mais chacune de ces
versions diffère... en quoi ? Bonne chasse aux infos
et n’oubliez pas d’essayer ou de rejouer à Dig Dug...
mais prévoyez du temps car il est très difficile d’en
décrocher...
J’en profite
pour vous demander des infos : une version TI99-4/A
serait sortie, et je n’ai pas encore réussi à
trouver d’autres infos ou images, donc si vous en avez faites
passer, ce serait sympa car là j’avoue : je sèche...
Maze007
MAJ du
29 Mai 2002 :