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- DARK FORCES II : JEDI KNIGHT
Année : 1997
Systèmes : PC
Développeur : Lucasarts
Distributeur : Lucasarts
Support : CD-Rom |
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De
l’introduction jusqu’au dénouement
final, le jeu éblouit le joueur par ses scènes… |
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…cinématiques
de toute beauté. L’immersion dans l’univers
Star Wars est immédiate… |
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…et
l’on a vraiment l’impression d’assister
à la suite de la saga Star Wars. |
Pour
être sincère, je m’attendais à une
simple suite de l’excellent Dark
Forces ; a la manière d’un Doom
II, avec de nouvelles maps, deux ou trois sprites
de plus, et, si on a de la chance, une arme toute neuve. Mais
en deux ans, le monde des FPS, pourtant si jeune, a connu
sa plus grande révolution : le passage à la
vraie troidé. Alors, sur les traces de Quake,
Lucasarts décide d’emboîter le pas à
ID Software, et de nous offrir ce qui reste probablement encore
de nos jours l’un des plus beaux titres de la série
Star Wars : Jedi Knight.
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Il
n’est pas bô mon vaisseau ? |
Des
perspectives hallucinantes. |
Sous-titré
à juste titre Dark Forces II, Jedi Knight
poursuit le récit des tribulations de Kyle Katarn,
l’homme de main de la Rébellion qui se retrouve
à nouveau dedans jusqu’au cou. A la recherche
d’informations sur l’assassinat de son père,
un Jedi, Kyle manque de se faire piéger par un droide
particulièrement retors, 8T88, qui collecte des informations
sur la vallée perdue des Jedi pour son maître,
Jerec, un lord Sith de la pire espèce qui voit dans
ce lieu sacré le moyen d’accroître sa puissance
de façon absolue. De là à voir un lien
entre la mort du père de Kyle, et la soif de pouvoir
de Jerec et de ses sbires initiés eux aussi au côté
obscur de la Force…
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Les
probe droids sont toujours de la partie. |
Et
voilà des mynocks ! Ces bestioles bouffent
les câbles électriques. |
Mais
il s’avère rapidement que les talents et les
aptitudes de Kyle sont liés à la Force, et que
notre commando préféré possède
toutes les caractéristiques du Chevalier Jedi, ce qui
ouvre la voie à de nouvelles possibilités de
jeu, que Lucasarts a su parfaitement exploiter. L’expérience
commence tout naturellement avec l’apprentissage de
l’art du sabre laser, qu’il faudra d’ailleurs
aller récupérer chez le père de Kyle,
au cours des premières missions. La prise en main n’est
pas immédiate, tout le jeu est articulé autour
de la notion d’évolution.
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Le
concussion cannon, du bourrinage à l’état
brut. |
Même
pas peur de l’AT-ST ! |
Le
sabre laser, arme symbolique et puissante si l’en est,
présente de nombreux avantages : d’une efficacité
redoutable, puisque non seulement elle tranche l’ennemi
en un coup, mais elle ne consomme aucune munition. Il devient
donc relativement vite naturel de mettre en place une véritable
stratégie de gestion de cartouches, en se servant des
blasters pour les cibles éloignées, et en sabrant
les ennemis accessibles au corps à corps. Si ces derniers
dégainent les premiers, le sabre laser, s’il
est bien mis en garde, peut renvoyer les tirs, servir ainsi
de mince bouclier, et permet même, dans les grands moments
de mouleshots (terme usité classiquement dans Counter-Strike,
mais qui prend source, entre autres, dans Jedi Knight),
d’abattre tout intervenant placé sur le chemin
du tir renvoyé ! A noter que certains murs renvoient
également les salves de blasters, à utiliser
à bon escient.
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Voilà
ce qui arrive lorsque l’on sombre totalement
dans le côt obscur. |
Sacré
Jerec ! Toujours à faire le mariole. |
Ceux
qui ont fini Dark Forces
ne seront pas dépaysés par le reste de l’inventaire,
qui réutilise l’ensemble des armes proposées
dans le premier volet : Pistolet Bryar modifié, fusil
Blaster, Concussion Canon... On accueillera avec plaisir un
nouveau modèle de lance-roquettes, l’arbalète
blaster, ainsi que les mines. Vision infra-rouge et lampe
torche sont toujours de la partie, ainsi que les indicateurs
de bouclier, santé et munitions situés au bas
de l’écran. On y trouve d’ailleurs un nouvel
élément de couleur rouge, qui mesure quoi, à
votre avis ?
