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- STAR WARS - DARK FORCES
Année : 15 Février 1995
Systèmes : PC, PSX
Développeur : Lucasarts
Éditeur : Lucasarts
Support : CD-Rom |
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Dans
la plus grande tradition des jeux LucasArts, Dark
Forces s'embellit de superbes... |
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cinématiques
mêlant dessins pastels et modélisations
troidées... Sublime ! |
Rien
que de l’évoquer, celui-là, j’en
ai des frissons. Alors qu’en ce début d’année
1995, on ne pensait qu’à la sortie récente
de Doom II, encore
sous le choc de l’expérience interdite renouvelée
par ID Software, voilà que débarque quatre mois
plus tard, sans prévenir, l’outsider, le champion
de chez Lucasarts : Dark Forces. Adeptes
de Star Wars, réjouissez-vous : une tuerie dans le
domaine des FPS vient faire sa loi !
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Tandis
que Jan s’envole, Kyle part pour une mission
infiltration. |
Mais
les forces de l’Empire ne sont jamais très
loin ! |
Tout
le monde, même les moins pratiquants de la religion
Star Wars, connaissent les évènements qui se
sont déroulés dans l’épisode IV
(Un Nouvel Espoir), où la Rébellion annihile
de justesse une arme dévastatrice qui a failli donner
l’avantage final à l’Empire : l’Etoile
Noire. En revanche, peu de personnes savent de quelle façon
les rebelles en ont récupéré les plans.
Et c’est ce que nous propose de revivre la première
mission de Dark Forces, en assumant le rôle de l’espion
mercenaire Kyle Katarn, qui part jouer les barbouzes au sein
d’une base impériale lourdement gardée.
Au prix de quelques acrobaties, celui-ci va parvenir à
subtiliser les précieux renseignements, ce qui lui
donnera l’occasion d’avoir un entretien privé
avec le leader charismatique des insoumis, Mon Mothma. Cette
dernière va lui proposer de rejoindre les rangs de
la Rébellion, afin de prouver sa valeur en partant
retrouver la trace d’un espion disparu, qui détient
des informations sur un infâme projet impérial
visant à créer une armée de Dark Troopers,
des super soldats.
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Briefing
spécial de la part de Mon Mothma en personne. |
Vous
ne trouvez pas qu’il a des faux airs d’Harrisson
Ford ? |
Kyle
Katarn doit donc, au long de quinze longues missions, déjouer
la menace qui pèse sur ses alliés, en s’infiltrant
au sein de diverses places fortes, et en remplissant de nombreux
objectifs variés, tels que poser une bombe, retrouver
un objet, délivrer le fameux informateur Crix Madine…
Les niveaux ne se cantonnent plus à l’activation
du sacro-saint interrupteur final, mais demandent au joueur
de s’impliquer dans une logique scénaristique
; la sortie n’est donc plus forcément la direction
à prendre. Kyle débarque la plupart du temps
aux abords des enceintes gardées, déposé
par Jan, équipière de choc et pilote hors-pair,
qui part l’attendre au point de repli. Le maître
mot de Dark Forces est donc l’immersion
du joueur dans une fantastique aventure, où tous les
détails qui construisent l’ambiance comptent.
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Les
probe droids, à blaster de loin de préférence. |
Vive
les égouts d’Anoat, la planète
poubelle. |
Le
menu des réjouissances est copieux : depuis les bases
impériales de Danuta et de Orinackra, en passant par
les systèmes de traitement des eaux usées d’Anoat,
les falaises de Fest, la chaleur des mines de Gromas, les
glaces de Anteevy, les bas-fonds de Nar Shaddaa, un passage
dans la gueule du loup sur Coruscant, et même sur le
Super Star Destroyer Executor, pour finir sur le vaisseau
impérial Arc Hammer, Kyle ne va pas s’ennuyer.
Surtout lorsque l’on découvre, à chaque
fois, que la taille imposante des infrastructures à
visiter nécessite une consultation régulière
du plan qui s’affiche en surimpression (très
pratique). Les bases sont gigantesques, elles doivent bien
faire chacune deux fois la taille d’un niveau de Doom
! Se repérer n’est pas chose facile, et trouver
aussi bien le passage principal que les caches secrètes,
extrêmement bien planquées, devient très
souvent un défi pour le joueur. Les plus petits corridors
ou promontoires côtoient des salles aux proportions
démesurées ; le level design est à la
fête, le travail est soigné.
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Une
arme loufoque mais inutile. |
Gaffe
aux hauteurs ! |
Et
n’allez pas croire que Dark Forces
officie dans la visite de musée, car ici, le petit
personnel a une façon bien à elle d’accueillir
les nouveaux venus, à coups de salve laser si possible.
Quelques fameux représentants des forces belliqueuses
de l’univers Star Wars s’emploient à abattre
notre sympathique héros : stormtroopers, gardes et
gradés impériaux, droides sondes et droides
de torture, sphères d’entraînement, gardes
gamorréens, Grans, Trandoshans, Dianogas, Kell Dragons…
sans compter nos fameux Dark Troopers, plus un invité
surprise particulièrement pénible. Les fans
seront ravis, le casting est très représentatif
de l’univers Star Wars. Tout ce petit monde débarque
bien souvent en masse, dans des endroits où la riposte
n’est pas toujours aisée. L’environnement
se veut lui aussi hostile, à coups de vase toxique,
de tourelles de défense, mines à détection
de mouvement, crevasses en tout genre, tapis roulants couplés
à des masses d’écrasement… Il est
nécessaire de faire extrêmement attention aux
dangers du terrain, omniprésents.
