
Voir aussi :
- Article
sur Resident Evil 2
- Article sur Resident Evil 3
- Article sur Resident Evil Rebirth
- Article sur Resident Evil Zero
La source.
En 1992, un jeu totalement
révolutionnaire et complètement nouveau dans son style fait une
apparition très remarquée sur PC: Alone in
the Dark. Des plans fixes, très cinématographiques, un perso
en 3D, une ambiance flippante, un genre vient de naître, le survival-horror.
Le géniteur de cette merveille se nomme Frederick Raynal et je ne le remercierai
jamais assez pour avoir inspiré une de mes séries cultes : Resident
Evil. Pour plus de renseignement
sur Alone, je vous conseille l'article sur toute la série en rubrique test.
Mikami le génie.
Shinji Mikami
est le créateur de Resident Evil (RE). Il pense que son inspiration vient
peut-être du film La nuit des morts-vivants de George Romero (1968)
qu'il a vu quand il était à la fac (note : voir l'article
sur Dead Rising pour plus d'infos sur ce film). Voulant réaliser un
jeu où le joueur a peur et se sent menacé, Shinji et son équipe
se sont creusé les méninges pour nous faire vivre une aventure horrifique,
mais tellement jouissive. Un manoir perdu en pleine nature, des plans fixes effrayants,
des zombies amateurs de chair fraîche, des monstres mutants agressifs, une
bande son magnifiquement terrifiante et une équipe de flics prêts
à sortir de cet enfer. Le décor est posé !
Un scénario,
un !

Les habitants de
Racoon City sont terrorisés : attaques violentes aux alentours de
la ville, monstres aperçus dans les montagnes avoisinantes, il n'en fallait
pas moins pour que la police soit sollicitée. C'est l'équipe BRAVO
des S.T.A.R.S. (Special Tactics And Rescue Squad) qui s'y colle. Malheureusement,
l'hélico qui les transporte lâche juste au dessus du manoir, c'est
le crash. Afin de les secourir,
l'équipe ALPHA des S.T.A.R.S. est envoyée sur place. Le bilan ?
Edward Dewey de l'équipe BRAVO, le pilote de l'hélico, est retrouvé
mort, le corps mutilé. L'ALPHA team se fait attaquer par des chiens zombies,
fraîchement débarqués ! Brad Vickers, le pilote de l'hélico
des ALPHA se barre et Joseph Frost se fait laminer. Les autres arrivent à
se réfugier dans le fameux manoir en question.
Les survivants sont
au nombre de quatre. Tout d'abord, Chris Redfield (ancien pilote de l'Air
Force et frère de l'héroïne de RE 2 et RE: Code Veronica, la
célèbre Claire Redfeild), Jill Valentine (agile et
déterminée), Barry Burton (vieil ami de Chris, il motiva
ce dernier à rejoindre les S.T.A.R.S. après ces déboire dans
l'Air Force), et pour finir, Albert Wesker (fondateur des S.T.A.R.S., il
est à la tête de l'équipe ALPHA).
Vous aurez le choix d'attaquer l'aventure avec
Chris (mode difficile) ou Jill (mode facile, plus d'espace dans l'inventaire). Le scénario et les missions proposées
diffèrent selon le perso choisi. Pour finir avec le scénario, sachez
qu'il est bien plus complexe qu'il n'y parait et c'est un véritable bonheur
de l'étudier en profondeur, et ce pour chaque opus de la série qui
vient rajouter des branches à cet arbre narratif touffu qu'est RE, tout
en révélant des points très importants pour tel ou tel chapitre
de la saga. A ce propos, je vous
donne à la fin du test, quelques sites vraiment TRÈS impressionnant
sur RE, ou des acharnés (bravo les gars, vraiment !) décortiquent
absolument tout.