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Dès
le premier niveau, les ennuis commencent. |
Et
cela ne s’arrange pas par la suite ! |
La
Force, bien sûr ! A partir du moment où Kyle
devient sensible à la Force, sa capacité à
la canaliser est mesurée par cette zone rouge. Par
ailleurs, des pouvoirs, neutres pour commencer, vont être
disponibles au fur et à mesure : le Force Speed permet
de pousser une pointe d’accélération brève
mais intense ; le Force Jump, qui provoque des sauts d’une
hauteur impressionnante ; le Force Pull, avec lequel Kyle
peut ramasser n’importe quel objet à distance
; et enfin, le Force Seeing, qui donne temporairement la vision
de nuit, permet de voir les éléments invisibles,
et protège du sort Blind (Dark Side). Mais le plus
intéressant réside dans la pitite barre située
en-dessous des pouvoirs de Force disponibles, et qui mesure
tout simplement l’alignement de Kyle, et dont la position
est déterminée en fonction de ses actions !
Si vous vous comportez dignement, en évitant soigneusement
d’occire tout passant lors des combats, Kyle brillera
du bon côté de la Force. Si, au contraire, vous
prenez un malin plaisir à flinguer tous les droides
et civils qui sont sur votre passage, Kyle passera à
coup sûr du côté obscur. De plus, jusqu’au
niveau 15 du jeu qui en comporte 21, il est possible de choisir
des pouvoirs clairs ou obscurs. Passé ce niveau (dont
je ne révèlerai ni le contenu ni le dénouement
!), l’alignement atteint déterminera définitivement
le comportement du héros dans la Force, perdant au
passage les pouvoirs qu’il détenait éventuellement
de l’autre côté, ouvrant le choix à
tous ceux du côté choisi, et affectant les scènes
cinématiques, objectifs et bien entendu la fin du jeu.
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On
peut abattre le garde d’aussi loin, c’est
possible. |
Les
jumeaux, un des combats les plus durs du jeu. |
La
Force fait donc partie intégrante de Jedi Knight,
et les pouvoirs qu’elle apporte sont primordiaux au
déroulement du jeu. Les pouvoirs clairs sont axés
sur le soin, l’invisibilité, l’aveuglement,
la protection contre le côté obscur et l’invincibilité.
Les pouvoirs obscurs, eux, font la part belle à la
destruction par tous moyens : lancer d’objet, grip (le
truc qui pète la pomme d’adam, là), éclairs,
boules de feu, et vision de mort. Le cinquième pouvoir
est disponible de chaque côté si le joueur n’a
jamais sélectionné de pouvoir de l’autre
côté de la Force depuis le début de la
partie. A propos, comment les sélectionne-t-on ? En
attribuant des étoiles de Force à chacun d’entre
eux, étoiles gagnées généralement
en complétant chaque niveau, mais également
en trouvant tous les passages secrets. Fans de Tomb
Raider, accros de Wolfenstein
3D, maniaques des planques à bonus, réjouissez-vous
: Jedi Knight se complaît dans le thème,
et contient non seulement un nombre important de caches à
découvrir, mais la plupart d’entre elles sont
disposées de telle façon que l’on ne peut
les voir qu’au bout d’une dizaine de passages.
Les designers ont tiré parti des jeux d’ombres,
d’angles, et de hauteur (voire même carrément
de cloisons à exploser) pour créer des trompe-l’œil
qui masquent à merveille les dits passages secrets.
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Kyle
peut sombrer du côté obscur. Terrifiant,
mais si jouissif ! |
Crapule
de Jerec, si je te retrouve… |
Mais
tout ça ne constitue pas l’essentiel du jeu.