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Crix
Madine, une guest-star du Retour du Jedi, qu’il
faudra délivrer. |
Des
faux airs de la planète Hoth ? Ce stormtrooper
garde nerveusement la clé bleue. |
Mais
Kyle est un spécialiste des missions suicides, et ses
compétences de close combat mêlées à
ses aptitudes aux tirs en font un guerrier d’exception.
Pas moins de neuf armes sont disponibles tout au long du jeu,
depuis le Modified Bryar Blaster Pistol, le Stormtrooper Laser
Rifle, les grenades thermiques, mais aussi des objets plus
originaux comme le Jeron Fusion Cutter et ses quatre canons,
les mines, ou encore le très efficace Concussion Canon,
le
Mortar Gun (oui, du mortier) et l’Assault Cannon, qui
cache quasiment la moitié du champ de vision. Et là
où se démarque une fois de plus Dark Forces
de ses prédécesseurs, c’est dans la présence
d’un tir secondaire pour chacun d’entre eux !
Ainsi, par exemple, le Jeron Fusion Cutter tire en temps normal
ses projectiles un à un ; en tir secondaire, les quatre
canons sont mis à contribution simultanément.
Je vous laisse découvrir les autres possibilités
de cette option, qui modifie en général la cadence
et la précision des armes. A la manière d’un
Sam Fisher, Katarn dispose de quelques accessoires, comme
la lampe de poche, la vision de nuit, ou les bottes à
crampon pour les terrains glissants. Pour la protection physique,
rien de tel que le bouclier d’énergie, qui absorbe
tous les tirs.
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Sale
temps pour les espions rebelles… |
Ce
garde gamoréen ne m’a pas vu, c’est
ma chance. |
Kyle
est également un athlète accompli, puisque contrairement
à son compère à la combinaison verte
trop lourde qui l’empêchait de décoller
les pieds du sol, ou de plier les genoux (ou bien était-ce
à cause de la gravité trop forte de Phobos et
Deimos ?), notre héros est à même de pratiquer
le saut en longueur, indispensable pour certains passages
à flanc de falaise, ou de se baisser pour se glisser
dans des conduits bien étroits. Mais il n’est
pas invincible pour autant, puisqu’une chute trop importante
inflige parfois des blessures, mais conduit bien souvent à
la mort immédiate. Pas grave, me direz-vous, il suffit
de relancer une sauvegarde ? Que nenni, Lucasarts, dans un
grand élan de sadisme, a décidé de ne
pas proposer cette option, et d’obliger le joueur à
mener chaque mission d’une traite. On fait moins les
malins, n’est-ce pas ? Ici, le moindre faux pas ou les
assauts trop hardis conduisent à la perte d’une
vie, option trop rare à dénicher pour les gaspiller.
Néanmoins, en cas de mort, le joueur réapparaît
à un point assez proche de là où il s’était
arrêté. D’autre part, il est possible de
choisir le niveau de difficulté de chaque mission.
Comme quoi tout s’arrange : en l’occurrence, l’idée
de risquer réellement la vie du personnage à
chaque saut périlleux donne l’assurance d’un
enjeu toujours élevé, et balaye du revers de
la souris les adeptes de la ‘Quick Save’ à
outrance.
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Il
ne manquait plus que Jabba the Hutt. |
Il
vous jettera volontiers en pâture à ses
dragons Krell. |
Même
si, graphiquement, il n’y a pas d’évolution
flagrante de la part de Dark Forces, avec
une pixellisation marquée des sprites et des textures,
assez ternes et monochromes malgré quelques effets
lumineux de bon aloi, on notera la présence d’objets
troidé animés qui impressionnent, tels que le
vaisseau de Jan qui s’envole en début de mission,
les TIE Fighters qui décollent de l’Arc Hammer,
ou encore des plates-formes mouvantes aussi bien sur le plan
horizontal que vertical. A la manière d’un Ultima
Underworld, Dark Forces propose
au joueur de baisser ou de remonter le champ de vision. On
est encore loin de la liberté de mouvement d’un
FPS moderne en troidé, mais l’option peut de
révéler salvatrice. L’autre innovation
technique, c’est la présence de superposition
verticale des certains niveaux, capacité technique
impossible pour le moteur d’ID Software, mais qui était
également présente dans le jeu de rôle
dynamique d’Origin.
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J’adore
les gros lance-grenades ! |
Quoique
les canons à concussion…c’est pas
mal non plus. |
Et
comment pourrait-on oublier les mélodies Midi de Dark
Forces, avec des thèmes musicaux qui ne sont
pas tirés des flims, qui collent vraiment à
l’action, et qui, comme toutes les bonnes musiques de
jeu, se sifflent encore des années plus tard ! Les
scènes cinématiques sont accompagnées
de voix digitalisées, ainsi qu’au cours de l’action,
aussi bien de la part des ennemis qui somment Kyle de se rendre,
ou bien de Jan qui donne ses instructions. Encore une fois,
c’est l’ambiance qui y gagne énormément.
Le jeu a été adapté sur Mac, de façon
très fidèle, et sur PSX ; cette dernière
conversion n’a rien d’exceptionnel, puisqu’elle
ne bénéficie pas d’améliorations
particulières, et ne tirent absolument pas partie du
support. Il y a un certain ratage technique, les contrôles
au pad n’arrangeant rien à l’affaire.
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Une
arme redoutable, mais qui laisse un énorme
angle mort. |
Les
angles de vues sont orientables en hauteur, un must
! |
Dark
Forces
est, pour tout ça, une réussite totale, un incontournable
aussi bien dans le domaine des jeux Star Wars que dans les
Doom-like, qui a apporté sa contribution technique
à l’évolution du genre, mais qui, surtout,
procure des sensations inoubliables. In-con-tour-nable, vous
dis-je !
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