Comment qu'on
fait pour y jouer, sivouplé ?
Question
pertinente à laquelle je me dois de répondre sur le champ. Pour
les décors, donc, des plans fixes extrêmement bien étudiés
pour foutre la pétoche et c'est réussis, la flippe assurée
! Le joueur se met à scruter les moindres détails du décor
de peur qu'un monstre ou un autre danger n'apparaisse. Votre perso est en 3D et
le maniement de celui-ci se fait sans difficulté même si un petit
temps d'adaptation est nécessaire. En appuyant sur "start", le gamer effrayé
accède au menu. Ici, rien de plus simple ! Vous pouvez sélectionner
une arme, utiliser toute sorte d'objet (et même les examiner ou en combiner
certain), consulter la carte des lieux (elles sont nombreuses et ils faut les
dénicher), user un peu du talkie, archiver les dossiers trouvés
et surveiller votre état de santé.
Une fois l'habitude prise, on est comme dans
ses chaussons et le mot "ergonomie" prend tout son sens. Pour revenir aux armes,
sachez qu'avec le scénario de Chris, seul le couteau sera dispo
au début tandis que Jill possède déjà le Berretta
M92FS 9mm quand elle commence son périple. Au fil du jeu d'autre armes
seront à trouver (fusil à pompe Remington M870, lance-grenades,
colt Python, lance-flammes, etc...) et certaines devront être débloquées
(par exemple, le lance-roquettes ne s'obtient au début du jeu qu'en ayant
effectué sa précédente sauvegarde en moins de trois heures),
même topo pour que nos héros arborent de nouvelles tenues.
Autre élément
important de RE, le coffre, pas un coffre un jouet, vous vous en doutez
bien. Dans le soft plusieurs salles de "repos" vous attendent pour sauvegarder
(sur une machine à écrire, à l'aide de ruban machine qu'il
faut dénicher) mais également pour accéder au coffre. Dans
celui-ci on dépose ses objets ou on les reprend, au choix. C'est le même
coffre que l'on retrouve dans toutes les salles de sauvegarde, et il représente
un des aspect le plus important du jeu vu que le nombre d'objets transporté
par votre perso est limité. Parmis les autres objets importants à
trouver, n'oublions pas les plantes (pour redonner de la vie ou se guérir
d'un empoisonnement selon le "modèle"), le spray premier secours et les
éléments clés pour continuer le scénar (clés,
joyaux, médailles, etc...). Très
importants également : les divers documents à ramasser tout au long
de l'aventure, une source formidable pour mieux comprendre l'histoire.

Des méchants
qui font bobo.
Un panel assez varié
de monstres vous attendent de pied ferme, des zombies vraiment flippant en majorité
mais ce n'est pas tout, des chiens infectés assez agressifs, des araignées
géantes, des corbeaux, les fameux Hunters, des abeilles, requins, etc...
Les boss font preuve de beaucoup de charisme aussi, le serpent géant tout
d'abord, le premier du jeu mais il faudra l'affronter une seconde fois dans l'aventure,
ou la plante 42 qui aime à se délecter de votre sang tel un Gérard
de sa Kro devant télé-foot (s'cusez, j'm'emporte !). Egalement au
programme, une araignée encore plus gigantesque que les autres et le boss
final, le Tyran. Les ennemis sont vraiment effrayants et tous bien pensés.
Applaudissements SVP.




Quelques ennemis
Donc...
Le jeu se termine
entre 3 et 4 heures pour un bon joueur. Si la difficulté est raisonnable
au début, des l'apparition des Hunters (vers la seconde partie du jeu)
il va falloir lutter sévère ! Plusieurs fins sont disponibles selon
votre manière de jouer et le perso choisi. Resident Evil possède
une ambiance unique qui lui donne toute sa saveur, mélange de peur
(énormément de grosse frayeurs), de stress mais aussi de fun immense
lui même engendré par la tension que ressent le joueur. Personnellement,
c'est la seul série à me procurer ces sensations (les Silent Hill
me font moins peur).L'atmosphère magnifique est renforcée par une
bande son grandiose, les morceaux installent et reflètent en même
temps toute cette ambiance qui est propre à la série. Monumental
!
THE référence
!
RE a connu un succès
monstrueux (c'est le cas de le dire !) lors de sa sortie, surtout aux States et
Europe ou il fonctionna beaucoup plus qu'au Japon. Je me souviens que la surprise
fut de taille en France ou il fut lancé en pleines vacances d'été
(période plus faible en termes de vente de jeux (NdL : Vaut mieux jouer
pendant les cours, ouais)), ce qui ne l'empêchera pas de réaliser
un carton inhabituel pour cette période de l'année. Autre souvenir
assez fort, le 100 % que lui accordera Joypad (qui est selon moi LE magazine de
jeux console français !) lors du test. Une note bien méritée
car elle est proportionnelle à la claque de l'époque.
La censure, c'est
pas cool.
Capcom sortira quelques
temps plus tard, Resident Evil Director's Cut, qui "se dit" être
la version non censuré de RE. Et là, ça se gâte ! La
vraie version non censurée, ce sont les Japonais qui l'auront, les ricains
se voyant attribuer une version toujours aseptisée ou seule l'intro du
jeu n'est pas coupée, et nous pauvres européens que nous sommes
hériterons d'une version toujours censurée intégralement. Cependant, dans cette version il ne manque presque
rien, la censure ne consistant qu'à quelques scènes coupées
durant l'intro et deux fin ou l'on vois Chris fumer. Durant
le jeu, lors de votre première rencontre avec un zombie, celui-ci dévore
Kenneth (des S.T.A.R.S.), dont on voit la tête rouler sur le sol lors d'une
scène cinématique : la tête qui roule a disparue de la scène.
Quand un zombie vous agrippe la jambe, il arrive parfois que votre perso shoote
dans celle-ci, et là vous n'entendez que le bruit de la tête qui
rebondit contrairement à la version japonaise ou l'on voit bien la tête
valdinguer dans tout les coins. Pas de quoi fouetter un zombie, bien sur, mais
c'est un peu bête et on voit bien que les temps ont changé quand
un jeu comme Silent hill 2 (culte, cela dit au passage), malsain comme
jamais un soft ne l'a été, n'est pas censuré (contrairement
au premier Silent qui fut affublé d'une censure plus importante que RE
lors de sa sortie par chez nous).
Mais Resident Evil
Director Cut's présente plusieurs points majeurs (surtout quand on connaît
l'original) comme des prises de vues différentes sur énormément
de décors, des ennemis placés différemment ainsi que des
objets, de nouveaux costumes et le mode facile qui correspond au niveau de difficulté
du RE japonais initial, nommé Bio Hazard là-bas. D'ailleurs, en
ce moment je me refais une sauvegarde à Director Cut's. En fait je rejoue
régulièrement à tout les épisodes de la série
!
Resident Evil
/ Bio Hazard
Bio Hazard
est le nom de RE au japon. C'est la branche américaine de Capcom qui décida
de renommer le jeu après avoir vu son contenu. Sur leur demande, Shinji
Mikami et son équipe réalisèrent une version plus difficile
pour que RE soit loué et donc mieux vendu par la suite (la location de
consoles et de jeux vidéos est une pratique courante aux États-Unis),
la version jap pouvant être terminée sans trop de peine.
Les suites...
En 1997, Resident
Evil 2 débarque sur Playstation et ce fut un grand moment pour moi
car c'est mon épisode favori de la série. Deux perso sont jouables
(Claire Redfeild et Léon S. Kennedy ) avec deux scénarios
pour chacun, le commissariat de Racoon City comme lieu d'investigation, une amélioration
graphique fulgurante, une bande son magnifique, une ambiance enivrante et de très
grosses frayeurs, bref... INDISPENSABLE !