Le cœur même de Jedi Knight se
situe, comme Dark Forces,
dans les combats contre les forces impériales. Les
sempiternels Stormtroopers, gardes et gradés impériaux
font toujours partie du menu fretin ; aliens en tout genre
viennent renforcer les rangs des ennemis à abattre,
avec des gardes gamoréens, méduses, Trandoshans,
Rodians, Tuskens, Mynocs, sans compter les droïdes...
Et même les véhicules les plus impressionnants
de l’Empire ! Mais la trame de l’histoire se concentrant
principalement sur Jerec et ses sbires, Kyle va devoir abattre,
un à un, tous les Jedi obscurs de main de l’infâme
en combat singulier. Mieux vaut avoir bien travaillé
le sabre et ses pouvoirs de Force, parce qu’ils ne sont
pas évidents à défaire, avec une mention
spéciale pour les jumeaux Gorc et Pic, et bien sûr
Jerec.
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Je
HAIS les méduses. |
Attention
les gars, j’arrive ! |
Avec
un tel système de jeu, il aurait été
dommage que le moteur ne suive pas. En l’occurrence,
j’aurais presque tendance à affirmer que la technique
surpasse le fond de Jedi Knight, tant les
programmeurs de chez Lucasarts ont bossé l’environnement
troidé de leur bébé ! Si les niveaux
de Dark Forces
impressionnaient déjà par leur taille et leur
qualité, ceux de Jedi Knight sont
tout simplement vertigineux, au sens propre comme au sens
figuré. Les perspectives sont hallucinantes, les hauteurs
parcourues filent les jetons, rarement l’impression
du vide n’aura été aussi bien rendue.
Dès le premier niveau, le joueur est confronté
aux vertiges de la ville, et ce n’est qu’un avant-goût
des précipices qu’il faudra franchir par la suite
; des passages sous-marins procurent également des
sensations très réalistes, ainsi que des expériences
de vol par soufflerie, et même une échappée
folle d’un vaisseau voué à l’écrasement,
et qui part littéralement en vrille.
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Bon
courage pour atteindre la porte sans se vautrer en
contrebas. |
C’est
si bô, un AT-AT… |
En
un mot comme en cent, le moteur troidé de Jedi
Knight est une merveille technique, et dont les prouesses
n’ont pas démérité, même
face aux dernières cylindrées, tant l’environnement
est homogène. Seuls les sprites vieillissent mal, et
accusent un design un peu trop cubique. Les cartes accélératrices
troidé sont à l’honneur et sont réellement
mises à contribution, ce qui permet, encore de nos
jours, de faire parfaitement tourner le soft, et ce dans des
résolutions vraiment élevées. L’ensemble
est rapide, véloce, un vrai modèle du genre.
Les missions sont régulièrement entrecoupées
de scènes cinématiques jouées par de
véritables acteurs, un régal pour les yeux et
pour l’histoire qui s’en trouve fortement enrichie.
On pourrait s’étonner de voir Kyle barbu lors
des intermèdes, et glabre dans sa modélisation
troidé, mais qu’importe. Une licence Star Wars
ne pourrait être accompagnée par une bande son
médiocre, et là encore, Jedi Knight
nous en met plein les oreilles.
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Jen
en très mauvaise posture. |
Et
un Jedi obscur à occire, un ! |
La
cerise sur le gâteau : le mode multijoueurs ! Par câble
null modem comme par Internet, Jedi Knight
propose le fin du fin à plusieurs : match à
mort, capture de drapeau, avec un système de niveau
de puissance pour proposer des parties équilibrées,
et bien sûr l’ensemble des pouvoirs Jedi à
disposition, ces caractéristiques étant paramétrables
lors de la création du profil du personnage. Pas chiens,
les gars de Lucasarts offrent la possibilité de jouer
à deux avec un seul exemplaire de Jedi Knight,
grâce aux deux cédés que composent le
jeu.
Vous
cherchez le défaut ? Moi aussi, et je ne l’ai
toujours pas trouvé. Chaque niveau se révèle
passionnant, ingénieux, exaltant… Rarement l’identification
au héros n’aura été si aisée,
et Lucasarts,
une fois de plus, nous propose de vivre une épopée
intense et fascinante, que tout amateur de FPS, et tout passionné
de l’univers Star Wars se doit de découvrir !
»
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