1999 est l'année
de la sortie de Resident Evil 3, toujours sur Play, le moins bon à
mon goût car trop arcade.
Il reste quand même un grand jeu ! C'est
aussi le grand retour de Jill, l'héroïne de ce troisième
opus qui se déroule dans les rues de Racoon, beaucoup de décors
extérieurs (très bon point), une jouabilité améliorée
et une réalisation encore revue à la hausse.

Resident Evil
: Code Veronica arrive sur Dreamcast en 2000 et inaugure le passage à
la 3D de la série. Un très grand RE qui met en scène de nouveau
Claire Redfeild toujours à la recherche de son frère Chris.
Le jeu se déroule sur une île en Europe. Scénario, ambiance,
réalisation, tout est grandiose ! Il est aussi le plus long (le plus gore
aussi) de la saga et comporte de nombreux passages clins d'œil pour les fans (dont
un manoir ressemblant à celui du premier volet). Un classique. Une version
PS2 sortira plus tard sous le nom de Resident Evil : Code Veronica X avec des
petits changements et quelques révélations de plus.

Conclusion : Et
demain ?
Bio Hazard Rebirth
(Resident Evil 1, entièrement refait) est attendu pour Mars 2002 sur GameCube
et il faut se préparer à un séisme enormeuuuuuuu tant
ça va être extraordinaire ! Je vous conseil de voir les vidéos
qui circulent sur le net, vous allez voir !!!

Nous avons appris
il y a plusieurs mois de cela que la série Bio Hazard serait dorénavant
une exclusivité GameCube. Si tout se passe bien, après Bio Hazard
Rebirth devrait suivre RE 2 et RE 3 (ces versions ne seront pas retravaillées,
elles ressembleront, je pense, aux adaptations lissées sur Dreamcast) puis
Code Veronica. Bio Hazard Zero
(se déroulant avant le premier et qui devait sortir initialement sur
N64), dont la vedette serait Rebecca Chambers (de RE 1) ainsi que Bio
Hazard 4 sont attendus sur la console de Mario. Un épisode sur GameBoy
Color (!!!) est attendu aussi. Que d'émotions pour les années à
venir !
J'ai ommis de parler
des Survivors (shoot à la première personne dans l'univers des RE)
mais ils sont assez moyens et donc, voila quoi !
Pour conclure, que
vous soyez console ou PC, jouez aux Resident Evil ! Vous ne le regretterez pas
et comme je dis, il le faut pour sa culture de joueur. Une série aussi
extraordinaire ne se manque pas ! Je vous met ci dessous sur quelles machines
sont sortis tout ces chef-d'œuvres.
Resident Evil
: Playstation, Saturn, PC
Resident Evil Director Cut's :
Playstation
Resident Evil 2 : Playstation,
Dreamcast, N64, PC
Resident Evil 3 : Playstation, Dreamcast,
PC
Resident Evil Code Veronica : Dreamcast,
PS2
Voici quelques adresses à ne pas manquer sur RE, mention spéciale
pour Survivhor, je n'ai jamais vu un jeu autant décortiqué
sur le web ! Le site ultime sur la série de Capcom, prodigieux ! Moi qui
suit un grand fan de RE, j'y ai appris pas mal de choses (note : la survie de
ces liens n'est pas vérifiée).
www.survivhor.com
http://residentevilfr.free.fr/
http://www.planetps2.com/biohazardextreme/index_ie.php
http://www.residentevilfan.com/
Bruno